Rue Lecoulteux
May 05, 2026 09:49
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Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Pour enregistrer. Alors, du coup, dans la première partie, c'est la présentation de l'entreprise et de son environnement. Donc, est-ce que tu peux présenter l'entreprise et le rôle que tu as dans l'entreprise ? OK. Juste pour que je recontextualise, Nani, ça, c'est un...
0:21
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Tu vas en faire quoi, en fait ? Dans quel cadre ? Quelle matière ? C'est le management des organisations. En gros, j'ai plein de questions à te poser. Et moi, à partir de cette question, je dois analyser tes réponses pour rendre un dossier sur la structure, comment fonctionne ton entreprise. D'un point de vue du management.
0:53
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
C'est pour moi. Merci. Donc, du coup, Duxy, je vais te faire un petit peu d'histoire parce que ça va aider à comprendre un peu pourquoi je fonctionne comme ça aujourd'hui et comment en arriver là.
1:09
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
En gros, Duxy, à la base, c'est deux associés, Thomas et moi, qui en 2016 avaient fait un constat sur la transformation digitale des organisations. Il y avait très peu d'offres pour les TPE et les PMI.
1:27
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Et donc, du coup, on s'est dit qu'on allait attaquer ce marché-là avec une offre hyper pragmatique qui permettait non pas de dire vous allez mourir si vous ne vous transformez pas, mais on va d'abord étudier clairement quel est votre besoin pour trouver la solution la plus adaptée et pas essayer de vous vendre des logiciels. Il y avait beaucoup d'arnaques en ce temps-là.
1:53
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Arnaque dans le sens vendre à tout prix et pas s'intéresser aux besoins réels des entreprises. Du coup, on a commencé à deux. Et puis, on s'est vite aperçu que les gens ne comprenaient pas vraiment ce qu'était la transformation digitale. La seule chose qu'ils comprenaient, c'était avoir un site internet pour aller chercher des clients sur le web.
2:19
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Donc, on a commencé à développer un peu plus cette partie communication. Et petit à petit, ça a pris de plus en plus d'ampleur. Donc, au départ, on ne faisait absolument pas de réalisation. On n'était vraiment que dans le conseil pur. Et mes clients m'ont dit, mais Audrey, tu nous as fait toute notre stratégie. On a créé un lien de confiance. Ça nous fait chier que tu passes la main à un prestataire à qui on doit tout réexpliquer, machin, tout ça. Et donc, on a commencé à intégrer un salarié.
2:51
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Donc en 2016 ou 2017, je ne sais plus. Et du coup, au moment où tu intègres un salarié, ça change beaucoup de choses sur le plan organisationnel. Mais ça, on reviendra sans doute après.
3:05
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Et donc, petit à petit, Duxy s'est développée et mon associé a quitté l'entreprise en 2019 pour des raisons perso. Et du coup, j'ai décidé de continuer toute seule. J'ai complètement supprimé la partie conseil en système d'information et j'ai pivoté l'activité uniquement sur la partie conseil.
3:30
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Je ne peux pas le détail des évolutions. Aujourd'hui, Duxy, c'est une agence de communication dont le slogan, c'est l'agence qui vous apprend à vous passer d'elle parce qu'on est hyper vigilants à ce que nos clients soient indépendants et autonomes dans le pilotage de leur communication.
4:05
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
On travaille aussi l'intégration de la fonction communication dans l'entreprise. On regarde comment fonctionnent les process. On fait un audit de compétence pour savoir qui peut faire quoi. Et on essaye de faire en sorte d'embarquer des équipes dans le projet COM.
4:21
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Donc, on essaie de trouver des ambassadeurs, on les forme, on les fait monter en compétences pour qu'ils deviennent le plus autonome possible dans le pilotage de leur com'. Ok. Ça va, c'est clair ? Oui, c'est clair. Je ne sais pas si tu as des questions. Du coup, à l'heure actuelle, vous êtes combien de salariés dans l'entreprise ? À l'heure actuelle, on y est deux. Donc, il y a effectivement moi et Massimo.
4:51
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Et on a été jusqu'à 6 en 2024.
5:01
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Et du coup, ce qui a fait qu'on a réduit la voilure, c'est que j'ai eu un gros conflit avec l'un de mes plus gros clients. Et je suis sortie très vite, sauf qu'il représentait au final 60% de mon chiffre d'affaires. Donc tu prends des décisions. Quand tu fais ça, tu en assumes les conséquences derrière.
5:33
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Mais du coup, aujourd'hui, on est deux. Et c'est un peu l'année décisive, si tu es cette année. Ok. Parce que du coup, toi, tu occupes la position de dirigeante et de manageuse. C'est ça. De toute manière, dans les petites boîtes, autant te dire que tu as à peu près toutes les casquettes.
5:57
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Tu as la casquette de direction d'entreprise, tu es la RH, tu es la juriste, tu es l'infirmière, tu es la manageuse, tu as toutes les casquettes. Est-ce qu'il y a un organigramme dans l'entreprise ? Non.
6:22
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Ça reviendra après à la structure, le type de structure qu'on a voulu mettre en œuvre. Mais non, dans les petites boîtes comme ça, même quand on était six, il n'y avait pas de personnes intermédiaires entre les équipes et moi.
6:44
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
On est plutôt dans une organisation horizontale où chacun a son rôle. En fonction des projets, il y en a un qui prend le lead du projet et du coup, il organise la mission avec les autres. Mais chacun pouvait être chef de projet d'un projet. Il n'y avait pas le supérieur hiérarchique de machin.
7:12
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
On va dire qu'en tant que dirigeante, j'étais la supérieure hiérarchique de tout le monde. Mais en dessous, il n'y avait pas de supérieure hiérarchique intermédiaire. C'était vraiment collaboratif. Exactement. En gros, sur le pourquoi j'ai créé une entreprise, j'aurais pu créer une entreprise dans n'importe quoi.
7:39
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Le sujet qui m'anime, ce n'est pas tant ce que je fais, c'est comment je le fais. En gros, mes parents étaient plutôt salariés de la basse échelle, ceux sur qui on crie un peu dessus et on traite un peu comme des merdes. Et quand j'étais petite et ado, je me suis toujours promise que...
8:05
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Je voulais montrer qu'il était possible d'avoir une entreprise rentable et qui respectait ses équipes. Et donc, j'ai construit Duxty avec ça. Et donc, ma conviction, c'est d'avoir une structure pyramidale, hyper-hierarchique avec le sous-chef, le sous-sous-chef, et puis voilà. Ça ne permet pas un épanouissement...
8:31
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
au top des personnes, parce que tu enlèves du pouvoir à celui qui est tout en bas, en fait. Et pour moi, d'avoir une zone d'autonomie, de salariés, de les intégrer, de les écouter, de les entendre, et que chacun puisse amener ses propositions, ses réflexions, de pouvoir accéder à la stratégie de l'entreprise, etc. Tout ça, pour moi, c'est hyper important. Ça contribue au bien-être des équipes d'entrepreneurs.
9:04
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Ça répond un petit peu à ma prochaine question parce que j'allais te demander quel est le type de structure adoptée par l'entreprise. Effectivement, il y a fonctionnel matriciel. Comme on est une petite organisation, on va dire qu'on essaye de... Le matriciel, si j'ai bonne mémoire, il n'y a pas vraiment de direction. Je crois que c'est le système le plus...
9:29
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
le plus décentralisé qu'il existe. Je pense qu'on est peut-être encore sous quelque chose d'hybride. Il y a moins la direction, et ne serait-ce que parce que dans la répartition du capital, j'ai 99% du capital de double psy. Donc voilà. Ça dit qu'il prend les décisions quand ça part en cacahuète, en gros. Mais dans les faits, tu connais le modèle des scopes ? Non, du tout.
10:00
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Les scores, c'est des entreprises qui fonctionnent en mode coopératif. Et du coup, ça part du principe que tu as un humain, une voix, et peu importe ce que tu fais dans l'entreprise. Et en gros, dans Dooxy, à un moment, j'aurais pu faire le choix de basculer le modèle vraiment juridique vers ce type de structure. Ce qui a fait que je ne l'ai pas fait, c'est que c'est moi qui ai créé Dooxy.
10:29
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
J'ai pris tous les risques et puis j'en prends toujours et je prends beaucoup sur ma personne. Et que dans le modèle de Scope, ce qu'il est possible de faire, c'est qu'au bout d'un moment, si la majorité des gens disent le dirigeant, il dégage, le dirigeant, il dégage. Et ça, psychologiquement, pour moi et mon égo, ce n'est pas possible que je me fasse virer de ma boîte. Oui, je comprends.
10:56
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Mais du coup, je pense que si tu crées ta boîte comme ça dès le départ, c'est autre chose. Nous, on ne l'avait pas fait comme ça, donc voilà. Mais si tu veux regarder comment fonctionne une scope, Duxy fonctionne comme ça. C'est-à-dire que quand je fais des choix stratégiques, c'est toujours avec les équipes.
11:18
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Et on parlera du process de recrutement, parce que j'ai vu qu'il y avait une question sur comment on s'assure d'intégrer les nouvelles personnes. Surtout qu'en plus, on a un modèle particulier, on est 100% à distance, donc ça a encore plus d'importance. On va dans la coopération partout, sur tous les sujets. Les équipes sont consultées.
11:48
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
OK. Alors, la prochaine petite question, c'est quels sont les facteurs de l'environnement qui impactent ou influencent le plus l'organisation ? On a eu un sujet à traiter, mais que je savais un peu dès le départ à l'embauche. C'est la maladie. La maladie, pour le coup, Gladys était une personne qui avait une grosse pathologie.
12:22
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Pour le coup, d'autant plus sur une petite équipe. Ça a été hyper compliqué à gérer parce qu'on ne savait pas trop quand ça allait péter. On avait peur de la mettre trop sous stress. Donc une partie de l'équipe prenait sur elle certains éléments pour la protéger. Donc ça a créé des tensions.
12:51
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Et du coup, elle, elle ne faisait pas suffisamment attention à sa santé. Et du coup, on était toujours inquiets pour elle, etc. Et ça, ça a eu beaucoup, beaucoup d'impact sur l'organisation, sur les équipes. Je crois que ça a été le facteur qui a beaucoup impacté.
13:13
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
le quotidien de Duxy. Les facteurs extérieurs, bon, bah, les crises. L'avantage pour nous, la période du Covid, c'est qu'on était déjà prêts en télétravail, donc on a été peu impactés. Mais effectivement, toutes les crises qui viennent impacter les entreprises, forcément, ça transforme.
13:35
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
aussi potentiellement l'organisation, l'arrivée d'un enfant. Pareil, ça bouscule, ça change les priorités. Pour une entreprise, quand tu parles de factores, parce qu'après, on peut faire un pestel, mais du coup, après, bien sûr, le cadre juridique. Quand il y a une nouvelle loi qui impose quelque chose de mettre en place, quelque chose de particulier pour les équipes,
14:07
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Ça vient nous impacter, la réglementation, évidemment. Je réfléchis sur l'organisation, les besoins de clients. Par exemple, nous, quand on nous demande du présentiel, ça implique une organisation particulière, parce qu'on n'est pas tous au même endroit. Là, on n'est que deux. Et pourtant, moi, je suis à Macron. Massimo, il est à tous les coins, dans le nord, côté de l'île. Ah oui, effectivement, il est loin.
14:37
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
On est loin, ouais. Ça a été un coup de cœur professionnel pour lui et pour moi quand on a fait le process. Et on s'est dit, bon, on est loin, ça fait chier, mais on trouvera une solution parce que ça a fité, en fait. Mais effectivement, c'était pas l'intention première. Donc oui, pour Duxy, le lieu de recrutement, même si on est en...
15:01
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
impacte l'organisation parce que pour créer du lien, on a des team building trimestriels. Donc tous les trimestres, l'équipe se retrouve pour pouvoir apprendre à se connaître autrement, faire un point business, etc.
15:19
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Et du coup, forcément, les lieux géographiques des uns et des autres, ça va impacter à la fois le lieu où on va faire mon séminaire, mais aussi les lieux où on va pouvoir envoyer les équipes chez des clients, donc les zones de prospection potentiellement. Donc, effectivement, c'est un facteur aussi pour nous. À part pour les team building, vous...
15:47
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Vous vous regroupez parfois ou pas spécialement ? Non, non, non. C'est vraiment 100% en distanciel. On est 100% en distanciel. Après, je pousse les équipes pour qu'elles aillent en espace de coworking, pour qu'elles puissent s'aérer un peu les neurones et aller rencontrer du monde. Parce qu'un des enjeux quand on est en 100% distanciel, c'est de lutter contre l'isolement.
16:17
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Et la sédentarité. Donc, du coup, chaque membre de l'équipe a un forfait espace de coworking. OK. Ça, c'est top. Oui. Alors, du coup, comment est-ce que tu qualifierais l'environnement dans lequel évolue l'organisation ? Tu dirais que c'est plutôt stable, concurrentiel ?
16:43
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Autant te dire qu'on est dans une instabilité de fou et qu'on est dans un environnement hyper concurrentiel sur la communication. Aujourd'hui, quand tu vois que ce soit les écoles de commerce, les écoles de com, déjà rien que ça. Après, tu rajoutes les BTS, les licences pro, etc. Il y a des profils communication de partout qui sortent depuis...
17:13
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Depuis 5-6 ans, j'ai l'impression que ça s'est accéléré depuis ce moment-là. Donc on arrive dans quelque chose qui est hyper concurrentiel, d'autant que tu as des très grosses agences, des petites agences, des moyennes et des petites agences, et puis après tu as les indépendants. Donc tu as non seulement une concurrence sur le volume,
17:40
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
le nombre de profils potentiellement d'agences, d'entreprises, etc. Mais tu as aussi une concurrence sur la pression tarifaire parce qu'un indépendant n'a pas les mêmes charges qu'une entreprise, donc ne propose pas les prestations au même prix non plus. Donc si tu veux, on a un peu une double concurrence. Et sur l'instabilité du marché, aujourd'hui, le réflexe des entreprises quand il y a une crise, les premiers budgets qu'on coupe,
18:15
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Voilà. Donc, on est dans une ère où on ne parle plus d'une crise. On parle de polycrise. On vit plein de crises différentes. Il y a la guerre qui m'impacte.
18:26
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
directement ou indirectement. Il y a ça. Mais il y a aussi la quête de sens au travail. Il y a des crises politiques, que ce soit au niveau local, départemental, régional ou national en France. On est dans un monde en polycrise. Donc, tout le monde serre les fesses.
18:52
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Voilà, donc ça a des impacts un peu sur plein de choses. Et la dernière fois, tu vois, je faisais une publication LinkedIn en disant je suis aussi inquiète qu'un dirigeant d'une industrie, lui, va être directement impacté par le coût de l'essence, etc., pour ses équipes, pour sa prod. Et moi, c'est pareil parce que du coup, mes clients, ce sont ces industries-là. Donc même si je ne suis pas touchée directement,
19:23
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Moi, il y a un impact derrière réel, c'est qu'ils vont couper les budgets. Et l'autre inquiétude que j'ai en tant que dirigeante d'agence de com', c'est que notre ami Trump ou les amis américains de manière globale, ils détiennent quasiment tous les outils que j'utilise pour faire mon job. J'utilise Canva, j'utilise Google, j'utilise...
19:53
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
l'intelligence artificielle, Microsoft, enfin, tous ces outils-là, je n'ai pas...
20:00
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
pas la maîtrise parfaite des données. Demain, il coupe le service. Voilà. Ou demain, Trump, il pète un câble. Il dit, je vous mets des droits de douane à je ne sais pas combien. L'Europe réplique. OK, on met 300% de frais de douane sur tous vos services numériques. Ça veut dire que potentiellement, j'aurais plus les moyens d'utiliser les outils que j'ai aujourd'hui.
20:24
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Donc ça peut mettre en péril mon activité, potentiellement. Donc aujourd'hui, je réfléchis à me sortir des outils américains, par exemple. Est-ce qu'il y a des alternatives françaises ? Il y en a plein.
20:38
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
ou européenne à minima. Et déjà, juste en Europe, ce n'est quand même pas les mêmes droits. Aux États-Unis, ils peuvent te dire tout ce qu'ils veulent. Il y a un droit supérieur aux États-Unis qui dit que les États-Unis ont le droit d'accéder à n'importe quelle donnée. Donc, il y a zéro protection. Ah oui ? Oui. OK.
21:10
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Quels sont les principaux avantages concurrentiels qui permettent à Duxy de se distinguer par rapport aux autres groupes ? C'est ce que je te disais un peu en intro. C'est finalement, déjà, on a un positionnement fort qui est, on vous apprend à vous passer de nous. Je pense qu'on est la seule agence en France à dire ça, ou pas loin.
21:35
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
On est vraiment hyper vigilants à l'indépendance et à l'autonomie des clients. Là où les business models des agences de com, c'est plutôt on va faire un logo, on ne va pas donner le fichier source parce que s'il y a une modification, il faut qu'ils nous appellent, ils payent. On va faire une plaquette, on ne donne pas les fichiers source. Comme ça, il y a une modification, ils nous appellent, ils payent. Et du coup, nous, on s'est construits contre ce modèle-là parce que...
22:01
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Quand je bossais en startup, on avait fait appel à des agences. Et du coup, je me battais. Ça me rendait dingue. Quand j'ai créé mon agence, c'était évident que tout allait ne pas se passer comme ça. Donc ça, c'est hyper différenciant. Et l'autre différenciant qu'on a, c'est que...
22:22
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
on intègre la fonction COM dans les entreprises. Donc on va avoir une dimension un peu conseil en organisation et évaluation des compétences, donc un peu RH. Et ça, j'ai pas fait un benchmark national, mais pareil, c'est assez rare pour une agence de COM d'aller aussi loin. Les autres, en fait, ils s'arrêtent à la COM.
22:51
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Nous, on fait en sorte que les entreprises s'emparent de la com en interne, on fait monter les collaborateurs en compétences, on met en place les processus pour que la circulation de l'information soit fluide en interne, pour que la com interne et externe soit meilleure. Ok, donc c'est vraiment l'accompagnement. Exactement. Ok. Du coup, ça répond à ma question suivante.
23:23
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
J'essaye de ne pas me répéter en même temps. Non, mais après, si tu as besoin de répéter la question pour voir si jamais je n'ai pas autre chose à ajouter, n'hésite pas. Ce n'est pas grave si ça se répète un peu. Ta réponse à la question était tellement complète que ça a répondu à la suivante. OK. Alors, celle d'après, c'est comment l'entreprise équilibre ses missions de conseil ponctuel et ses contrats d'accompagnement à long terme ?
23:55
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
On n'a quasiment pas de mission de conseil ponctuelle. En fait, nos clients, ils viennent parce qu'en général, ils ont besoin d'animer leurs réseaux sociaux ou ils ne savent pas par où commencer. Mais leur souhait, c'est...
24:15
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
De ceux qui viennent nous voir, j'entends, ils ont vraiment plutôt besoin de conseils au quotidien, comment animer leur réseau, comment ils doivent faire, qu'est-ce qu'ils doivent dire, etc. Ce qui fait que même si on fait une mission plan d'action, derrière, on va accompagner la réalisation. Parce qu'ils vont avoir besoin de temps pour monter en compétence et prendre petit à petit le sujet.
24:46
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Donc, en gros, nous, allez. On va dire que 70 à 80 % de notre chiffre d'affaires, c'est des contrats d'accompagnement.
25:00
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
à long terme. OK, oui. Donc, plus vraiment du long terme que du conseil qui est ponctuel. Est-ce que vous accompagnez vraiment sur la durée ? Exactement. Pour te donner des exemples concrets, là, on a un client, on va fêter nos huit ans d'accompagnement. Ah oui. Donc, la mission, elle a évolué dans le temps. On ne fait pas les mêmes choses parce qu'au départ, ils ne faisaient pas du tout de communication.
25:30
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Donc on est arrivé, on a créé une stratégie, une première stratégie de communication, puis on a commencé à les accompagner sur des trucs basiques du genre on va animer vos réseaux sociaux. Et aujourd'hui, on les a aidés à recruter une personne en interne.
25:47
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Donc, à faire sa fiche de mission, faire la fiche de poste, donner les critères de recrutement, puis après, accompagner la personne dans sa prise de poste, ses missions, etc. Et du coup, là, on travaille plutôt sur la rédaction d'articles, la personne n'a pas le temps ou pas forcément la compétence pour faire des choses. Donc, on vient compléter l'équipe.
26:16
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Le type d'entreprise qu'on accompagne, nous, c'est les TPE, PME. C'est ceux qui, à la base, n'ont pas forcément de service com. Ou s'ils ont un service com, c'est une personne. Tu n'as jamais toutes les compétences dans une personne pour pouvoir répondre à tous les besoins de la com. Donc nous, on vient renforcer les équipes en interne. Donc il y a toujours...
26:42
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Ça fait huit ans, il y a toujours des choses qu'ils ne peuvent pas faire et où on peut les accompagner. Et du coup, j'ai fait un atelier avec ce client-là il n'y a pas huit ans. Et du coup, ce client-là, c'est un groupement d'entreprises. Et du coup, j'intervenais auprès d'adhérents.
27:03
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Et du coup, Sylviane, mon contact disait, quand on a commencé avec Audrey, elle explique un peu la genèse de notre relation. Et du coup, elle dit, au moment où j'ai dit à Audrey qu'on allait commencer à réfléchir, à internaliser, je pensais que je ne savais pas comment lui dire, etc.
27:27
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Et elle explique que quand elle m'a dit ça, je me dis « c'est cool, ça veut dire qu'on a bien fait notre travail, vous avez compris l'importance de la communication, vous passez à un état d'après et si vous voulez, je vous accompagne à recruter. » Et du coup, ça, tu vois, quand on parlait d'éléments différenciants dans les agences de com, dit ça normalement à une agence de com, elle dit « ok, super, merci, salut, démère-toi pour ton recrutement, je viens de perdre un client en fait. »
27:55
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Et nous, non. Nous, on est vraiment dans le jour où vous n'aurez plus besoin de petits trous, de nous. Ça veut dire qu'on aura super bien fait notre job, en fait. Vous aurez compris l'intérêt de la communication, vous aurez investi dessus, vous serez monté en compétence et vous serez autonome. Génial ! C'est ça qu'on vise. Donc ça, c'est aussi un peu un élément différenchant par rapport aux plus grosses boîtes. Oui, clairement.
28:32
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
En tant qu'expert du conseil, comment est-ce que vous maintenez votre propre niveau d'expertise face aux évolutions rapides des méthodes de gestion ?
28:45
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
De manière très générale, que ce soit sur la com, le marketing ou peu importe, on se forme en permanence par de la lecture, déjà. Juste faire de la veille sur les nouvelles tendances et les nouveaux outils, on est en veille permanente. On s'achète des formations, beaucoup de formations en ligne, des petits contenus un peu à droite, à gauche.
29:09
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Pour monter en compétences, on se fait aussi de l'auto-formation. C'est-à-dire que si moi, j'ai appris un truc, je vais le transmettre aux autres et vice-versa. On se nourrit beaucoup entre les équipes. Et du coup, après, bien sûr, quand on a besoin d'aller approfondir quelque chose, il y a la formation derrière plus longue, plus conséquente. On en fait vraiment.
29:40
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Tous les jours. Oui, donc quand même assez régulièrement. Là, je te parle de tout panel, pas forcément appliqué à la gestion, mais la montée en compétence des équipes, c'est super important.
30:00
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
cœur de notre... On va dire que s'il y a un point commun entre toutes les personnes qui sont passées d'Andoxie, on est tous curieux. Tout le monde a... J'ai pas souvenir d'avoir eu une personne, à part une avec eux, c'est parti complètement en cacahuèque, mais je vais pas la compter, du coup c'est un peu l'exception. Mais sinon, tous, on a toujours fait...
30:28
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Une veille, il y a toujours quelqu'un qui pousse un nouvel outil, un nouvel article, un nouveau truc. Tu as vu ça, il y a ça qui a changé, etc. Vraiment en hyper-vigilance. Je pense que la curiosité a toujours été un point commun. Et sur la gestion en tant que telle, tu parles de quoi ? La gestion de projet, la gestion managériale ? C'était plutôt d'un point de vue général.
30:55
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
D'un point de vue général, tout ce que je t'ai dit. Et si tu veux aller côté plutôt spécifique management, pour le coup, j'assiste à pas mal de conférences. Dès qu'il y a un sujet qui m'intéresse, par exemple, demain, avec le CJD, le Centre des Jeunes Dirigeants, qui est un...
31:20
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
un mouvement patronal, un peu comme le MEDEF et la CPME, mais avec des valeurs humanistes. En gros, il va y avoir une conférence sur l'entreprise libérée. Tu connais le concept d'entreprise libérée ? De non. Mais du coup, si ça t'intéresse, je demande comme je suis en compte, je ne pourrais pas y assister. Et du coup, je leur ai demandé à ce qu'ils m'enregistrent le truc. Donc, si tu veux, je pourrais te...
31:48
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Je pourrais te passer. Là, c'est trois dirigeants qui ont mis en place un système d'entreprise libéré. Ça veut dire que chacun a de l'autonomie dans sa prise de décision. Une personne égale une voix, un peu ce que je te disais. Mais à cette fois, à la plus grande échelle... Il n'y a pas d'ailleurs.
32:10
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Normalement, il y a des rôles différents, mais il n'y a pas de structure hiérarchique à proprement parler. On est plutôt dans une structure matricielle dont on parlait tout à l'heure. Et du coup, ils ont 500 salariés et ils fonctionnent comme ça.
32:28
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Il demande beaucoup de travail organisationnel, beaucoup d'éducation aussi aux uns et aux autres sur comment ça fonctionne, les règles, le cadre, etc. Et du coup, je t'enverrai parce que je pense que ça va être hyper intéressant d'avoir des témoignages, parce que la théorie, c'est sympa. Et après, c'est comment tu fais en pratique, comment ça se passe entre les équipes, quand il y a des conflits, des conflits sur les périmètres de décision, enfin bref, plein de choses comme ça, hyper intéressantes. Donc tu vois, ça me permet de...
32:57
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
de prendre un peu du recul, d'aller m'inspirer sur ce que font les autres. Le fait, dans des réseaux d'entrepreneurs, je suis au MEDEF et au CGV, de voir un peu comment les autres y font, aussi d'échanger avec d'autres dirigeants, ça nourrit énormément. Ça doit être hyper intéressant, plus de 500 personnes. Oui, c'est pas rien. Oui, ça doit être une sacre organisation. Parce que quand t'es trois, l'organisation horizontale,
33:27
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
J'ai envie de te dire, c'est un peu... Il y en a pour qui ce n'est pas une évidence. À trois, ils peuvent te mettre le président, le dirigeant et puis le salarié. Donc, il faut se méfier. Mais quand même, tu peux te dire, ouais, c'est quand même plus simple d'avoir une organisation horizontale à trois. Quand tu commences à être déjà ne serait-ce qu'une vingtaine ou une trentaine, c'est déjà autre chose. Mais cinq ans, je suis hyper curieuse.
33:56
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
de savoir un peu comment fonctionne la machine. Ça a dû être un sacré travail. En fait, c'est toujours pareil. Tu as deux options. Soit tu as transformé le modèle de ton entreprise et là...
34:09
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
C'est un job monstrueux parce que tu as recruté des personnes avec des certaines valeurs, une certaine organisation, une certaine structure, avec un certain statut aussi. Parce qu'en gros, quand tu passes d'une entreprise pyramidale, hyper hiérarchique, à une entreprise libérée au mode matriciel, en gros...
34:34
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Tu vas dire à des managers qui, peut-être, avaient, je ne sais pas, une trentaine de personnes, etc., valoriser l'ego, machin, tu dis non, mais en fait, ton poste, il saute. D'ailleurs, tu ne seras plus manager, tu ne vas plus gérer l'équipe, tu n'auras plus ce statut. Potentiellement, tu vas perdre les avantages qui sont avec parce que, du coup, tu ne penses plus de cette manière-là.
35:00
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Donc, il faut être prêt pour annoncer ça dans les équipes et accompagner ceux qui sont contre le modèle, aller vous accompagner vers la sortie. Ça demande un vrai, vrai gros travail. Et puis après, tu as ceux qui vont se créer comme ça. Ils vont se créer comme ça et dès le départ de l'entreprise, vont définir l'organisation et recruter des personnes qui sont OK avec cette organisation. Donc du coup, demain, il y aura les deux.
35:31
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Il y aura ceux qui, donc les 500 là, eux ils ont changé pour le modèle en cours de route entreprise libérée. Et il y a une autre entreprise, ils ont une cinquantaine. Eux ils se sont créés comme ça, avec ce modèle là. Donc on va avoir les deux visions.
35:46
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Et je pense que ce sera intéressant que tu puisses entendre sur le modèle organisationnel, justement, comment ils s'en sont sortis, ceux qui ont fait cette transformation à 500. Ça peut être hyper intéressant. Surtout de voir les deux parcours un petit peu différents, de comment certains ont commencé comme ça et comment d'autres ont complètement révolutionné l'entreprise en changeant le cours de route. Oui, clairement. Ça ne doit pas être pareil.
36:14
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
C'est peut-être plus simple de commencer à la base en se disant qu'on a des critères prédéfinis que 10 en cours de route. On change tout.
36:26
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Complètement deux anecdotes. La première, c'est que j'ai une collègue qui a repris un atelier de confection. Donc, en gros, des couturières en mode industriel, avec la petite machine à coudre, mais vraiment pour créer des vêtements made in France. Donc, elle a repris un atelier.
36:46
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Et quand elle a racheté l'atelier, l'ancien dirigeant était plutôt un dirigeant très directif, qui contrôle la structure hyper-tyranidale, tu ne pouvais pas bouger une patte et une oreille, tu restes vraiment dans ta case. Et quand elle a repris l'atelier, elle n'avait pas mesuré à quel point...
37:12
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Il y allait avoir un impact organisationnel avec le style de management qu'elle voulait mettre en place, qu'elle voulait aller plutôt sur l'entreprise. Et les équipes, quand elle a proposé de faire du collaboratif, de les intégrer, qu'elle puisse participer aussi à la stratégie de l'entreprise, à la définition des produits, etc. Les filles, c'était essentiellement des femmes, des couturières.
37:39
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Elles lui ont dit, mais je ne suis pas payée pour faire ton job. Merci, au revoir, dégage et laisse nous coudre. Voilà les retours qu'elle a eus. Parce que les gens ont été résistantes aux changements. Ils étaient tellement habitués. C'est ça. La stratégie, ce n'est pas notre job. Donc, en gros, moi, je ne suis pas payée pour ça.
38:06
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Soit il fallait attendre. Je pense que c'est aussi la manière dont elle a amené le sujet. Elle m'avait contactée. Elle m'avait dit, Audrey, comment tu fais dans ta boîte pour embarquer les équipes, etc., pour les faire contribuer. Et elle y a été comme une bourrine du jour au lendemain. Elle a voulu changer le modèle, sauf qu'il n'y a pas eu d'accompagnement. Et effectivement, elles ont eu raison de dire, mais je ne suis pas payée pour ça. Donc il fallait peut-être revoir les fiches de poste, revoir la rémunération.
38:32
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Il y avait d'autres choses à faire d'un point de vue ressources humaines pures pour pouvoir accompagner ce changement-là. Donc voilà, la transformation, ce n'est pas toujours évident. En tout cas, ça se travaille et ça s'accompagne. Et du coup, moi, l'avantage que j'ai, c'est que je n'ai pas hérité d'une équipe. Je l'ai construite, mon équipe. Donc les personnes que j'ai recrutées...
39:00
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Je les ai recrutés avec certaines valeurs et avec clairement l'organisation que j'avais déjà prévue. Donc ça revient un peu au discours qu'on avait tout à l'heure. Du coup, ce n'est pas la même de constituer son équipe avec son ADN, ses valeurs, son fonctionnement.
39:23
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
que d'aller essayer après de reprendre une équipe où demain, sans que tu sois chef d'entreprise, tu deviens manager, t'es recruté pour être manager d'une équipe. Toutes les personnes qui sont dans ton équipe, tu n'en as pas choisi. Donc, ce n'est pas pareil de se voir imposer une équipe que de recruter son équipe. C'est complètement différent. C'est clair.
39:55
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Bon, on en a fini pour la partie 1.
40:01
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
La partie 2, c'est plus les parties prenantes et les flux d'informations. C'est pour comprendre un peu les interactions internes et externes de Duxy. La première question, c'est quelles sont les parties prenantes qui interagissent avec vous, avec Duxy ?
40:19
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Les parties prenantes dans une entreprise, on a quand même pas mal. Tu as effectivement déjà la base, les salariés, le dirigeant. Après, tu as toutes les parties prenantes un peu institutionnelles, l'État, les CCI, les organismes de formation, etc. auprès de qui tu collectes, la médecine du travail.
40:44
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Tu as tout un paquet de trucs, les avocats, les experts comptables, tu as cette dimension-là. Après, on a des partenaires techniques. Par exemple, tous nos outils qu'on utilise, on utilise Canva, c'est une partie prenante. Tous ceux qui conçoivent les outils qu'on utilise pour soit le pilotage de l'activité, soit pour la prod, sont des parties prenantes. On a évidemment...
41:13
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
nos clients, qui sont bien évidemment partis du lot. Et après, il y a tout un réseau de partenaires.
41:25
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Quand on a besoin d'une expertise particulière ou que, par exemple, on identifie un besoin chez nos clients, mais ce n'est pas notre métier, on a tout un réseau de partenaires derrière. Par exemple, j'ai une collègue qui est spécialisée en RH.
41:47
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Quand on identifie un sujet, on dit « est-ce que tu peux intervenir là ? » On a un partenaire sur le référencement hyper technique. Donc on va compléter comme ça nos compétences pour accompagner au mieux nos clients. Qui j'oublie ?
42:09
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Je pense que j'ai fait à peu près le tour. J'ai à peu près cité la terre entière, donc normalement... Et du coup, c'est toi, tu as des relations avec tous ? Alors, directement ou indirectement, oui. Ok. Tu as besoin qu'on les détaille ou... ? Pas spécialement. Ok. Quelle est la nature de l'influence exercée par, du coup, les parties prenantes ?
42:46
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
L'État, beaucoup, très forte. Parce que du coup, il te donne le cadre légal, le juridique, tes cotisations, tes impôts, machin, tout ça. Tes clients aussi. Ils peuvent avoir différents niveaux d'influence. Ça va dépendre aussi du niveau de maturité de l'entreprise, de tes besoins du moment. Est-ce que tu es en difficulté, pas en difficulté ? Donc l'influence, elle va varier en fonction...
43:11
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
du pouvoir que tu vas avoir à l'instant T. Et de ta taille. L'influence, elle est super variable. Je te prends un exemple. Tu t'appelles Total ou tu t'appelles Bernard Arnault. Autant te dire que l'État n'a pas la même influence que sur Duxy. Effectivement, oui.
43:35
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Donc, nous, en tout cas, cette influence-là, elle est gigantesque. Aucun pouvoir, on n'a rien du tout. Sur les clients, tu vois, par exemple, j'ai pris la décision de sortir alors que mon client représentait 60% du chiffre d'affaires. J'en assume les conséquences depuis un moment et encore aujourd'hui. J'aurais pu dire...
44:02
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Non, c'est trop risqué. Ça va mettre en péril ma boîte et le laisser avoir cette influence-là sur ma capacité à sortir du client. Des fois, même si tu es dans une situation un petit peu critique, tu peux faire fi du poids que ça représente parce que tu as des convictions qui sont plus fortes. Et du coup, l'influence, après, elle se mesure.
44:33
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Tu peux prendre une décision qui va à l'encontre du pouvoir que les autres ont sur toi. On parlait tout à l'heure de ma crainte des outils américains que j'utilise. Ils ont une forte influence, impact, pouvoir sur Doxy, parce que demain, Canva me dit « fuck ».
45:00
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Là, pour le coup, celui-là, je n'ai pas d'alternative. J'ai d'autres outils, mais c'est la suite Adobe, qui est aussi américaine. Je n'ai pas d'outil aussi performant et surtout, je n'ai pas d'autres alternatives qui permettent, par exemple, à mes clients d'avoir une autonomie sur les modifications parce qu'au Canva, ça demande...
45:18
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
peu de compétences pour pouvoir faire une modification. Je ne parle pas de la création pure, mais en tout cas des modifications. Dans la promesse, par exemple, de Doxy, compliqué. Demain, Canva, je vais être dépendante et un peu suivre Canva. En fonction des outils, effectivement, les parties prenantes, elles n'ont pas...
45:47
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Elles n'ont pas forcément le même niveau d'influence sur l'entreprise. Je ne sais pas si ça répond bien à ta question. Ça répond très bien à ma question et même à la suivante. Donc, c'est parfait. Là, je te pose une question à laquelle tu as déjà plus ou moins répondu précédemment. C'est comment sont réparties les responsabilités dans l'organisation ? Pour le coup,
46:18
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Quand on était six, quand on est deux, c'est plus simple. Quand on était six, on avait mis en place ce qu'on appelle la matrice RACI, une matrice des responsabilités. Donc, on avait pris pour chaque grosse, comment dire, mission dans Douxie, je ne trouve pas mon mot, chaque pôle de Douxie, en gros.
46:47
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
on avait clairement déterminé qui était le responsable pour cette activité. Donc moi, évidemment, j'avais toute la partie RH, la partie juridique, la partie commerciale et la partie un peu organisationnelle.
47:10
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Il y avait quelqu'un sur la partie plutôt gestion de projet, une personne sur la partie technique. Et en fait, on a découpé un peu tout ce que Duxy pouvait faire pour fonctionner. Et du coup, on a réparti qui est responsable, qui participe, même s'il n'est pas responsable, qui est concerné, qui doit être consulté, qui doit être informé de ce qui se passe.
47:38
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
dans ce périmètre-là. On l'a fait sur la partie vraiment purement d'Oxy. Et après, on l'a fait pour chaque client. Pour chaque client, qui est le responsable de chaque client ? Qui intervient comment ? Sur quoi ? Pour chaque client. Et ça permet d'avoir une visibilité complète sur le rôle des uns et des autres et dans l'Oxy et chez les clients. OK.
48:07
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Tu as déjà vu la matrice raciste, ça te parle ou pas ? Mais pas du tout. Bon outil pour vraiment poser les bases organisationnelles d'une entreprise. Il est tout simple. Franchement, il est tout con. Mais pour le coup, il donne une super lisibilité. Quand tu fais l'inconvénient d'avoir un organigramme, c'est que ce n'est pas précis.
48:32
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Tu ne peux pas mettre toutes les tâches qu'une personne fait dans un organigramme, ce serait trop le bordel. La matrice RACI, ça permet de regarder plutôt les activités. Et comme ça, quand tu as une question juridique ou sur un client, tu vas consulter ta boîte, tu sais à qui tu dois t'adresser direct. Et tu vois toutes les personnes qui sont engagées un peu dans le projet.
48:58
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Ça ne te dit pas le rôle qu'a chacun de manière formelle, mais ça te dit pour chaque activité qui est responsable de quoi, ce qui est à mon sens un peu plus efficace. Donc ça permet d'avoir un référent pour chaque truc et comme ça, de séparer un petit peu les tâches. Exactement. Ok, je regarderai quand même ce que c'est. Ouais. Alors...
49:28
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Quels mécanismes de coordination sont mobilisés dans votre département ? Alors, attends. Quels mécanismes de coordination sont mobilisés dans votre département ? Alors, département, chez moi, c'est la boîte. Je t'avoue, de coordination... Peut-être plus collaboratif, parce que...
50:00
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Comme tu me disais, c'était des échanges informels horizontaux, autonomie des équipes, tout ça. Oui, donc en fait, c'est vraiment la partie purement organisationnelle. Pour le coup, ce qu'on a mis en place, parce qu'on est du coup à distance, tous les matins, on fait ce qu'on appelle le daily.
50:20
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
À part son nom, c'est tous les jours. On fait une réunion du matin à 8h30. Tout le monde participe. C'était vraiment la réunion obligatoire du matin. Et on fait plusieurs choses. Ça nous permet à la fois d'avoir un temps informel comme une pause café. Et à la fois, c'était un temps où chaque...
50:47
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
disait ce qu'il avait fait la veille, si on ne va travailler aujourd'hui ou dans la semaine, de remonter les difficultés, s'il a besoin de quelqu'un pour faire quelque chose. C'était un peu le temps où on voit un peu ce qui se passe dans l'entreprise. Donc ça, c'est le premier point. Et puis après, en fonction des besoins de chaque projet.
51:09
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
On organise des points intermédiaires avec les personnes uniquement concernées par le sujet. Et donc, on se fait des visios. Pour la coordination, on a un outil de gestion de projet qui s'appelle Asana.
51:29
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
où on voit tous les projets et toutes les tâches, avec les échéances, qui doit faire quoi, quand, avec aussi les interdépendances, tout le temps que ça ne s'est pas fait, du coup ça bloque un tel, donc ça permet de voir aussi les impacts.
51:46
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
de ce qu'on fait. Et on a un autre outil qui permet de suivre le temps. Comme tu as compris, nous, on a des contrats annuels, on vend du forfait d'heure. Donc, il est très important qu'on suive nos heures pour pouvoir facturer derrière nos clients. Donc, on a un outil aussi qui nous permet de faire ces reload heures. Sur toutes les tâches que vous faites à la journée ? Oui. Je peux te dire que ça a été...
52:17
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Hyper compliqué à mettre en place, celui-là. Tu m'étonnes. En vrai, ça vous permet de vous y retrouver ? Oui. Et du coup, c'est à partir de ça que vous en servez pour facturer vos clients ? Ça nous sert à plusieurs choses. Ça nous sert effectivement quand on est à des contrats en heure, de suivre ce qu'on a consommé, ce qui reste, ou si le client, par exemple, a toujours consommé.
52:45
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
C'est de dire, attention, là, on a dépassé, soit on arrête, soit on veut prendre des décisions sur le reste du projet. Ça nous permet aussi de pouvoir étudier très précisément la rentabilité des projets qu'on vend au forfait. Donc quand, par exemple, on fait un site internet, on ne vend pas un nombre d'heures, on vend une prestation. Et du coup, l'art de faire un devis,
53:15
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Ce n'est pas toujours simple. Ça nous permet de mesurer notre rentabilité, de voir le nombre d'heures qu'on y a passées. Parce qu'on a pensé passer en nombre d'heures le nombre d'heures réelles qu'on a passées et ce qui nous a permis parfois de nous rencontrer. Il y a un projet client où clairement on n'avait pas besoin de savoir le nombre d'heures réelles qu'on avait passées pour savoir qu'on avait explosé la rentabilité.
53:40
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Mais ça nous a permis de nous rendre compte à quel point on avait explosé la rentabilité. En gros, je ne sais pas, on a dit, ouais, c'est bon, petit projet, facile, machin, en 30 heures, c'est réglé, on y a passé 150 heures. Ah oui ? Ça nous a permis de prendre conscience qu'on savait qu'on avait dépassé. Mais par contre, on ne savait pas à quel point. Et du coup, toutes les entreprises...
54:10
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
toutes les entreprises rêveraient de savoir la répartition du temps des équipes. Parce que ça permet de faire des analyses. J'ai eu beaucoup de mal à le mettre en place. Je l'ai mis assez vite. Dès qu'on est passé en contrat annualisé, je l'ai mis en place. Mais au début, les équipes...
54:30
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Elles avaient du mal à le remplir, mais j'ai oublié. J'ai expliqué les conséquences en disant, si tu ne mets pas tes heures, je ne vais pas pouvoir le facturer. D'ailleurs, si je ne facture pas ton temps, on est moins rentable. Et au bout d'un moment, Duxy va se casser la gueule parce que je ne pourrais plus payer ton salaire vu qu'on fera du bénévolat pour le client. Et du coup, je n'ai rien contre le bénévolat. Mais au bout d'un moment, ça ne passe plus. Et du coup, la plupart des entreprises n'arrivent pas à le mettre en place parce que les équipes n'ont pas confiance.
55:00
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
dans l'usage qui va être fait des données. Et du coup, j'ai toujours été transparente. Je ne vais pas vous fliquer, je ne vais pas regarder combien d'heures vous faites de manière effective par jour. Parce que du coup, si je veux les cliquer, je regarde le revivier d'heures, tu vois, mais normalement, tu dois faire 7 heures. Je vois que 6h50 ou 6h30, là, de renseigner dans le logiciel. Du coup, les 30 minutes, c'était quoi ?
55:28
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Donc, pour plein de raisons, il y a des équipes qui refusent de faire ça. Moi, je ne fais pas cet usage-là. Je prends juste les heures clients. Et du coup, je leur demande pas forcément de compléter les heures d'Ouxy. Je leur demande de compléter les heures clients pour pouvoir analyser derrière la rentabilité et l'entreprise. Et pourtant, là, on ne le fait plus en ce moment, mais...
55:55
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Même sur le temps que tu passes en interne, par exemple, tu te doutes bien qu'on fait notre propre communication, de savoir combien de temps, même si on ne dégage pas de budget réel parce qu'on le fait en interne, combien de temps on a passé sur notre site internet et quand tu prends le coût horaire de chaque personne qui ont travaillé, ça te donne combien tu as dépensé.
56:19
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Parce que même si tu ne dépenses pas de l'argent, tu dépenses du temps qui forcément, au bout d'un moment, pendant que tu fais ça, tu ne fais pas autre chose. Du coup, ça nous permet de valoriser aussi ce qu'on fait en interne, combien ça nous coûte en vrai. Oui, donc hyper intéressant. Hyper important.
56:40
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Et très peu d'entreprises ont du coup la visibilité sur ça, parce que ça fait chier tout le monde. Pour le coup, c'est chiant, même moi. À chaque fois que je fais un truc, une tâche, j'ai un fichier Excel où je marque l'heure de début, l'heure de fin de tâche pour savoir à peu près combien de temps j'ai passé. Donc tu retournes sur ton truc, puis après tu vas le saisir dans ton doc et tout. Donc ça demande un peu une gymnastique, donc c'est très chiant.
57:08
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
En tout cas, c'est rentrer dans la culture de l'entreprise. Ça, c'est un peu ma petite fierté perso. Du coup, la prochaine question, c'est avec la multiplication des outils comme Teams, Mail ou autre. Comment l'organisation lutte contre l'infobésité pour maintenir de l'efficacité ? Eh bien, du coup, déjà, chez Duxy, on a zéro mail interne.
57:37
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Les seuls mails internes qu'on s'autorise à s'envoyer, c'est des mails formels pour dire qu'il y a une absence, un retard ou quand j'ai une information très protocolaire à faire passer, genre convoquer pour faire l'entretien annuel ou vraiment des trucs comme ça ou la visite médicale. Mais sinon, déjà, on a exclu les mails, ce qui fait que ça évite la dispersion.
58:06
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
de l'info. Ensuite, on a défini, en instaurant le zéro email, en gros, on s'est déjà dit une information, on la met sur quoi et on utilise quoi pour la communiquer. On utilise quoi pour la stocker, on utilise quoi pour la communiquer. Et donc ça, c'est très très clair. Donc effectivement, on a le zéro email pour l'interne.
58:36
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
On utilise Discord. Tu connais Discord ? Oui. On utilise Discord en messagerie d'entreprise. Et du coup, derrière, on a Asana, notre outil de gestion de projet. Donc en gros, toutes les tâches, etc., tout ce qu'on fait, c'est dans Asana. Et quand on a besoin de discuter et d'échanger sur un cas client, on vient sur Discord.
59:03
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Et pour chaque client, on a un canal pour ne pas mélanger des informations. OK. Donc, c'est vraiment compartimenté. Oui. Du coup, la répartition des responsabilités, est-ce qu'elle permet une réelle autonomie ou est-ce qu'elle engendre des zones de non-droit ou des doublons ? Je pense que... Attends, je réfléchis à deux, c'est hyper clair. Quand on était six...
59:37
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Comme on avait défini justement cette racie, chacun savait ce qu'il avait à faire et son périmètre. En gros, pour pouvoir engager des frais sur la société, par exemple, comme il n'y a que moi qui avais la carte bancaire.
1:00:02
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Forcément. On me demandait validation, mais c'était plus « Audrey, j'ai besoin d'acheter ça, est-ce que tu peux me passer le code de la carte ? » Parce que je leur faisais confiance. Ils me disaient qu'ils avaient besoin d'un outil. On se demandait si on ne connaissait pas un outil gratuit ou ce qu'on pensait de l'outil. Toujours dans le côté collaboratif.
1:00:25
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Mais derrière, chacun avait son périmètre d'action. Par exemple, j'ai une collègue qui dit « Audrey, sur ce client, j'ai besoin de faire intervenir un expert. Ça coûte tant. À la fois, ça va me permettre de faire ça chez le client et moi, ça va me permettre de monter en compétence. Est-ce que tu es OK ? »
1:00:52
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
À chaque fois, effectivement, mais parce que la taille le permettait et que du coup, c'était moi la DAF. Oui, parce que dans ma casquette, je suis aussi directrice administrative et financière, évidemment. Donc, du coup, vu qu'ils n'avaient pas cette visibilité sur le budget, forcément, ils venaient me questionner en me disant est-ce que ça passe, est-ce que c'est OK sur la rentabilité du client, etc. Et du coup, ils le faisaient, mais c'était... Ils pouvaient initier, en tout cas...
1:01:22
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Tous les projets, je validais juste la pertinence économique ou la faisabilité économique. Il y a des choses où ils avaient à l'inverse un budget, par exemple, sur la partie espace de coworking.
1:01:40
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Ils avaient un budget qui était défini et du coup, ils tapaient dedans jusqu'au plafond, entre guillemets. Et du coup, il n'y avait pas de demande ou de choses comme ça à valider. OK, parce qu'ils avaient un budget prédéfini à la base. Exactement. OK. Écoute, pour cette partie-là, c'est bon. La partie suivante, c'est le management et la dynamique d'équipe. Il y a des questions auxquelles tu as déjà plus ou moins répondu. Oui.
1:02:11
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Oui, je pense quand je vois ce qu'il y a dedans. Donc la taille de l'équipe, vous êtes deux, c'est ça ? Oui. Que fait l'équipe ? Quelles sont les activités couvertes par l'équipe ? Très variées. On est une agence de communication généraliste, ce qui fait qu'on a quand même un périmètre d'activité assez large.
1:02:38
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Donc, site internet, on a besoin de compétences techniques sur du développement et de l'intégration, du design, de la rédaction de contenus. Et ça, pour le coup, dans Duxy, quand on était deux ou six, on est quand même des profils assez polyvalents, mais avec toujours une dominante.
1:03:05
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Moi, par exemple, si je quitte ma casquette de dirigeante, parce que je fais aussi de la production, je suis aussi une salariée classique avec des compétences hormis la casquette dirigeante. Du coup, moi, je peux faire de l'animation aux réseaux sociaux, je peux faire des petits visuels, je peux faire un peu de développement, je peux faire un peu d'intégration, un peu de SEO. Je sais faire beaucoup de choses. Par contre, ma dominante, c'est la stratégie et le marketing.
1:03:35
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Massimo, pareil, il peut intervenir sur tout. Par contre, lui, c'est dominante. C'est la technique parce qu'il a fait du dev et puis après, il s'est orienté vers une formation en community management. Donc, il a toute cette partie vraiment technique, dev, etc., intégration.
1:03:57
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Il a cette partie vraiment community manager dans toute sa globalité, à savoir l'animation sur les réseaux sociaux, mais aussi la création de visuels, la rédaction de contenus, etc. Et il a développé, parce que Massimo, c'est un créa qui ne se connaissait pas. Il a cette capacité...
1:04:26
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
d'exécution de dingue en design. Du coup, il a développé aussi cette compétence-là assez incroyable. OK. Voilà. Oui, donc en fait, vous avez plusieurs casquettes tous les deux. Exactement. Et même quand on était six, il y a des fois, on avait des compétences sur le papier qui pouvaient être similaires parfois.
1:04:53
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
mais on avait toutes une vision ou une dominante, comme je te disais, qui fait qu'on avait une vision.
1:05:00
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
spécificités. Par exemple, sur la Strat, on était trois sur six à pouvoir vraiment intervenir et à piloter un projet en entier sur la Strat. Mais soit on avait des affinités particulières. Par exemple, il y a Delphine qui connaît excessivement bien le milieu du luxe.
1:05:23
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Elle a fait une école, je ne sais plus comment elle s'appelle, celle où on avait été au défilé, je crois. Et du coup, elle connaît très bien l'univers du luxe et le secteur textile. Donc, on a eu deux clients là-dessus. Évidemment que j'étais là en soutien, mais c'était elle qui prenait le lead parce que c'est son secteur.
1:05:49
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
On avait Caro qui vient du monde médical. On a eu un client dans le monde médical. C'est elle qui a pris le lead, même si avec Delphine, on pouvait être en soutien. On avait chacun un peu nos spécificités. Même compétences, mais profils différents qui permettent de répartir les rôles. D'accord. Est-ce que dans l'équipe, il y a des normes ?
1:06:24
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Qu'est-ce que tu entends par normes qualité ou des process particuliers pour produire ? Je pense que ce qu'elle entendait par là, c'était plutôt process. Oui, alors ça, effectivement, on a mis en place des process, par exemple, quand on va faire un...
1:06:43
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Un accompagnement chez un client stratégique, on a des briques, un système de briques, et donc on a défini une méthode qui nous sert de base. Après, ça ne veut pas dire qu'on ne va pas pouvoir l'adapter et la faire évoluer au fil du temps, mais en tout cas, oui, il y a une base. Quand on fait un site Internet, on passe par différentes étapes. Pareil, il y a un certain nombre à respecter pour que ça fonctionne, pour que ce soit efficace.
1:07:11
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Quand on a un nouveau client, ça déclenche un certain accompagnement. Il y a plusieurs phases. J'étais anti-process au début de ma carrière. Ça me faisait chier.
1:07:33
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Ma thésure, j'ai bossé dans une asso qui bossait qu'avec des grands groupes. Et ils me faisaient chier avec leurs process, machin. Je faisais un mémoire, allez tous vous faire poutre avec vos process à la con. Ça fait perdre du temps à tout le monde. C'est inefficace, inutile, etc. Et quand j'ai créé ma boîte au début, pareil, je fais un process, ma main, un fâché. Et puis du coup...
1:08:00
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
en 2020, quand Caroline est arrivée dans les équipes, elle m'a dit « Audrey, quand même, ça pourrait être bien d'admettre un process. » Donc forcément, résistance au changement. « Ouais, mais les process, c'est rigide, machin et tout. » « Non, mais on fait un process qui nous correspond. Allez-y, je t'en propose un. » Et du coup, je fais « OK, quand même, c'est vrai que c'est cool, ça fait gagner du temps. Parfois, il ne faut juste pas les rendre rigides et inutiles et savoir les re-challenger. »
1:08:29
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Mais du coup, maintenant, je fais quasiment un process. Dès que je vois l'utilité, je fais un process. Donc, il y en a quelques-uns. OK. Alors, la question suivante, c'est est-ce que dans votre équipe, il y a des groupes informels ? Mais du coup, non. Du coup, vous êtes deux. Alors, je peux t'en parler quand on était six. OK.
1:08:54
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Tu as toujours des groupes après par affinités parce que tu crées des liens qui vont parfois au-delà du monde du travail. Et du coup, bien sûr que dans les équipes, il y a des personnes qui ont créé des affinités, qui ont pu se voir en dehors du travail ou qui avaient des discussions un peu plus perso. On a beaucoup d'échanges persos. On connaît la vie vraiment des uns et des autres dans Douxie et même quand on était six.
1:09:23
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Chacun savait la vie de l'autre. On avait ce niveau de complicité, de confiance dans le boulot. Mais du coup, il y a des choses qui se passaient en dehors du groupe. Est-ce que ça avait un impact sur la performance ou pas spécialement ? Non, parce que ce n'était pas des groupes dans le sens contre d'autres. C'était plus...
1:09:51
S…
Speaker 3 (Rue Lecoulteux)
On avait une infinité en plus, donc on partageait plus, mais il n'y a pas eu de concurrence.
1:10:00
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
entre les personnes d'Andoxie. OK. Je n'ai pas eu de personnes comme ça. Oui, c'est plutôt des affinités qui se sont faites, qui se sont créées. Oui, comme dans des groupes de potes, tu ne vas pas partager la même chose en fonction des personnes. C'est plutôt ça. Comment est-ce que tu évalues la performance de tes équipes ?
1:10:30
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Alors, la performance des équipes, tous les ans, il y a des entretiens annuels sur lesquels on avait défini des objectifs et puis on regarde s'ils ont été atteints ou pas. Donc, il y a ça. Et puis, on échange aussi beaucoup. Justement parce que je regarde, on a un suivi du temps.
1:10:55
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
On peut voir la performance sur chacun des projets qu'on a menés. Donc, sur des critères plutôt individuels, la personne, ses objectifs personnels, d'ambixie, etc. Il y a des entretiens annuels. Et puis, j'attends pas un an. En général, on fait d'autres points un peu plus informels dans l'année pour savoir comment ils vont, les difficultés qu'ils rencontrent, etc.
1:11:25
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Voilà, pour ajuster. Et puis, il y a de la performance sur le projet où là, pour le coup, j'ai des indicateurs qui me permettent assez vite de savoir s'il y a un problème ou pas. OK. Du coup, c'est quoi les facteurs qui sont déterminants pour la performance de tes équipes ? Le premier, c'est qu'ils soient bien dans leur basket.
1:11:53
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Tu as tout un tas d'études aujourd'hui qui montrent qu'un collaborateur épanoui est un collaborateur productif et performant. Donc, l'un de mes premiers sujets, moi, en tant que dirigeante, c'est de m'assurer. Alors, qu'est-ce que ça veut dire un collaborateur épanoui ? Ça veut dire qu'il a des missions qui correspondent à ses compétences, que s'il n'a pas la compétence, qu'on lui donne les moyens d'acquérir la compétence.
1:12:24
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
c'est de s'assurer qu'il y ait un équilibre pro-perso qui lui permette d'avoir la bonne santé mentale. C'est de veiller à ses temps de repos, qu'il se repose, qu'il ait des vacances, qu'il puisse couper, qu'il s'autorise à couper complètement, à déconnecter de l'entreprise. J'attends jamais.
1:12:44
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Jamais mes équipes se connectent le soir pour répondre en panique à un client. C'est des règles de base dans l'entreprise. On n'est pas chirurgien, on n'a pas des vies entre nos mains. S'il y a une publication qui n'est pas passée, pas grave.
1:13:02
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Donc, c'est m'assurer de ça. Et puis voilà, qu'ils aient les bons outils et les bonnes conditions de travail, que ce soit parce qu'ils sont chez eux. Donc, qu'ils aient le bon matos, les bons outils pour travailler. Donc, régulièrement, je dis de quoi tu as besoin, etc. pour m'assurer que c'est OK. OK. Alors, la question d'après, elle va un peu rejoindre...
1:13:34
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Ce que tu viens de me dire, comment est-ce que tu gères l'engagement de tes collaborateurs dans un contexte de télétravail ? Alors justement, ça j'ai quand même appris en marchant.
1:13:54
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Le télétravail, quand on l'a mis en place à 100%, ça existait, mais ça existait essentiellement pour les cadres, déjà les cadres sup, et de manière un peu informelle. Il n'y avait pas vraiment de grande théorie du management sur comment tu t'y prends, etc. On était plutôt dans l'apprentissage du management en présentiel. Et en fait, quand on a mis en place le télétravail, c'est simple, c'est quand je suis arrivée à Mâcon, donc en 2018,
1:14:25
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
En 2018, on est passé en 100% télétravail. Donc, j'ai eu une expérience vraiment mauvaise où la personne n'a pas du tout joué le jeu. Alors après, on a notre part de responsabilité en tant que dirigeant, bien évidemment, sur ce qui s'est passé. Et je l'apprends.
1:14:52
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
En fait, elle ne travaillait pas. Elle ne faisait quasiment pas ses heures. Elle ne se connectait pas.
1:15:01
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Et du coup, le daily qu'on a par exemple aujourd'hui, c'était en réponse à ça. Je l'ai mis en place à ce moment-là, à la base, pour pouvoir l'appliquer elle. Pour qu'il y ait une traçabilité quand même de ce qu'elle ne fait pas. Exactement. Et donc, du coup, j'ai commencé à mettre ça en place. Et après, je me suis vite rendue compte que c'était juste indispensable.
1:15:29
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Pour les autres, pas du tout pour les fliquets, mais juste pour avoir un moment commun, pour créer du lien entre les équipes, tout simplement, et pour ne pas avoir ce sentiment de solitude. Dans les entretiens que j'ai pu faire passer aux candidats...
1:15:49
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
avant de les embaucher. Du coup, tous, leur crainte, c'était « Ouais, mais sans pour cent télétravail, j'ai quand même peur de le sentir seul. » Et du coup, je leur dis « Mais ne vous inquiétez pas, on a mis en place justement des process et une organisation qui fait que vous ne le sentirez pas seul. » Mais je ne vous demande pas de me croire sur parole. Il y a une période d'essai. Essayez. Il y a trois mois qu'on peut renouveler une fois, donc jusqu'à six mois, pour que vous puissiez tester et pouvoir...
1:16:18
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
arrêtez si jamais le modèle ne vous convient pas. Donc ça, ce daily permet de créer déjà du lien et une forme d'engagement. Après, sur l'engagement des collaborateurs, j'ai des... C'est une collègue qui m'avait dit, mais Audrey, pour que tu prennes conscience que tu as un pouvoir incroyable sur tes équipes, parce que ils ont tellement confiance en moi,
1:16:49
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Ils ont tellement... Ils voient, en fait, que j'essaye de tout faire pour que ça se passe au mieux pour eux, etc., qu'ils ont une confiance limite parfois un peu aveugle. Donc, tout ce que je vais pouvoir demander à mes équipes, si je leur demande de baisser leur salaire, à un moment, on dirait « Audrey, est-ce que tu as besoin qu'on baisse nos salaires ? » Quand t'es la galère, comme c'est aujourd'hui. Avoir des personnes qui disent ça, c'est quand même...
1:17:19
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Pas la majorité dans les entreprises que ça se passe comme ça. Et donc, du coup, j'ai un fort engagement de mes équipes dans l'entreprise parce que j'ai créé un lien de confiance et ils voient que j'agisse.
1:17:35
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
J'essaie de faire un maximum de choses dans leur intérêt, en fait. Que je les défends quand il y a un problème avec les clients, que quand il y a des difficultés dans l'oxy, je suis transparente, je ne cache pas les choses. Ils savent, ils sont au courant. A l'inverse, quand ça va bien, ils le savent et ils profitent. Donc du coup, quand je dis quelque chose, ça fait tout de suite sens pour eux, en tout cas.
1:18:00
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Je ne vais pas dire qu'ils gobent tout ce que je dis, ce n'est pas ça. Mais en tout cas, ils ne vont pas se dire qu'elle nous ment. Il y a une confiance. Effectivement, il y a un lien de confiance hyper fort. Et du coup, ils sont hyper engagés parce qu'ils ont conscience que ce n'est pas comme ça dans la plupart des entreprises, qu'ils se sentent bien dans l'entreprise. Et du coup, ils ont tout intérêt à ce que l'entreprise perdure et réussisse.
1:18:29
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
pour pouvoir rester dans cette dynamique-là. Et c'est pour ça que j'ai un engagement et une loyauté d'Andoxie, mais hyper forte. OK. Oui, c'est un gros lien de confiance que tu as avec eux. Exactement. C'est que dans les deux sens, en fait, vous vous dites les choses. Carrément. Exactement. C'est-à-dire que si toi, ça ne va pas dans l'entreprise, tu leur dis, mais eux aussi, s'ils sentent qu'il y a quelque chose qui ne va pas bien pour eux dans l'entreprise, ils t'en font part aussi.
1:19:04
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Exactement. C'est en tout cas ce que j'essaye de cultiver. Après, il y a toujours cette barrière. Même si tu mets un fonctionnement horizontal, même si tu crées des temps informels, même si on se voit tous les trois mois qu'on crée des trucs, qu'on a passé des soirées en sens que du coup, il y a eu des fois où on se faisait deux jours.
1:19:27
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
On passait la nuit ensemble, etc. On a partagé des repas, on a partagé des chambres. On a été loin dans la proximité. Du coup, il y a quand même... Je reste quand même toujours la dirigeante. Celle qui prend la décision d'embaucher ou de virer. Celle qui prend la décision... Mais malgré tout, il y a effectivement ce...
1:20:00
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Ce lien de conscience, c'est un moment, comme je suis une curiosité pour certaines entreprises, sur le niveau d'engagement que j'ai dans mes équipes, en gros, le discours qu'on me tient, et même certains de mes clients, c'est « Audrey, toi, c'est facile parce que tu as des profils comme ci, comme ça ».
1:20:24
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Je fais écoute, je ne pense pas que ça tienne qu'à ça. Je pense que je crée un climat de confiance dans les équipes qui fait qu'eux, et puis ils voient que l'investissement que je mets pour eux aussi au quotidien. Donc en fait, c'est du donnant-donnant. Si tu t'investis pour les équipes, les équipes, c'est comme dans une relation classique. Si tu n'en as rien à foutre de ta relation et que tu n'en prends pas soin et que tu ne t'investis pas à minimum.
1:20:52
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
L'autre, peut-être qu'il va être plus investi au départ, puis après, il va se désengager. C'est pareil dans l'entreprise. C'est exactement les mêmes mécanismes. On est des humains. Si tu vois que l'autre se donne pour toi, tu vas avoir envie aussi de donner en retour. C'est comme ça que Doxy entretient l'engagement de ses équipes, des troupes.
1:21:19
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Du coup, pour une TPE, l'arrivée d'une seule personne, on sait que ça modifie l'effectif considérablement. Quelles sont tes méthodes pour garantir qu'un nouveau collaborateur s'insère parfaitement dans la culture de l'entreprise ? Ça, ça tient au process de recrutement. On a un process de recrutement un peu particulier. Déjà, on recrute sans CV. On conçoit un test au départ pour valider les compétences techniques.
1:21:49
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Et pour déjà essayer de comprendre un peu quelle est la personnalité et quelles sont les valeurs de la personne. Avec juste deux questions un peu bateaux, mais qui pour autant déjà donnent beaucoup d'informations. La première question qu'on pose, c'est de quoi êtes-vous le plus fier ? Ça permet de donner à quoi le candidat accorde de l'importance.
1:22:16
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Et le deuxième, c'est quel est votre plus gros échec, mais surtout, qu'est-ce que vous en avez à plus ? Je me fous de savoir ce qu'est l'échec, c'est qu'est-ce qu'a retenu le candidat et qu'est-ce qu'il en a fait de cet échec. Et du coup, ça nous permet déjà de sélectionner la compétence un peu égale. En gros, je fais le premier filtre, je regarde la compétence ou la personne qui a la compétence la plus...
1:22:46
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
La plus poussée sur le domaine, elle regarde les résultats de test et puis on fait un classement. Et le deuxième classement, c'est sur la réponse à ces deux questions de personnalité. Ça nous permet déjà de dire, OK, qui nous donne envie ou pas, au-delà de la compétence purement technique. Donc, on fait un premier classement et en gros, je reçois le top 5. OK.
1:23:12
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Première étape de test, deuxième étape, c'est entretien qu'avec moi. Là, j'explique ce qu'est le toxic, le poste, le périmètre. Je challenge un petit peu sur pourquoi, ce qu'ils cherchent. Et dans ce top 5, je sors un top 3. Et ce top 3, c'est des personnes que j'estime...
1:23:40
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
pouvoir rentrer chez Duxy sur le plan des compétences. La dernière étape de notre procès de recrutement, c'est entretien qu'avec les équipes sans moi. Et leur job, c'est de valider les valeurs et de se dire, la question que je leur pose, c'est est-ce que vous avez envie de travailler avec cette personne ou pas ? Et du coup, dans l'entretien, par exemple,
1:24:11
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Massimo, lui, il vérifie que la personne, elle a de l'humour. Donc il envoie de croix-vannes. Et si la personne, elle se braque, c'est mort. Donc si t'es trop susceptible, ça va pas marcher du tout.
1:24:26
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Donc lui, il valide ça. Caroline, elle, c'était vraiment la personne chef de projet. Est-ce qu'elle est allergique ? À quel point elle est allergique à l'organisation, à la structuration ? Si la personne n'est pas prête à travailler un peu de manière organisée, ça ne va pas le faire. Delphine, elle, elle regardait plutôt le côté...
1:24:49
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Le côté humain, le côté prise de recul, pareil, si tu es un peu team premier degré ou si tu es un peu trop octu, pareil, ça ne marchait pas.
1:25:00
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Du coup, le fait que les équipes valident à la fin la personne en disant « est-ce qu'on aimerait travailler avec elle ? Est-ce qu'on pense que ça va marcher ? » Déjà, ça partage le risque du recrutement. Et du coup, derrière, comme elles ont participé au recrutement, elles vont aussi faire en sorte que ça marche.
1:25:26
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
C'est un comportement humain. On veut avoir raison. On va mettre en œuvre ce qu'il faut pour que ça fonctionne. Et jusqu'à présent, depuis qu'on a mis en place ce process, ça a marché. C'est intéressant. Ça veut dire que tu privilégies le fait que...
1:25:54
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Après, dans ton top 3, parce que tu mènes le processus quasi au bout, tu privilégies le fait que les équipes se sentent bien à bosser avec la personne, plutôt que toi, tu choisisses et que potentiellement, ça ne matche pas avec le reste. Le dernier recrutement qu'on a fait, c'était Eric et c'était un alternant du développement commercial.
1:26:20
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
J'aurais été toute seule. Il était dans mon top 3, mais ce n'était pas mon premier. Moi, dans mon top 3, je ne leur dis pas comment j'ai classé les candidats. Le but, c'est que moi, je les classe. Eux, ils les classent après leur entretien et ensuite, on confronte nos notes et on discute. Et du coup, Eric, moi, c'était mon numéro 3.
1:26:47
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Eux, c'était leur numéro un. Et donc, du coup, on m'a argumenté. Ils se sont dit, oui, mais Audrey, oui, on comprend ton choix, mais on pense qu'Eric, parce que ça, ça ira mieux dans l'équipe. Et puis l'autre, on pense que tu le reculnes parce qu'en fait, il te ressemble. Tu te prends un peu. Et oui, c'est un biais, forcément. Tu te sens plus...
1:27:15
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Plus en confiance quand l'autre te ressemble. C'est pareil, c'est un biais humain que tu as peut-être dû voir en recrutement. C'est un des éléments les plus difficiles contre lesquels lutter. Et pour qu'une équipe fonctionne, on a besoin de diversité. Si tu as tout le temps le même profil, ça ne marche pas. Donc voilà, il est complémentaire là-dessus. Il peut nous apporter ça, ça, ça. Et du coup, on a embauché Eric.
1:27:45
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Donc, c'est hyper intéressant, en fait. Ça veut dire que c'est vraiment quelque chose de collaboratif. Exactement. Après, la limite du concept que j'ai mis en place, on atteignait la limite quand on était cinq. Parce que du coup, quand on a recruté Eric, pour la dernière étape, il avait quatre personnes. Du coup, pour le dernier recrutement. Et on s'est dit...
1:28:15
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Ça commence peut-être à faire beaucoup, surtout que les équipes sont là pour le challenger sur les valeurs, etc. Les trois candidats qui sont passés à la moulinette des quatre, c'est dit, si jamais on doit grossir encore, on sélectionnera un peu les personnes qui participeront au process pour valider les valeurs. Le but, ce n'est pas non plus de déstabiliser les personnes avec cinq personnes qui te regardent, qui t'écoutent.
1:28:45
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Ah bah oui, c'est vrai. Mais process dont je suis plutôt contente et qui, je trouve, nous permet de... Le risque zéro en recrutement, tu le sais bien, ça n'existe pas. Mais il permet de limiter les risques. Oui, donc process qui marche en tout cas pour votre entreprise. Exactement. Ok.
1:29:15
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Alors, là, du coup, c'est la partie d'après. C'est sur ta prise de décision et l'utilisation des technologies. Pareil, il y a des questions auxquelles tu as déjà répondu. Oui, OK. Comment, du coup, prenez-vous les décisions au sein de votre équipe ? Oui, du coup, effectivement, là, on est vraiment en mode collaboratif. On va dire qu'il y a des choses où je prends des décisions seule, notamment sur les aspects juridiques, techniques.
1:29:46
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Il n'y a pas de sujet ou sur des outils de facturation, tout ce que je gère moi toute seule, les équipes ne sont pas sollicitées. Par contre, sur tout le reste,
1:30:02
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
quand ça les impacte, que ça impacte vraiment fortement tous, même si on a tous un périmètre de décision, il y a des choses où là, ça mérite une consultation. Et si je peux te donner des exemples, par exemple, il y a deux ans, j'ai mis en place la prime Macron.
1:30:23
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Et pour mettre en place la prime Macron, pour déterminer le prime que tu accordes à une personne, tu as plein de modèles différents pour pouvoir le mettre en place. Et en gros, j'avais déterminé une somme. Donc ça, pour le coup, c'est moi qui ai pris la décision par rapport aux finances de succès de déterminer l'enveloppe qui était redistribuable. Et après, derrière, c'était les différents modes de calcul.
1:30:51
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Et donc, du coup, j'ai été transparente. J'ai dit, on peut considérer qu'on a tous participé équitablement dans le succès qui nous a permis de dégager du bénéfice. Donc, on divise par le nombre de personnes la prime. Après, il y a d'autres mécanismes. Il y a des mécanismes à l'ancienneté. Il y a des mécanismes...
1:31:17
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
qui correspond au niveau de salaire. Plus petit salaire, plus petite prime. Gros salaire, plus grosse prime. Ou à l'inverse, les plus petits salaires ont les plus grosses primes et c'est décroissant par rapport à la taille du salaire. Et bien ça, on l'a discuté en équipe. Moi, j'étais plutôt partie si j'avais pris la décision toute seule.
1:31:43
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
J'aurais fait quelque chose où j'aurais divisé par le nombre de personnes, parce que pour moi, ils méritaient tous autant. La décision qui a été prise, c'était de donner la prime à la personne qui avait le plus petit salaire et de faire du dégressif vers les plus gros salaires. OK. Donc du coup, il y a plein de sujets comme ça, pareil, sur...
1:32:11
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
les nouvelles offres ou un nouveau marché. Par exemple, quand j'ai pris la décision de sortir de ce client, je ne leur ai pas vraiment demandé si on sortait ou pas. Ça avait beaucoup d'impact sur les équipes. Il y a eu des choses graves qui se sont passées.
1:32:36
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
qui faisait que dans tous les cas, il y avait une rupture évidente. Mais par contre, on a posé le sujet, on a dit voilà les risques, voilà les conséquences potentielles de sortir du client, ça veut dire qu'il va falloir qu'on... Si on n'arrive pas à aller chercher tant de chiffres d'affaires, ça veut dire qu'il y a des personnes qui devront quitter l'entreprise. Tout a été mis sur la table et tout s'est fait en conscience. Les personnes savaient que si...
1:33:06
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
ça partait comme ça, elles allaient sortir de l'oxygène. C'était très clair. Donc, on est vraiment dans des processus décisionnels, collaboratifs, surtout ce qui impacte l'entreprise, hormis les choses vraiment purement techniques à la con. Ok. Alors, la question d'après, pareil, tu as déjà répondu.
1:33:35
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Est-ce que vous sollicitez l'IA dans la prise de décision de votre entreprise ou pour vous-même ? Oui. Pour le coup, l'IA, on l'utilise tous les jours de différentes manières. Dans la prise de décision stratégique de Duxy, non.
1:33:58
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Par contre, ça peut m'aider à faire des tableaux de bord, des tableaux de pilotage, des tableaux de rentabilité, des tableaux de projection financière qui m'aident à prendre des décisions. Ça nous aide dans notre métier de tous les jours pour faire du contenu, réfléchir, prendre du recul, aller plus vite. Mais ça ne prend pas les décisions à notre place, par contre. Ça nous aide, ça prépare le terrain de la décision.
1:34:26
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
mais on garde la décision. C'est un peu la limite éthique que vous imposez à l'utilisation de l'IA ? C'est que ça ne prenne pas non plus la décision à votre place ? Je ne sais pas si c'est une question d'éthique ou si c'est une question de garder le contrôle. Parce que je pense qu'il y a des fois, potentiellement, l'intelligence artificielle n'a pas d'émotion. Donc, il y a des décisions où, très certainement,
1:35:00
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Tellement, elle prendrait une meilleure décision que moi. Ou que n'importe qui, d'ailleurs. Parce qu'elle peut analyser factuellement que là, pardon, mais c'est ça qu'il faut faire. Sauf qu'il y a des décisions où tu ne peux pas faire que du factuel.
1:35:23
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
parce qu'on est des êtres humains. Je prends un exemple concret. Tu envoies tes chiffres, ton bilan, etc., à une intelligence artificielle. Actuellement, elle te dit que tu es en manque de rentabilité. Elle va te dire qu'il faudrait que tu licencies trois personnes. Elle va te dire que c'est le meilleur chemin pour ta boîte. Sauf que derrière,
1:35:55
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
t'es attaché aux personnes, etc. Et du coup, tu vas peut-être avoir ça en tête, mais c'est peut-être pas la décision que tu vas prendre tout de suite. Tu vas peut-être essayer d'autres choses pour essayer de trouver du job, pour essayer de réduire des coûts ailleurs. Et pour autant, peut-être que la meilleure décision sur le papier, d'un point de vue purement factuel, c'était de les licencier. Donc, ouais.
1:36:29
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Il y a des places où l'intelligence artificielle est très efficace à partir du moment où il n'y a pas d'émotionnel. Par exemple, tu veux faire un choix d'outil d'organisation de gestion de projet, tu définis tes besoins.
1:36:44
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Tu lui poses la question. Du coup, elle te fait un comparatif. Tu vas vérifier si elle ne dit pas trop de conneries parce qu'on sait qu'il y a le phénomène d'hallucination sur les IA. Et du coup, tu te dis par rapport à mes trucs, c'est quoi le meilleur ? Tu le testes, tu le prends. Et là, l'impact, il n'y a pas d'émotionnel. C'est plus facile. Mais dès que ça concerne les humains, oui, c'est vrai que ça prend pendant. Dès qu'il y a de l'émotionnel, du coup,
1:37:15
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
C'est plus complexe. Ou alors, tu peux justement t'en servir pour avoir un avis pas émotionnel, justement, et dire, OK, bon. Moi, je pense ça parce que j'y mettais l'émotion, mais factuellement, on se trèche ça. Donc, ça permet aussi peut-être de prendre un peu de recul. En tout cas, ça m'aide à prendre parfois un peu de recul ou à lutter un peu contre mes certitudes, parfois.
1:37:42
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Ce que j'aime bien faire avec l'intelligence artificielle, c'est, voilà, je pense ça dès mon peu. Et du coup, ça me permet d'avoir d'autres axes de réflexion ou de péter certaines phrases. À contre-avis, quoi. Exactement. OK. Du coup, dans le conseil, le client participe un petit peu à la prestation. Comment est-ce que, du coup, vous gérez les clients qui réussissent au changement, à vos préconisations de gestion ?
1:38:16
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Alors, nos clients participent systématiquement à tous nos ateliers. C'est d'ailleurs une des conditions pour travailler avec nous, c'est l'implication du dirigeant et des équipes. Sinon, on ne travaille pas ensemble. Déjà, ça, c'est un point hyper important. Ça dépend d'un certain niveau de maturité chez nos clients. Le deuxième, même si on visualise où on devrait ou on pourrait emmener nos clients,
1:38:47
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
par état et on plante des graines. On a eu beaucoup de maturité du client. Je te prends un exemple qu'on travaille ensemble. C'est un transporteur. Il a six agences réparties un peu dans toute la France. Il a 250 salariés. Et du coup, au tout début qu'on a travaillé ensemble, le dirigeant, c'est lui qui gérait la communication d'entreprise. 250 salariés, six agences. Autant te dire que pour une publication pétée sur les réseaux, ce n'était pas sa prio.
1:39:18
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Donc, on galérait comme des ramores pour faire avancer les sujets, etc. Mais je ne pouvais pas lui dire tout de suite à cette personne « Non, mais ce qu'il vous faut, c'est un réseau d'ambassadeurs dans chacune de vos agences pour qu'on puisse travailler la communication. » Il n'était pas là. Donc, petit à petit, je lui ai dit « Grégory… »
1:39:43
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Vous voyez bien que c'est compliqué. Vous ne pouvez pas être partout. Ce que je comprends, ce n'est pas votre trio, etc. Qui on pourrait impliquer dans ce qu'on fait des réunions comme toutes les mois ? Qui on pourrait impliquer dans les réunions comme pour que ça vous soulage un peu et que vous ne soyez pas tout seul à porter le truc ?
1:40:00
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
il a commencé par intégrer son associé. Son associé n'avait rien à foutre de la com, il passait un très bon moment tous les mois, mais il n'était pas plus aidant que ça. Donc, au bout d'un an, on fait le bilan. Bon, Grégory, c'est pas ouf.
1:40:16
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
qui on pourrait impliquer d'autres dans la communication. Et du coup, je vous propose, vous avez un conseil de direction. Est-ce qu'on ne pourrait pas, à minima, créer un groupe WhatsApp pour pouvoir, quand il y a des sujets, soit qu'ils nous fassent remonter des sujets quand je pose des questions, soit qu'ils puissent participer quand on a des choses à leur demander. Bon, allez, on fait ça. Deuxième année, son comité de direction.
1:40:41
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Pas hyper investi, mais en même temps, au comité de direction, il ne parle pas des sujets communication. Donc bon, il n'y en a rien à foutre. Je dis, bon Grégory, on fait le bilan. Je pense qu'on peut aller un petit peu plus loin. Est-ce que vous n'aurez pas quelques personnes à intégrer dans nos réunions au quotidien ? Et donc du coup, là, il a nommé deux personnes. Et là, on a commencé.
1:41:06
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
avoir des résultats. C'est plus facile pour trouver des sujets de communication. Je dis, oui, ça ne repose pas que sur vous. Du coup, il y a une meilleure dynamique, etc. Du coup, ça a permis d'intégrer un peu plus le conseil d'administration. Ils ont joué un peu plus de jeu parce qu'il y avait deux personnes en interne pour aller pousser le projet.
1:41:23
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Et puis, dernièrement, je dis, bon Grégory, maintenant qu'on a ces personnes-là, il faudrait qu'on ait un ambassadeur communication dans chacune de vos agences pour à la fois faire remonter les sujets de terrain et puis pour pouvoir compter sur eux pour mener des actions.
1:41:44
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Eh bien, du coup, je leur ai fait une charte ambassadeur, on a été recruter les ambassadeurs, on a créé un groupe WhatsApp pour les ambassadeurs pour qu'ils puissent, dans un premier temps en tout cas, être le relais sur le terrain. Et puis là, on commence à voir émerger « Oh, j'ai une idée, où est-ce qu'on pourrait faire ça en entreprise du coup ? »
1:42:03
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
On a amélioré la communication interne. Il y a plus de fierté dans la communication parce que du coup, ils sont tellement contents d'avoir participé qu'ils repartagent et du coup, ça a un effet démultiplicateur sur la visibilité. Il y a plus de confiance et de complicité entre la direction et les équipes terrain.
1:42:21
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Voilà, on en est là aujourd'hui. Et là, du coup, je suis en train de le chauffer. J'ai planté la graine en février. Je dis, bon, maintenant, Grégory, ça pourrait être bien d'avoir quelqu'un en interne. Prochaine étape, c'est de l'aider à recruter. Ça m'a pris 7 ans. Parce que lui, sa maturité, c'était pas ça. Et c'est un dirigeant qui était dans l'hyper-contrôle. Il est dans l'hyper-contrôle. Pour tout te dire, il me paye en chèque. C'est le seul client qui me paye en chèque.
1:42:48
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
tous les mois. Le chèque, c'est un truc qu'il imprime, enfin, tout fait. C'est lui qui signe à la main le chèque. Autant te dire que 250 salariés, t'as un peu autre chose à foutre. Et il met du scotch sur le montant pour pas que tu puisses le modifier, pour te montrer le niveau de contrôle qu'il a.
1:43:11
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Et du coup, quand tu as affaire à des personnes comme ça, si j'étais arrivée en négociation commerciale en disant on va vous mettre un réseau d'ambassadeurs pour que vos équipes puissent participer à la communication, mais je l'aurais mis en PLS. Du coup, je ne contrôle pas, c'est les autres, mais comment je vais... Non, ce n'est pas possible. Donc du coup, c'est important pour pouvoir effectivement...
1:43:35
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
permettre à mes clients d'embarquer, c'est je diffuse le conseil en fonction du niveau de maturité, mais en ayant derrière la prochaine étape en tête. Ok, oui. Et ça prendra le temps que ça prendra.
1:43:49
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Il faut accepter ça. Sinon, de toute manière, c'est contre-productif. C'est comme ma pote dont je te parlais qui, du coup, est arrivée d'un mode d'organisation hyperparamidale et hiérarchique à « on est une entreprise libérée, tout le monde participe ». Ils l'ont envoyé chier. Voilà. Et du coup, résultat zéro. Est-ce que du coup, pour rebondir sur l'intelligence artificielle, est-ce que vous n'avez pas peur au sein de l'entreprise qu'elle…
1:44:20
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
qu'elle remplace certaines prestations de premier niveau ? Alors, si, clairement, en fait, l'intelligence artificielle, clairement, elle peut remplacer toutes les prestations intellectuelles. Toutes les professions de bureau sont potentiellement remplaçables. Parce que ça ne remplace pas l'intelligence artificielle, c'est l'humain.
1:44:54
S…
Speaker 3 (Rue Lecoulteux)
Le fait d'écouter, le fait de conseiller.
1:45:00
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Elles comptaient, mais pas avec la même écoute qu'un humain. En tout cas, pas encore. Peut-être que ça viendra, mais il y a encore une différence. Et du coup, tu ne donnes pas suffisamment de contexte à l'intelligence artificielle, comme un humain, tu me diras. Mais nous, tu vois, en huit ans ou en sept ans, pour les deux clients dont je t'ai parlé, c'est comme si on faisait partie de l'entreprise. On les connaît.
1:45:30
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
comme si on faisait partie des équipes. Et du coup, il y a une relation de confiance qui s'est créée qui fait qu'on est devenu un réflexe. C'est pour nos clients actuels. Ils perçoivent vraiment la valeur qu'on leur apporte. Pour les clients qui n'ont pas encore d'agence, eux, je pense qu'ils n'ont pas un bon usage de l'intelligence artificielle.
1:46:01
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Parce que pour que ça produise de bons résultats, il faut bien l'utiliser. Et du coup, si tu n'as pas un minimum de compétence pour driver, même si elle est de plus en plus perfectionnée, je vois les résultats que j'arrive à produire avec l'IA, c'est assez bluffant. Et malgré tout, si tu n'as pas la compétence pour...
1:46:24
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
donner l'intention en communication, ce qui est important, c'est définir le message, l'intention, l'angle avec lequel tu vas aborder les choses. Ça, aujourd'hui, je trouve que l'IA, elle n'est pas encore au niveau. Et donc, c'est là où on apporte encore de la valeur par rapport à l'IA, c'est l'idée initiale. Donc, sur les trucs un peu opérationnels, bateau, entre guillemets...
1:46:54
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Et sur une publication ou des trucs comme ça, oui, on est objectivement très remplacable. Par contre, tous les éléments dont je viens de parler, c'est qu'on a encore une utilité. Et sur l'organisationnel, ce qu'on fait sur l'organisation de l'entreprise et l'idée à monter en compétence petit à petit, en mettant la bonne structure et les bons process, ça aujourd'hui, en tout cas...
1:47:23
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
On a encore un avantage sur l'IA, pour l'instant. Ok. Alors, du coup, pour cette partie, c'est bon, là, on va passer à la partie sur le leadership et le pouvoir, la culture d'entreprise. Oui. Alors, ma première question, c'est quelle est ta vision du pouvoir ? Ma vision du pouvoir, c'est quand il y a une hyper concentration du pouvoir.
1:47:55
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Soit tu tombes sur une bonne dictature, quelqu'un qui le veut du bien, et entre guillemets ça se passe bien, ou alors tu as des personnes qui ne vont voir que leur intérêt perso, et du coup ça donne des choses qui ne vont pas forcément aller dans l'intérêt général. Donc pour moi ma vision du pouvoir c'est contre-pouvoir.
1:48:21
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Si tu veux avoir un pouvoir sain, il faut qu'il y ait un contre-pouvoir pour équilibrer les choses. S'il n'y a pas un minimum de justice dans l'exercice du pouvoir, ça donne trop de dérives. Il faut aussi être conscient qu'on fait le pareil avec le dirigeant. Le dirigeant a beaucoup de pouvoir sur son entreprise.
1:48:49
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
C'est ce que je dis aux équipes. J'ai un avis, mais je n'ai pas la science infuse. Oui, je suis dirigeante. Oui, je peux avoir le dernier mot. Mais ce n'est pas pour autant que la décision que je vais prendre ou que j'ai le pouvoir de prendre, ça va être la bonne. Et donc, du coup, c'est aussi pour ça qu'il est vraiment important de pouvoir partager.
1:49:14
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Ce pouvoir et le mode collaboratif, pour moi, au-delà de ma conviction personnelle de l'implication des équipes du GANET, tout ce qu'on a vu avant, tu réduis la capacité de l'entreprise à durer dans le temps si tu ne comptes que sur la vision d'une personne. Coup de bol, elle va avoir raison sur tout. Pour moi, ça tient du coup de bol.
1:49:43
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Combien d'entreprises se sont plantées ? Parce que le dirigeant s'est entêté dans une direction, il n'a pas écouté ses équipes. C'est arrivé une paire de fois. Et donc du coup, pour la pérennité de l'entreprise, je pense que le pouvoir...
1:50:00
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
ne doit pas être concentré et qui doit être partagé avec des personnes qui vont être compétentes à l'endroit où doit y avoir la décision. Ok. Du coup, tu y as répondu plus ou moins. Comment est-ce que toi, tu exerces le pouvoir dans ton entreprise ? Effectivement, du coup, j'exerce mon pouvoir en essayant de le donner, en étant vraiment dans la collaboration et le pouvoir partagé.
1:50:33
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
J'ai le pouvoir de vie ou de mort de l'entreprise. Ça, pour le coup, il n'y a que moi qui l'ai. C'est moi qui décide si l'entreprise ferme ou pas. Mais sur le reste, effectivement, c'est très concerté. Est-ce qu'il y a une forme de leadership qui est mise en avant dans l'entreprise ? Si oui, quel type de leadership ? Le style de leadership...
1:51:11
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Tu penses à quoi ? Au leadership toxique ? Non. Je ne connais pas les différents types de leadership. Je pense que c'est peut-être plus participatif, dans le sens où vous avez une collaboration plutôt active et une prise de décision partagée. Et il y a de l'autonomie, quand même. Oui, je suis en train de regarder. Quels sont les cinq styles ? Je regarde juste vite fait. Après, ta directive, je crois. Oui, c'est ça. Délégatif, visionnaire, persuadif, directif.
1:51:48
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Alors, je suis dans le participatif, ça c'est clair. Je suis aussi dans la vision. Je suis beaucoup dans la vision, la manière dont est positionnée d'Ouxy. J'arrive à sentir comment il faut faire évoluer les choses. Donc j'apporte ce côté vision.
1:52:22
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Un mélange entre vision et participation, je dirais. OK. Du coup, quelles sont les qualités mises en avant au sein de Duxy pour être un bon leader ? Je vais m'envoyer des fleurs, du coup. Avoir un peu de vision, parce que du coup, pour moi, le rôle d'un dirigeant, c'est d'embarquer dans un projet commun et de faire projet commun.
1:52:55
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Ça ne veut pas dire que ton projet ne pourra pas évoluer avec les autres, mais du coup, il faut qu'il y ait une première intention pour que les gens embarquent avec toi et qu'ils aient envie de participer à ce projet-là. Donc, il faut arriver à fédérer autour d'une idée commune. Et après, je dirais que ce qui fait que les équipes ou même dans d'autres sphères, les gens me suivent.
1:53:24
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
que j'arrive à embarquer sur des sujets. C'est déjà d'être convaincue soi-même par le sujet. C'est aussi l'écoute, mais la vraie écoute, pas juste je t'entends et j'en ai rien à foutre. C'est je t'entends, je t'écoute et on construit quelque chose ensemble.
1:53:54
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Alors, ça répond à ma question un petit peu d'après. Comment exercez-vous votre leadership ? Quel leader êtes-vous ? Mais est-ce que du coup, tu penses plutôt être un leader ou un manager ? Ou les deux peut-être ? Je pense que je fais les deux. Je pense que je fais les deux parce qu'il y a notamment cette partie vision.
1:54:23
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Le manager, en fait, on ne lui demande pas d'avoir forcément une vision, alors une vision managériale, etc., mais pas forcément. Moi, ce que j'aime, c'est définir, donner du sens au travail. Pourquoi dossier existe ? On sert à quoi ? Quel est notre rôle ? On a défini une raison d'être qui est hyper forte et qui donne du sens à tout ce qu'on fait au quotidien. Et ça, pour moi, c'est plutôt le côté dirigeant, leader.
1:54:53
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Et manager, c'est faire en sorte que tout le monde aille bien au sein de l'équipe.
1:55:00
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
et qu'on arrive à atteindre les objectifs qui sont définis pour assurer la pérennité de l'entreprise. Et donc, j'ai l'impression que j'ai ces deux côtés-là. Ok. Et bon, je parle de moi. Donc, apprendre avec des pincettes, je n'ai que mon avis, totalement biaisée. Quelle est la place de la culture dans l'organisation ?
1:55:31
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Alors, la culture d'entreprise ou la culture au sens général ? La culture d'entreprise. La culture d'entreprise. Culture d'entreprise très forte, pour le coup. Comme je te disais, dans le process du recrutement, c'est d'ailleurs tellement ancré. Quand on disait vérifier les valeurs, c'était vérifier que la personne va être compatible avec la culture de l'entreprise.
1:55:56
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
La culture d'entreprise, c'est quelque chose de vivant qui va évoluer avec le temps, mais il y a quand même un socle commun de base qui va définir et transpirer dans tout. Donc à la fois dans le fonctionnement de Dooxy, dans les offres qu'on va faire, dans la relation qu'on va avoir avec nos clients.
1:56:16
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
La culture d'entreprise, elle est imprégnée de partout et je veille en tant que dirigeante, mais aussi les équipes, parce que du coup, elles ont choisi de travailler dans Doucy pour ces valeurs et pour cette culture-là. Donc chacun va, à sa manière, à la fois s'assurer qu'on aide toujours dans la culture Doucy et...
1:56:38
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Et quand il y a un truc, on identifie un point qu'il faut améliorer, faire évoluer la culture pour que ça corresponde bien à nos valeurs. Ok. Alors, tu as plus ou moins répondu, mais comment la culture influence le travail dans l'organisation ? Elle influence tout. En fait, pour moi...
1:57:08
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Quand une entreprise, tu as dû entendre parler en market, ou je ne sais pas dans quelle matière, de raison d'être. Tu en avais parlé ou pas de raison d'être ? Oui. Quand une entreprise, elle choisit aussi ses valeurs, tu as beaucoup de bullshit en disant, oui, nous, on est humaniste, on est hyper exigeant, et je ne sais pas, dans le collaboratif. Et quand après, tu travailles avec elle ?
1:57:36
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Tu t'aperçois qu'ils traitent les gens comme dans la merde d'un service client, que du coup, ils t'ont fourni un service mais souri. Mais elles sont où, vos valeurs là ? Comment elles sont incarnées ? Elles ne sont pas incarnées, elles restent écrites sur un mur, c'est une jolie intention, mais derrière, on ne les a pas rendues vivantes dans la culture d'entreprise. Et donc, du coup, nous, tout ça,
1:58:02
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
C'est vraiment important d'être cohérent jusqu'au bout. Nous, par exemple, on dit qu'on a à cœur l'indépendance de nos clients. Ça va jusqu'à des trucs hyper pointus comme on livre les fichiers sources, parce que sinon ce ne serait pas cohérent, avec le côté indépendant. Du coup, quand il y a...
1:58:30
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
On a des clients qui travaillent déjà avec des prestataires en communication. Du coup, on dit, mais c'est très bien comme ça, vous multipliez les prestataires, vous limitez votre dépendance à un partenaire, donc on travaille avec eux, il n'y a pas de problème, on définit des périmètres, ça va jusqu'aux choix technologiques. On a fait des choix technologiques qui permettent à nos clients d'être indépendants. Donc tu vois l'indépendance ?
1:58:55
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
C'est vraiment quelque chose qui est ancré sur tous les plans. Pareil, l'indépendance de Duxy vis-à-vis des autres. Dans notre conseil, on ne se laisse pas influencer par un outil. On va avoir un conseil indépendant et donc on n'est pas affilié ou on ne touche pas des commissions si on recommande des choses. Parce qu'on veut avoir l'indépendance du conseil. Mes collaborateurs sont indépendants dans leur choix.
1:59:26
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Du coup, la culture, elle imprègne tout. OK. Du coup, la question suivante, tu as répondu dans celle-là. OK. En tant que manageuse, comment est-ce que tu agis vis-à-vis de cette culture ? Alors, c'est-à-dire ? C'est une bonne question. C'est un peu de contexte. Parce que comment j'agis ?
2:00:00
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
J'agis pour la faire respecter. C'est ce que j'allais dire. Comment tu fais pour la faire perdurer et pour qu'elle soit respectée, finalement ?
2:00:09
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Oui, c'est du coup, tu l'intègres dans les process, tu les repartages déjà avec les équipes et du coup, tu fais en sorte, dans les recrutements notamment, que ce soit partagé, tu les communiques en permanence. Et du coup, oui, tous tes process, ce que je te disais tout à l'heure, tous tes process, tous tes produits, tous tes services doivent respecter cette culture et ces valeurs.
2:00:38
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
pour assurer une cohérence. Donc en fait, c'est aussi dans le process de recrutement où tu l'intègres complètement pour qu'il y ait quand même un respect. Par exemple, la culture, je dis que tous les matins, il y a des daily. Je dis qu'on est en 100% distanciel, mais que du coup, pour lutter contre l'isolement, il y a tel truc, tel truc en place.
2:01:00
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Ça, ça fait partie de la culture de l'entreprise. Si, par exemple, tu n'as pas envie de bosser chez toi, tu as plutôt envie de trouver tes collègues tous les jours au boulot parce que c'est assorti, clairement, tu ne viens pas chez Douxy, en fait. La culture d'entreprise, elle doit servir à exclure ou inclure des personnes, que ce soit des collaborateurs, que ce soit des partenaires, que ce soit des clients.
2:01:30
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
C'est des conditions pour que la relation fonctionne. C'est un peu un contrat, quelque part. Un contrat à respecter pour que ça se passe bien. Est-ce que ton style de leadership a évolué depuis la création de Duxy en 2016 pour s'adapter aux nouvelles attentes des salariés ?
2:02:00
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
J'ai appris plein de choses sur le management depuis que j'ai bookie. Effectivement, mon management a évolué. Mon leadership, je pense qu'avec l'expérience, j'ai peut-être appris à plus m'affirmer, à plus affirmer les choses, même si j'étais déjà très affirmée.
2:02:36
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Mais maintenant, je pense que je le fais avec plus de tact. Avant, j'étais un peu plus en mode bulldog. J'y allais un peu en mode sauvage, un peu brut. Ce qui vient un peu avec la gestion du changement dont tu parlais tout à l'heure.
2:02:58
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Au tout début, je pense, quand j'avais ton âge, dans mes premières expériences professionnelles, j'étais un peu plus... Mais si, c'est comme ça qu'il faudrait faire, aller, même si j'avais déjà... J'ai toujours eu assez vite cette vision, ce besoin d'avoir de la vision. Du coup, je faisais, voilà, il faudrait vous amener là parce que c'est comme ça, comme ça, comme ça. Je ne faisais pas attention au niveau de maturité. C'est là-bas qu'il faut aller.
2:03:22
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Et je ne tenais pas compte de la maturité et du chemin qu'il y avait à parcours, et du coup, de la résistance que ça créait, parce que la transformation était trop grande. Ça faisait buguer, quoi. Et du coup, ça, oui, ça, j'ai fait évoluer aujourd'hui. J'apprends à donner le niveau d'information que la personne est en capacité d'encaisser. Enfin, j'essaye. Des fois, pas toujours, mais j'essaye de me dire, OK, là, pour pouvoir l'amener exactement où j'aimerais,
2:03:53
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Ça, c'est trop tôt. Ça, maintenant, je peux. Et du coup, je pose des briques comme ça. Et du coup, là, Massimo, pour moi, la prochaine étape, mais il n'était pas prêt jusqu'à présent, ce serait de lui dire qu'il pourrait prendre plus de responsabilités dans Booksy, voire, potentiellement, s'il est intéressé, à un moment, ce sera de reprendre Booksy tout court. Mais ça...
2:04:22
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Si je lui avais dit quand il était rentré. Bon, déjà, moi, je ne savais pas non plus. Mais du coup, moi, mon souhait le plus cher, c'est qu'à un moment, ce soit mes équipes qui reprennent les douxies, en fait. J'ai créé l'outil, le contexte, la culture d'entreprise. Je pense que j'ai insufflé des choses.
2:04:46
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
assez forte pour que ça puisse perdurer au-delà de moi, ce respect de l'autre, protéger les équipes, etc. Je kifferais que Massimo, que moi, je dise...
2:05:00
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
j'ai fait le tour de Duxy, même si je pense que je pourrais encore faire plein de choses. Peut-être qu'à un moment, j'ai envie de passer à autre chose et je n'ai plus le temps de consacrer suffisamment de temps à Duxy. Prends le relais. Prenez le relais. Mais du coup, ça, j'y pense aujourd'hui. Mais je ne vais pas dire ça tout de suite. Il n'est pas encore... Ce serait trop tôt, ça lui ferait trop peur.
2:05:32
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Il n'est pas encore prêt ? Donc du coup, l'expérience m'a appris que je vais semer une petite graine. Je ne sais pas encore laquelle, mais je vais la semer. Et puis du coup, je vais l'amener petit à petit. Je vais créer le terreau pour pouvoir dire à un moment « Bon, tu prends ma place ? » Ce que m'a apporté ces années d'expérience.
2:06:04
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Et du coup, là, on en arrive à la dernière partie. C'est la gestion du changement. Alors, je vais peut-être te lire toutes les questions et au pire, je te les répéterai parce qu'en fait, elles ont tout à voir ensemble. Donc, pourriez-vous nous raconter un ou deux changements que vous avez vécu récemment ? Comment est arrivé ce changement ? Comment s'est-il déroulé en termes de process ? Qu'est-ce qui a changé ? Quel a été ton rôle ? Comment est-ce que tu l'as accompagné ?
2:06:34
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Qu'est-ce que tu as mis en place ? Diagnostic, plan, ressources ? Quelle a été la réaction des membres de l'équipe ? Et avec le recul, quelle erreur de management avez-vous commise lors d'un changement et qu'en avez-vous appris ? Alors, des erreurs, il y en a des milliers, c'est sûr. Alors, attends, déjà, ce n'est pas forcément récent.
2:07:13
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Une erreur de management qui a coûté à mes équipes, c'est de prendre la décision de me séparer de Gladys tard. Donc, Gladys, comme je disais, problème de santé. Donc, du coup, en termes de management, déjà, tu as un management qui est différent pour elle.
2:07:41
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Comme je disais, j'ai essayé de la protéger autant que possible pour limiter le stress, les pathologies cardiaques, mais pas que, bref, assez complète. Et du coup, le fait d'avoir trop protégé, il y a des process insidieux qui s'étaient mis en place qui fait que non seulement moi je dois protéger, mais aussi les autres.
2:08:10
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Donc, ça a tiré vraiment sur eux. Et le fait de l'avoir protégée, au bout d'un moment, elle n'était plus trop dans la réalité de l'urgence ou du besoin qu'il y avait dans l'entreprise. Et ça a commencé à créer des tensions de surcharge sur les autres équipes. Pourtant, j'ai essayé de la secouer. Gladys, j'ai fait des réunions.
2:08:39
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
À un moment, elle a dit en daily, elle sortait d'une hospitalisation, on avait mis la caméra, elle avait des cernes jusqu'en bas des joues, sans mentir, noires, un panda, vraiment. Et du coup, quand on l'a vu, on a tous eu vraiment peur. Et elle nous dit en rigolant, tu n'étais pas en arrêt. Et elle fait, ah oui, non, mais il me l'avait signé, mais je ne l'ai pas pris, elle se met à rigoler. J'ai fermé la visio, je lui ai dit, gladi.
2:09:09
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Visio. Je l'ai déchirée. Je me suis dit, mais en quoi ça te fait rire ? Je me suis dit, t'as failli mourir, là, en fait. Elle était en réanimation cardiaque. Je dis, moi, je rigole pas, là. En fait, on a tous peur. Et du coup, pour elle, pour l'équipe, mais pour Duxy, parce que ça avait commencé à avoir des impacts aussi sur la rentabilité de ses projets. Ça engageait quand même beaucoup de choses.
2:09:38
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Il y a un moment où je me dis, écoute, là, c'est plus possible, je te propose une rupture conventionnelle, mais c'est plus possible. Mais ça, je pense que j'ai trop voulu la protéger, la préserver jusqu'au bout au détriment des autres et de l'entreprise.
2:10:00
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Et du coup, ce que j'en retiens, c'est du coup, il y a la dimension émotionnelle. On en revient un peu à l'IA, tu vois. L'IA, c'est effectivement quand tu connais très, très bien. Virer quelqu'un que tu ne connais pas, c'est facile. Alors, c'est facile. C'est plus facile.
2:10:22
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
C'est plus facile. Quand tu as un lien émotionnel, Gladys, c'était notre premier salarié. Ça, c'est six ans qu'on travaillait ensemble. Elle est venue au mariage. Je suis allée voir la naissance de sa choupette. On a partagé énormément de trucs. Quand tu dois lui dire « Bon, maintenant, tu dégages. Merci, au revoir. »
2:10:47
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Porte tes ovaires sur la table et pose-les. C'est essentiel de regarder les impacts que ça a sur les autres, de ne pas regarder que la personne, de se décentrer de la personne et de regarder tout ce que ça impacte autour. J'avais conscience, mais pas assez. J'ai pas assez vu l'impact que ça avait sur les autres.
2:11:16
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Et du coup, ça aujourd'hui, je regarde beaucoup plus les impacts en cascade visibles et surtout les non visibles. Ok. Est-ce que du coup, tu as un ou deux autres changements ? Oui, ce n'était pas vraiment un changement en fait. Un changement, un changement. Je peux te parler d'un truc qui n'est pas forcément le mien.
2:11:50
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Mais c'est Caroline qui a mis en place un outil de gestion de projet. Quand tu n'es pas beaucoup, c'est pareil, savoir tout ce qui se passe dans une entreprise, c'est plus facile. Il suffit d'avoir, entre guillemets, une bonne communication interne. Du coup, tu sais tout ce qui se passe, les projets, etc. Ça marche quand tu es trois. Et encore, tu atteins un peu une limite assez vite quand même.
2:12:17
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Et du coup, à 6, c'était impossible pour moi de savoir tout ce qui se passait dans des projets. Il y a des projets où il y a des devis qui se signaient, je n'étais pas dedans. Il y a des projets, j'intervenais absolument pas. Je ne savais pas si ça allait bien, pas bien. Des tâches en cours. Si la personne n'est pas là et qu'il y a un problème, comment tu interviens, etc. Ce qui est dans le pipe.
2:12:41
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Et donc, du coup, elle a dit, bon, je vais faire de la veille et trouver un outil pour faire de la gestion de projet. Eh bien, première étape, c'était de poser sur le papier toutes les tâches pour pouvoir les répartir, etc., avoir de l'anticipation, etc. Et ça, en fonction des uns et des autres, comme quand j'ai mis en place le...
2:13:10
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
le relevé d'heures, de pouvoir choisir ses heures sur chacun des projets. Au début, ça fichait chez tout le monde. Mais moi, je sais ce que j'ai à faire, en fait. Et du coup, c'est d'expliquer, OK, tu sais ce que tu as à faire, mais moi, je ne suis pas dans ta tête. Et du coup, je ne sais pas où tu en es. Donc, plutôt que de devenir t'interrompre dans ce que tu es en train de faire, l'objectif, c'est de pouvoir dire, bon, pour pouvoir partager l'information, et si tu n'es pas là, et pour ne pas te déranger.
2:13:40
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
On met cet outil partagé où chacun met ses tâches. Quand il l'a fini, il la ferme. Comme ça, ça prévient l'autre quand il y a des tâches ou des projets avec des interactions et surtout des interdépendances entre les tâches. Ça permet de donner le top départ à l'autre que la tâche qui bloque est terminée et qui peut lui empiler. Du coup, on a amorcé ce changement en lui donnant du sens.
2:14:09
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
sur le pourquoi, et surtout, très important, si le dirigeant ou le manager
2:14:16
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
ne montre pas l'importance qu'a le projet. Il n'est pas impliqué et qu'il ne rappelle pas que c'est important. Ça ne fonctionne pas. C'est pour ça que nous, on demande à ce que le dirigeant soit impliqué dans la communication parce que s'il n'est pas impliqué, ça veut dire qu'il n'accordera pas ni de valeur ni de temps aux équipes qui vont se mobiliser sur le sujet. Donc autant te dire que les équipes, elles ne vont pas se mobiliser. Donc là, il y avait à la fois...
2:14:45
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
Pauline et moi qui poussions en ce sens pour que les équipes, elles sentent que oui, c'est important. Oui, elles peuvent passer du temps à faire ça parce qu'elles vont aussi être attendues là-dessus.
2:15:03
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Une des erreurs qu'on a fait sur ce projet-là, sur ce changement-là, c'est une des bonnes pratiques qui a fait que ça a quand même, au final, quand même marché. Tu vois, tout à l'heure, on te disait quelle information va où. Toutes les informations qui concernaient les projets ont été mises uniquement dans ce projet. Ce qui fait que si tu voulais avoir des infos, tu n'avais pas le choix que d'aller sur cet outil.
2:15:35
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Donc du coup, dans l'appropriation de l'outil par les équipes, elles n'avaient pas le choix, elles étaient contraintes. C'est comme le zéro email dans les entreprises. Si par exemple, tu dis zéro email pour l'interne, puis il y a quelqu'un qui t'envoie un email, tu lui réponds par l'outil de messagerie. Tu as dit zéro email.
2:15:55
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Elle t'a envoyé un mail, tu réponds par la messagerie pour l'obliger à aller sur la messagerie pour avoir la réponse. Et petit à petit, elle dira, bon, je ne vais pas lui envoyer un mail. De toute manière, elle va me répondre sur l'outil. Donc, je vais aller directement sur l'outil. Et du coup, c'est comme ça aussi que tu rends concrets les changements. Donc, en lui donnant du sens et en créant des...
2:16:18
S…
Speaker 2 (Rue Lecoulteux)
Des moments où, de toute manière, la personne sera obligée d'aller sur l'outil, parce que là, on parle d'outil. Et du coup, l'erreur peut-être qu'on a faite, c'est peut-être pas suffisamment de formation à la bonne maîtrise de l'outil. On avait fait un truc, mais pas assez poussé pour qu'il gagne vraiment du temps. Donc, ne pas sous-estimer la formation à un instant T, mais aussi...
2:16:47
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
de rappeler de temps en temps des petits tips. Parce que quand tu fais une formation, admettons, tu fais une formation, une visio de 2-3 heures pour montrer comment fonctionne l'outil. Déjà, un, tu ne retiens pas tout. Et de deux, tu n'as pas le temps de présenter toutes les subtilités qui pourraient permettre à la personne de gagner du temps. Donc, c'est d'avoir ce temps très important de formation, mais derrière...
2:17:10
S…
Speaker 1 (Rue Lecoulteux)
d'avoir une personne référente pour poser ses questions et un système de monter en compétence continue pour explorer toutes les potentialités de l'outil. Ok. Écoute, moi, je n'ai plus de questions. Quand tu vas écrire, après tu vas faire ta synthèse. Si tu as d'autres choses qui ne sont pas claires ou ne répondent pas tout à fait, tu n'hésites pas.
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