Science sociale
May 03, 2026 13:56
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ਇਹ ਟਰਾਂਸਕਰੀਪਟ ਦੀ ਮਿਆਦ ਖਤਮ ਹੁੰਦੀ ਹੈ 23 ਦਿਨ
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Speaker 2 (Science sociale)
Bonjour, alors pour commencer, je voulais vous remercier Madame Sarik pour avoir accepté de répondre à mes questions. Pour vous expliquer, dans le cadre du cours de sciences sociales, nous devons interviewer quelqu'un pour en savoir plus, afin d'explorer avec vous votre parcours scolaire, professionnel et aussi votre vie privée. Alors pour commencer, je vais vous parler de vos études. Où est-ce que vous avez fait vos études ? Alors moi, j'ai fait mes...
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Speaker 1 (Science sociale)
des études secondaires aux Dames de l'Instruction Chrétienne Collège, à Léage, rue-sur-la-Fontaine. J'ai choisi cette école-là avec mes parents parce qu'eux étaient indépendants, travaillaient beaucoup et ils avaient un internat. Et donc j'ai rejoint l'internat et c'était vraiment très très chouette. J'avais des options langues, beaucoup, et j'avais un horaire un peu spécial, je vais demander une dérogation pour avoir plus d'heures de cours. Parce que comme j'étais à l'internat...
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S…
Speaker 1 (Science sociale)
C'était plus facile pour moi aussi d'assister aux cours. Je n'avais pas de transport. Et donc, j'ai pu prendre en plus espagnol, histoire de l'art qui m'intéressait, notamment 5e et 6e secondaires. Et vous avez fait l'UNIF aussi ? Après, en fait, quand j'ai 18 ans, j'ai eu mon diplôme, mon CESS. Et je voulais étudier le droit parce que je pensais que ça allait être justement une porte ouverte à plusieurs métiers. Puisque je me suis dit, voilà, tout est basé sur la loi. Et en même temps...
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Speaker 1 (Science sociale)
Et donc, j'ai fait deux ans de droit avant d'arrêter alors pour aller travailler et en même temps être un peu plus présente pour ma petite soeur. Du coup, mes parents, comme ils avaient énormément de travail et beaucoup de responsabilités, et elle, elle avait dix ans de moins que moi, je m'en suis occupée un petit peu. Et donc, j'ai exploré un peu d'autres possibilités. J'ai passé des tests au SIEP.
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S…
Speaker 1 (Science sociale)
Oui, au service d'orientation, je ne sais plus si c'était de la province de Liège ou de l'université. Et ils m'ont proposé le graduat en gestion des ressources humaines à la haute école de la province de Liège, André Vézal à l'époque, qui venait d'ouvrir. Donc c'était en septembre la deuxième année de graduat qui commençait. Et quand j'ai vu les cours, je me suis dit mais c'est génial. C'était beaucoup de cours.
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Speaker 1 (Science sociale)
Allez, dont les intitulés me parlaient. Beaucoup de cours avec justement du droit et des choses que moi je voulais comprendre et étudier parce que c'était des choses que je ne connaissais pas et je suis particulièrement attirée par ceux que je ne connais pas ou ceux que je trouve un peu compliqués dans la vie, etc. Et les métiers, par la suite, je me suis dit mais c'est vraiment génial parce que c'est un métier...
2:43
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Speaker 1 (Science sociale)
Après, les métiers dans les ressources humaines, c'est aussi très ouvert. On a beaucoup de choix. Et en même temps, il y a l'aspect justement de la loi qui reste fort présent, l'aspect communication. Et alors, la base, c'est vraiment d'être présent pour les gens à tous les niveaux, à toutes les étapes de leur vie professionnelle. Et du coup...
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Speaker 1 (Science sociale)
de les accompagner aussi pour qu'ils soient bien au travail, et donc bien de façon générale. Donc là, je m'étais dit, c'est trop bien. Donc j'ai commencé ce graduat en gestion des ressources semaines, que j'ai adoré, et puis par la suite, j'ai fait, ça c'était un de mes rêves de quand j'étais petite, je me suis inscrite à l'université de Liège pour faire les études, ça s'appelait communication et médiation culturelle à la faculté de philosophie et lettres.
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Speaker 1 (Science sociale)
C'était une épreuve complémentaire, parce que j'avais fait un graduat, je ne devais plus refaire les candidatures, ce qui est maintenant l'équivalent du bachelier. Et après, je pouvais directement faire la licence, ce qui est maintenant l'équivalent du master, en anthropologie de la communication. Et ça, ça m'intéressait particulièrement, parce que je pense que tout est communication, et que parfois, beaucoup de problèmes viennent du fait que les gens ne se comprennent pas. Et donc, voilà.
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Speaker 1 (Science sociale)
Et vous trouviez vos études compliquées ? J'ai trouvé la comptabilité compliquée en graduat. Et donc, j'ai dû étudier par cœur parce que là, je me suis dit que je n'allais pas mettre de l'énergie pour comprendre ça parce que sur le côté, j'avais déjà un emploi. Et donc, je m'organisais pour...
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Speaker 1 (Science sociale)
être un peu stratégique au niveau de l'étude, de mes examens, de mes stages et de mon travail, et aussi alors du support que j'apportais pour le suivi scolaire de ma soeur, parce que mes parents, c'était pas trop leur truc. Et donc, oui, la compta, j'ai décidé de ne pas essayer de comprendre. Mais tout le reste, oui, j'ai pas trouvé ça particulièrement difficile. J'ai trouvé ça passionnant.
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Speaker 1 (Science sociale)
Et donc, je me réjouissais chaque fois des cours qu'on avait. Le néerlandais, ce n'était pas particulièrement difficile, mais je n'avais pas d'attrait nécessairement. J'étais très contente de ne plus en avoir à l'université. Mais par contre, j'étais très contente de l'apprendre en travaillant à Bruxelles par la suite. Mais le néerlandais, oui, en graduat, ce n'était pas quelque chose qui m'appelait particulièrement.
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Speaker 1 (Science sociale)
Dans les études de gestion des ressources humaines, il y a du néerlandais. En gestion des ressources humaines, il y avait anglais et néerlandais. Il y avait des cours de droit social, de communication, de psychologie, de psychologie du travail, de statistiques, beaucoup, comptabilité un petit peu. Il y a même eu en dernière année de graduer un cours de marketing dont je n'ai pas trop compris l'utilité, mais bon, voilà.
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S…
Speaker 1 (Science sociale)
Ça fait partie du programme. Et d'autres cours, probablement, que j'ai un peu oubliés. On a des cours d'informatique aussi, qui étaient pas mal. Mais maintenant, je pense que plus personne n'a besoin de ce type de cours, vu que ça fait un peu partie de la vie de tous les jours, ce qui n'était pas le cas il y a 25 ans. À l'université, c'était...
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Speaker 1 (Science sociale)
des cours qui étaient très variés et intéressants, comme c'était dans la faculté de philosophie et lettres et dans la section communication. La section communication regroupait le cinéma, le journalisme et les médias, et l'anthropologie alors de la communication, qui n'est pas l'anthropologie de façon générale. Et alors il y avait aussi une petite section musicologie, et donc on avait des cours dans ces sections-là aussi, en épreuve préalable, avant de pouvoir accéder à la licence, donc l'équivalent du master. Et donc là oui, il a fallu fournir beaucoup de travail, puisqu'il y avait beaucoup de cours.
6:16
S…
Speaker 1 (Science sociale)
du bachelier, mais en fait c'était les candidatures, qui étaient rassemblées en une seule année. Et donc il fallait fournir la présence aux cours, les lectures, les travaux, les travaux de groupe, plus les examens, les QCM, etc. Et c'était un rythme auquel je n'étais pas nécessairement habituée. Et comme je travaillais en plus sur le côté à mes temps, donc j'avais 20 heures de travail.
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S…
Speaker 1 (Science sociale)
C'était aussi une fameuse organisation. Donc oui, il y a des cours où je devais décider un peu d'être aussi stratégique et de ne pas nécessairement avoir plus de résultats, mais de me contenter par exemple d'un 12 ou d'un 13. Et alors d'autres cours où j'avais plus de facilité, où là je savais qu'avec moins de travail, j'allais avoir plus de points et donc augmenter ma moyenne, mais de toute façon...
6:59
S…
Speaker 1 (Science sociale)
À l'époque, le système était comme ça. Il suffisait qu'on ait réussi la majorité des cours. Si on avait par exemple un échec à 8 sur 20, on pouvait quand même passer si on avait réussi tout le reste.
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S…
Speaker 1 (Science sociale)
C'était un système un peu différent. Et donc, oui, je me suis organisée comme ça. C'était super intéressant au niveau de la culture générale, au niveau de la compréhension de la communication, au niveau de la découverte de certains métiers. Et ce sont des choses que j'utilise beaucoup par la suite. J'ai beaucoup utilisé tout ce que j'ai appris sans m'en rendre compte parfois dans les différents métiers que j'ai. Et ce sont encore des atouts aujourd'hui dans ma vie personnelle et dans ma vie professionnelle. Donc, je ne regrette pas du tout.
7:38
S…
Speaker 1 (Science sociale)
Super. Est-ce qu'après vos études, vous avez directement su trouver un métier ? Oui, parce qu'en fait, de base, j'ai commencé à travailler assez tôt comme étudiante. Et comme mes parents étaient indépendants, j'ai aussi une façon de voir le travail, je pense la valeur travail qui était très présente. Et donc, ça me semblait normal de travailler pendant mes études aussi. Et donc, j'ai d'abord trouvé...
8:10
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Speaker 1 (Science sociale)
un emploi un petit peu alimentaire comme ça, en me disant, il faut que j'ai un travail, parce que j'ai acheté une maison et je me mariais. Et donc, j'ai pris un emploi au Sartilement, tout près de chez moi, c'était accessible en bus, parce que je n'avais pas le permis de conduire, et c'était principalement ma connaissance de l'anglais, et le fait que j'avais un gradient de gestion des ressources humaines qui les a intéressés. Ils étaient très pressés de recruter quelqu'un, parce que c'était un emploi où il fallait avoir plusieurs casquettes.
8:37
S…
Speaker 1 (Science sociale)
Et moi, j'avais une forme de polyvalence grâce à mes études, grâce en partie à ma personnalité et grâce aussi au fait que j'avais déjà eu plusieurs jobs étudiants. Donc, j'étais un petit peu professionnalisée déjà. Il y a des choses que je savais déjà faire grâce à mes jobs étudiants dont eux avaient besoin. Et donc, j'ai trouvé cet emploi-là. J'ai travaillé là un an et demi parce qu'en parallèle, je postulais au CELOR.
8:57
S…
Speaker 1 (Science sociale)
qui est l'actuel BOZA, le SPF de support et soutien stratégique, je pense, du fédéral. Maintenant, j'ai oublié le nom, ça a changé encore. À l'époque, c'était CELOR, sélection, orientation et recrutement de l'État fédéral belge.
9:12
S…
Speaker 1 (Science sociale)
Et donc, c'était là qu'on recrutait les fonctionnaires fédéraux. Et il y avait plein de projets formidables. J'avais l'impression qu'entrer dans une grosse institution à un niveau très élevé de la structure fédérale de la Belgique, j'allais avoir plus d'impact. J'allais faire des choses utiles pour le plus grand nombre. Et donc, c'est pour ça que je voulais travailler là-bas. Et donc, j'ai prévenu mon employeur, EurogenTech à l'époque, une entreprise biopharmaceutique.
9:34
S…
Speaker 1 (Science sociale)
une biothèque au certainement que j'avais trouvé un job plutôt dans mon créneau en ressources humaines alors et que j'allais les quitter et donc je suis allée travailler à Bruxelles en 2007 en tant que consultante en ressources humaines au CELOR où je suis restée jusqu'en 2015 au moment où alors je suis passée toujours avec le même intitulé de fonction au service des ressources humaines du SPF Finance qui est le plus grand employé.
10:01
S…
Speaker 1 (Science sociale)
Donc je continuais sur ma lancée RH et en même temps le plus grand nombre et le plus d'impact possible. Donc si je comprends bien, le fait que vous avez un diplôme et que vous avez eu de l'expérience dans le travail, ça vous a permis d'avoir...
10:18
S…
Speaker 2 (Science sociale)
Ça vous a permis de trouver un métier plus facilement que quelqu'un qui n'a pas d'expérience ? Oui, et aussi mes études en ressources humaines, elles m'ont aussi appris à ne pas postuler à des choses qui ne me convenaient pas. Parce que du coup, ces études-là m'ont permis de mieux me connaître, de mieux connaître mes atouts, de mieux connaître les métiers aussi, où sur base de mon expérience, j'allais pouvoir avoir plus de chances d'être engagée.
10:37
S…
Speaker 2 (Science sociale)
Et donc, je n'ai pas postulé à des choses où je me suis dit, ben non, je ne vais pas postuler à tout. J'ai juste postulé à cet emploi-là et je l'ai eu tout de suite parce qu'effectivement, je correspondais vraiment à ce qu'ils demandaient. Mais ça, je l'ai argumenté aussi pendant l'entretien et ma connaissance de l'anglais a été vraiment aussi un atout pour eux parce qu'ils travaillaient beaucoup avec des personnes qui ne parlent qu'anglais. Ils avaient beaucoup de collègues, d'employés ou de clients qui parlaient uniquement en anglais.
11:02
S…
Speaker 1 (Science sociale)
Et tout ce que moi, j'avais appris pendant mes études et pendant mes jobs étudiants, c'était des choses que je pouvais directement utiliser. Donc, c'est-à-dire que j'étais plus efficace directement que quelqu'un d'autre qu'il fallait plus former. Donc, ça a été un atout. OK, ça. Maintenant, par rapport à votre travail, est-ce que vous avez des bons horaires de travail ? Mon travail actuel ? Oui. Alors, depuis 2015, je suis engagée au SP Finance.
11:32
S…
Speaker 2 (Science sociale)
Et déjà, auparavant, au CELOR, qui est donc devenu Beza, ou Travailler pour.be, il y a une façon d'envisager le travail qui s'appelle les New Ways of Working, les nouvelles façons de travailler. Et alors, quand je suis rentrée en service, comme on dit, quand j'étais engagée, on avait soit le pointage, avec la carte de pointage, et donc au CELOR, c'était 8 heures par jour, avec des récupérations de 8 heures par mois, donc c'est-à-dire que, comme on travaille 40 heures par semaine,
12:02
S…
Speaker 2 (Science sociale)
et que c'était deux heures de plus que les 38 heures qu'on devait normalement prester, ces deux heures-là, on les récupérait chaque mois avec un jour de récupération, de compensation, en plus des congés qu'on avait déjà. Et alors, il y avait une possibilité, si on ne pointait pas, d'avoir toujours ce même système, mais d'avoir plus de flexibilité dans la façon de s'organiser. Donc, on ne récupérait pas des heures parce qu'on avait pointé et qu'on avait fait trop d'heures. Mais par exemple, on pouvait commencer entre 7h30 et 9h.
12:31
S…
Speaker 2 (Science sociale)
et s'arrêter de travailler entre 16h et 18h. Maintenant, ça a encore évolué. On peut commencer à travailler entre 7h30 et 11h du matin sans devoir prendre congé si on arrive à 10h45 au bureau, par exemple, ou si on se met à télétravailler à 10h10 ou j'en sais rien. Alors qu'avant, par exemple, c'était jusqu'à il y a quelques années. Si je commence à travailler à 9h05, j'étais en retard. Là, je ne le suis plus. Et alors, entre 14h30 et 19h, on doit travailler. Mais on s'arrête aussi un petit peu quand on veut entre 14h30 et 19h. Pourquoi ? Parce qu'on travaille par objectif.
13:01
S…
Speaker 2 (Science sociale)
Et plus par nombre d'heures. Donc on a des objectifs sur l'année. Et alors, régulièrement, avec nos collègues ou notre chef, parce que c'est une institution fédérale, donc c'est assez hiérarchisé. On discute un petit peu d'où on en est dans notre travail. On est très autonome. Donc on fait nous-mêmes nos plannings et on s'organise nous-mêmes pour faire en sorte que tout ce qu'on doit faire chaque jour, chaque semaine, chaque mois ou sur l'année, soit fait. Donc quand il y a des imprévus, on...
13:29
S…
Speaker 2 (Science sociale)
les accueille. Mais ça veut dire aussi que, par exemple, si moi, j'en ai prévu au niveau privé, mon travail l'accepte aussi, mon employeur. Et donc, ça veut dire, par exemple, si je suis en retard parce que j'ai ma voiture en panne ou un de mes enfants qui est malade ou des choses comme ça, ou même que je ne peux pas aller au bureau, je peux choisir de ne pas aller au bureau. Il y a suffisamment de relais que si jamais je dois être remplacée pour des interviews ou des choses où je suis obligée d'être au bureau en présentiel, il n'y a que moi qui peux les faire, mais en fait, non.
13:58
S…
Speaker 2 (Science sociale)
il est complètement acceptable pour mon employeur, si j'ai un vrai problème évidemment, de reporter ce que moi j'ai dû faire, s'il n'y a que moi qui peux le faire, ou de l'illuler avec les collègues, et les collègues pareil, je peux les remplacer quand ils sont absents, ou mes tâches, je les fais à d'autres moments, où elles sont fait partie avec mes collègues, donc c'est très fluide, et le travail n'est pas impacté par mes imprévus à moi, et en même temps...
14:22
S…
Speaker 2 (Science sociale)
C'est acceptable que moi, j'ai des imprévus ou que j'arrive en retard ou que je parte plus tôt. Par exemple, si je dois aller chez le dentiste ou chez l'orthodontiste avec mon adolescent, si je pars du travail à Bruxelles à 15h, je prends le train pour être à 16h à Liège parce que lui, il a rendez-vous à 16h45, personne ne va me dire que je pars trop tôt.
14:39
S…
Speaker 2 (Science sociale)
À côté de ça, quand il y a du travail, c'est vrai que, par exemple, je peux rester jusqu'à 22h un jour au travail s'il y a une foire, un job day ou quelque chose, et qu'il faut accueillir des nouveaux collègues et leur expliquer un petit peu ce qu'on fait en termes de recrutement, est-ce qu'on leur propose comme avantage ou comme emploi, ou leur présenter notre employeur. Et donc c'est très fluide, mais c'est aussi alors nous qui nous organisons par rapport à notre...
15:00
S…
Speaker 2 (Science sociale)
vie privée, il y a nos besoins privés. Donc c'est très flexible, vraiment. C'est très pratique alors. C'est super pratique, oui. Est-ce que vous pouvez me dire une journée type au travail ? Est-ce que vous pouvez me dire une journée type au travail ? Bien sûr. Donc généralement, moi je me lève toujours à 6h en semaine.
15:29
S…
Speaker 1 (Science sociale)
Parce que comme ça, je peux déjà allumer mon laptop chez moi. Donc on travaille plus avec des ordinateurs fixes depuis plusieurs années. Je pense depuis un peu plus de 15 ans.
15:41
S…
Speaker 1 (Science sociale)
Parce qu'on peut télétravailler depuis 2010, ça a commencé par un jour par semaine et ensuite ça a commencé à augmenter. Et le confinement a vraiment impacté la façon de travailler aussi en permettant à tout le monde de télétravailler à temps plein et de voir que ça fonctionnait aussi. Là maintenant, on n'est plus dans une optique de retour au travail pour favoriser les relations entre collègues. Mais donc si je télétraille ou si je télétraille pas, j'allume toujours mon PC dès que je me réveille pour voir un petit peu...
16:08
S…
Speaker 1 (Science sociale)
ce qui se passe avec mes emails, avoir de nouveau un petit peu ma journée claire dans ma tête, régler déjà deux, trois petites choses, voir si mes collègues m'envoyaient des petits messages, peut-être que j'ai une collègue qui en a prévu justement ou pas. Et puis ensuite, je prends ma douche, je m'occupe du petit déjeuner de tout le monde et je remets mon laptop dans mon sac, sauf si je télétravail.
16:32
S…
Speaker 1 (Science sociale)
Mais je dépose mes enfants à l'école ou alors mon adolescent part en bus. Ensuite, soit je vais en bureau satellite alliage, soit je vais au bureau à Bruxelles, alors je prends le train. Dans ce cas-là, ça dépend si je suis accompagnée ou pas. Mais même si je suis accompagnée parfois par des collègues, il se peut qu'on travaille dans le train. Alors là, on fait très attention à ce qu'on fait. Évidemment, il ne s'agit pas de faire le rapport, par exemple, d'entretien d'une personne.
16:53
S…
Speaker 1 (Science sociale)
Et de montrer son nom parce que quelqu'un pourrait être à côté de nous, derrière nous et le lire. Donc il faut faire attention aux données confidentielles. Mais on peut tout à fait vite répondre à des emails ou lire des choses ou préparer un dossier. Par exemple, si je prends le train à 8h et que je dois être à 9h au bureau parce qu'à 9h15 j'ai des entretiens, je relis un petit peu ma fiche d'entretien. Je regarde un petit peu ce qui était prévu par rapport à la réunion d'équipe, voir si moi j'ai un point à présenter ou duquel je dois parler par rapport à la réunion de la semaine d'avant.
17:25
S…
Speaker 1 (Science sociale)
Si j'ai des formations ou pas, je reprépare un petit peu tout ça. Et quand j'arrive à Bruxelles une heure plus tard, ou si j'arrive par exemple à la tour d'Aliège où je vais en bureau satellite, je continue juste à répondre à des e-mails, à répondre aux collègues qui m'ont envoyé des petits messages dans la messagerie Teams, qui est une espèce de messagerie style Messenger, etc., mais de bureau.
17:49
S…
Speaker 1 (Science sociale)
Si je vois que j'ai des appels en absence, je renvoie un petit message quand ce sont des collègues en disant quand es-tu disponible aujourd'hui pour que je te rappelle ou alors est-ce que c'est réglé déjà ou pas. Si ce sont des appels externes, je regarde dans la journée à quel moment je peux rappeler les gens pour leur dire que j'ai bien vu leur appel mais visiblement ils ont appelé hors des heures de bureau ou le week-end parfois. Ou alors à un moment où moi j'étais prise soit par une réunion, soit par une activité avec des collègues.
18:15
S…
Speaker 1 (Science sociale)
ou des interviews ou des formations, ça dépend un petit peu. Si c'est le 15 du mois, mes collègues et moi, on est censé préparer la matinée d'accueil des nouveaux collègues qui rentrent en service le 15 du mois. Donc là, généralement, c'est un peu pratico-pratique. On prend des panneaux, on les installe dans une salle de réunion, on invite les gens à nous rejoindre, on leur fait une petite présentation de certaines choses avant d'être sûrs qu'ils ont les personnes soit de leur service, soit du service des ressources humaines.
18:44
S…
Speaker 1 (Science sociale)
qui vont les prendre en charge et les emmener dans leur lieu de travail.
18:49
S…
Speaker 1 (Science sociale)
Et après, du coup, on rerange ces panneaux-là avant de continuer notre journée. Alors toujours avec soit des réunions. Moi, mes réunions, elles portent soit sur des préparations d'examens en externe ou en interne avec des clients internes, donc des chefs de service ou des collègues des ressources humaines qui vont recruter pour certains services. Et donc là, on doit parler, par exemple, du type de recrutement qu'on doit faire. Est-ce que ce sera en mobilité interne ? Est-ce que ce sera plus tel type d'examen ? Est-ce que ce sera en recrutement externe ?
19:18
S…
Speaker 1 (Science sociale)
Si ce sont des promotions en interne, par exemple, des chefs, des personnes qui ont déjà un certain niveau et qui veulent monter de niveau pour devenir chef ou pour devenir expert, ça on prépare aussi avec les collègues de ce service-là. On peut aussi...
19:33
S…
Speaker 1 (Science sociale)
Si je mène des entretiens, je m'assure d'être connectée à temps, un petit quart d'heure avant le début du premier entretien, voir qui sont les assesseurs, les membres du jury. Est-ce qu'ils ont déjà fait des entretiens comme ça ? Est-ce qu'ils ont toutes les informations dont ils ont besoin ? Est-ce que je peux les renseigner de nouveau sur les changements qu'il y a eu par rapport à la fois d'avant, sur ce qu'on va faire maintenant ? On regarde les CV des candidats ensemble. On regarde s'il y a des choses qu'on pourrait déjà poser comme questions ensemble.
20:02
S…
Speaker 1 (Science sociale)
S'il y a des choses un peu spécifiques. Je demande à mes autres collègues qui ont déjà mené les entretiens s'il y a eu quelque chose de spécial. On a pas mal de conversations de groupe, soit dans mon équipe directement, soit avec toutes les personnes qui font passer les entretiens, soit avec les personnes de l'étage même. Soit par exemple avec les collègues de l'équipe qui s'occupent de la communication vers l'extérieur.
20:26
S…
Speaker 1 (Science sociale)
parce qu'ils ont besoin de nous pour aller expliquer les métiers ou les procédures de recrutement aux gens qui sont intéressés justement par l'idée de nous rejoindre à l'État ou en particulier au SP Finance.
20:38
S…
Speaker 1 (Science sociale)
Et donc après, c'est moi qui gère l'interview avec eux, avec les assesseurs. C'est moi qui fais en sorte, après, généralement, en fin de journée, je mets toujours un moment pour rédiger des rapports d'entretien. Donc c'est chaque personne qui a passé un examen, que ce soit un examen de mobilité interne, un examen de promotion aussi en interne pour monter de niveau, devenir manager ou expert, soit un examen de recrutement externe pour juste être engagé chez nous.
21:03
S…
Speaker 1 (Science sociale)
Le droit d'avoir un rapport qui récapitule un petit peu la raison, finalement, de leur résultat, pourquoi ils ont ce résultat-là. Donc ça, je prévois toujours un moment pour le rédiger. À midi, ça dépend. Ça dépend si j'ai une réunion d'équipe qui déborde un peu.
21:19
S…
Speaker 1 (Science sociale)
Mais sinon, je prends toujours le temps d'aller manger, soit avec mes collègues directs, soit avec d'autres collègues. Et ce que j'essaie aussi de faire, c'est d'aller faire un tour dehors. Parce que comme je suis tout le temps à l'intérieur de mon ordinateur, j'ai besoin d'aller un petit peu à midi ou même parfois à 10 heures. Je m'organise avec des collègues d'autres équipes pour faire une petite pause café ensemble.
21:38
S…
Speaker 1 (Science sociale)
Et en fait, ce n'est pas juste une pause où on papote de notre week-end ou de nos vacances. C'est aussi un moment où on échange des informations sur des dossiers qu'on a en commun ou sur des problématiques ou sur des questions qu'on se pose. Et donc, c'est toujours agréable de collaborer comme ça aussi. On n'est pas nécessairement obligé de faire une réunion avec quelqu'un où on peut juste aller prendre un café dix minutes avec lui pour parler du problème et puis ensuite continuer de travailler.
21:59
S…
Speaker 1 (Science sociale)
Au bureau, en fait, on a aussi une possibilité de choisir la façon dont on travaille. Donc, ça dépend. Si, par exemple, je vais au bureau à Liège, là, je suis dans un bureau qui est uniquement pour les personnes qui viennent en bureau satellite, donc qui ne sont pas normalement dans ce bureau-là, dans ces tours-là à Liège, mais qui y vont pour la journée. Et donc là, je ne commence pas à me promener un peu partout. Généralement, je m'organise aussi avec des collègues pour qu'on y aille en même temps et qu'on mange ensemble à midi, ou je m'organise avec d'autres collègues pour qu'on se voit à midi aussi. Je vais me promener toujours un petit peu à l'extérieur au pas.
22:26
S…
Speaker 1 (Science sociale)
Mais j'essaie de faire des réunions avec des personnes qui ne travaillent que là à Liège pour rentabiliser ma journée sur place. Et sinon, quand je vais à Bruxelles, généralement, c'est les jours où je dois vraiment avoir plus de contacts ou de réunions que les jours où je suis en télétravail.
22:47
S…
Speaker 1 (Science sociale)
Les jours où je suis en télétravail, j'essaie de les choisir en fonction, pas seulement de ma vie privée, aussi, par rapport aux horaires des enfants ou à leur rendez-vous après journée. Par exemple, s'il y en a un qui doit aller, de nouveau, je suis retour dentiste ou je ne sais pas.
23:00
S…
Speaker 1 (Science sociale)
Mais aussi, par exemple, si j'ai des interviews qui ne sont pas en présentiel à Bruxelles, mais qui sont en ligne, c'est un peu bad de juste aller à Bruxelles pour moi-même m'enfermer dans un bureau toute seule toute la journée ou une partie de la journée. Alors que si je le fais chez moi, c'est pareil. En plus, là, je ne perds pas du temps. Je ne sais pas que je perds du temps en train, mais je n'aime pas faire les rapports sur les personnes dans le train parce que je trouve ça indiscret.
23:24
S…
Speaker 1 (Science sociale)
Donc, j'essaie aussi de choisir mes activités. Et alors, dans mes journées type, j'essaie de toujours inclure un moment où je me tiens au courant de l'actualité. Par exemple, je suis abonnée à différentes newsletters.
23:34
S…
Speaker 1 (Science sociale)
Et on a aussi un intranet qui nous donne beaucoup d'informations sur notre employeur, mais aussi sur notre service, donc le service d'encadrement personnel et organisation, qui est le service des ressources humaines. Et donc, il y a toujours un moment dans la journée où je regarde un peu ce qui s'est passé. Je ne le fais pas tout de suite, je fais d'abord un peu les urgences, mais ça, quand je fais une petite pause, je le fais. Et alors, on a un site de formation qui s'appelle Explore. On a des formations qui durent plusieurs jours. On a des formations avec des formateurs, mais on a aussi des formations en auto-apprentissage. Et on a des formations qui sont juste, par exemple, des mini-podcasts.
24:04
S…
Speaker 1 (Science sociale)
Si j'envoie sur un sujet qui m'intéresse et qui dure deux minutes, je me fais une petite pause casque, comme ça, et j'écoute ce truc-là. Ça diversifie les activités entre les e-mails, les appels, les réunions, les interviews, ou juste les moments d'échange, d'information, de collaboration avec les collègues.
24:29
S…
Speaker 2 (Science sociale)
Et donc, dans la journée type, ça, ce n'est pas toujours le cas. Parfois, c'est aller parfois dans des écoles et expliquer un petit peu les métiers de notre employeur l'ESP Finance.
24:44
S…
Speaker 2 (Science sociale)
pas nécessairement très fréquent. Mais ce qui peut encore bien arriver, c'est des accompagnements de carrière. Un accompagnement en anglais, c'est du coaching et c'est des personnes qui se posent des questions parce qu'ils ont été absents. Par exemple, une interruption de carrière de deux ans pour diverses raisons.
25:00
S…
Speaker 1 (Science sociale)
Ensuite, ils reviennent et donc il faut les accueillir pour le retour, voir un petit peu ce qui a changé et finalement, s'ils retournent dans leur service de base ou s'ils vont dans d'autres services, s'ils continuent leur métier, s'ils ont envie un petit peu d'explorer d'autres facettes du métier, s'ils ont envie de...
25:19
S…
Speaker 1 (Science sociale)
s'ils ont besoin de formation ou pas, ou d'un certain type d'accompagnement ou pas. Et alors, il y a des personnes qui viennent parce qu'elles se posent certaines questions aussi par rapport à leur carrière. Et donc, à ce moment-là, on prévoit entre 5 à 8 séances de discussion d'environ une heure avec des outils concrets d'exploration un petit peu de soi et aussi de ses choix professionnels pour avancer de façon plus claire vers la suite et toujours être bien au travail et dans sa vie.
25:44
S…
Speaker 2 (Science sociale)
Et aussi, dernière question par rapport au travail, est-ce que vous trouvez qu'il y a une bonne ambiance de travail ? Oui, ça j'ai toujours eu de la chance en fait je pense aussi.
26:00
S…
Speaker 1 (Science sociale)
J'avais un a priori un peu négatif sur l'ESP Finance quand je n'y travaillais pas, parce que c'était mon client quand je travaillais au CELOR, donc à travailler pour.be. C'est un gros, gros client qui fait ses recrutements un peu différemment des autres parce qu'ils ont tellement de besoins qu'ils font un peu des grosses sélections généralistes, qui est un peu le contraire de ce qu'on nous apprend à l'école, où on doit faire un recrutement un peu personnalisé et spécifique.
26:23
S…
Speaker 1 (Science sociale)
Et donc, c'était un peu le seul qui fonctionnait comme ça. Donc, quand on nous attribuait des procédures de sélection et de recrutement pour l'ESP Finance, mes collègues et moi, quand on était au CELOR, on n'était pas hyper enchantés tout de suite parce qu'on savait que ça allait être long, compliqué et en même temps...
26:40
S…
Speaker 1 (Science sociale)
qu'on allait devoir recruter toutes sortes de types de profils, sans trop savoir finalement ce qu'ils allaient faire, parce qu'il y avait une multitude de services, et donc ce n'était pas ce pour quoi on a été formés à la base, alors que les autres employeurs du fédéral, donc les autres SPF, le SPF Justice, ou le SPF santé publique, ou l'Institut de séismologie par exemple, c'était toujours très clair, c'était des fonctions assez précises, et donc là ça correspondait plus à notre façon de faire de la sélection et de recrutement.
27:08
S…
Speaker 1 (Science sociale)
Et donc, je m'étais dit, ça a l'air d'être un énorme employeur. Je n'avais pas envie d'être un numéro dans une grosse institution et d'être dans une espèce de machine comme ça. Et en fait, à force de travailler avec eux et de découvrir les métiers, et toujours pour rejoindre cette idée d'avoir le plus d'impact possible sur le plus grand nombre en termes de bien-être.
27:33
S…
Speaker 1 (Science sociale)
et d'être juste dans les recrutements, et que les gens trouvent leur place pour eux-mêmes et dans la société de façon générale, je me suis dit, mais en fait, c'est vraiment là qu'il faut être, et c'est typiquement pas les métiers que moi je ferais. Et comme ce que je ne comprends pas, ça me rend fort curieuse, et que j'ai envie de voir un peu ce que c'est, quand j'ai eu l'opportunité d'y travailler, en participant à une de ces grosses sélections générales qu'ils organisent et que j'aimais pas trop, avec plein de collègues, on a été une quinzaine à les rejoindre.
28:03
S…
Speaker 1 (Science sociale)
Parce que chez mon ancien employeur, les méthodes de travail avaient un peu changé et on allait faire moins justement le métier qu'on aimait pour devenir plus des formateurs et des gens qui allaient former les autres à faire du recrutement. Ce qui est aussi très chouette. Mais ne faire que ça, alors qu'on aime son métier, ce n'était pas nécessairement ce qu'on voulait. À l'époque, en tout cas, c'était comme ça. Et donc du coup, quand je suis arrivée là, je me suis dit, moi, des personnes que je connais déjà de là, des contacts professionnels que j'ai, je remarque qu'ils ont...
28:30
S…
Speaker 1 (Science sociale)
des services différents où il y a de bonnes ambiances, où ils ont créé des espèces de mini-familles professionnelles et où même, malgré la grandeur de cet employeur et le nombre incroyable de personnes qui travaillent, 21 000, ça reste en fait un employeur où il y a une bonne ambiance globale, malgré la grande responsabilité qu'il y a là, parce qu'il touche quand même à ce qui est fondamental pour les citoyens, qui est l'argent.
28:56
S…
Speaker 1 (Science sociale)
Et je me suis directement retrouvée dans un service sans m'en rendre compte où j'ai retrouvé des personnes avec lesquelles je prenais le train. Donc je ne savais même pas que j'allais tomber avec elles. Et ça a été un peu la porte ouverte.
29:08
S…
Speaker 1 (Science sociale)
ainsi que le métier que j'allais faire, alors et les missions que j'avais, pour recréer des relations professionnelles avec plein d'êtres humains formidables, avec parfois des choses très difficiles à dire ou à faire, mais dans une ambiance vraiment super courtoise et polie. Ce n'est pas toujours évident, parce que tout le monde a des intérêts différents, mais c'est justement là que je pense que les études que j'ai choisies ont un avantage, parce que moi j'arrive à avoir du recul et aussi à être une bonne médiatrice, donc à être comme une traductrice entre les besoins des uns et des autres,
29:39
S…
Speaker 1 (Science sociale)
justement qu'il y ait des tensions éventuelles, ce genre de choses. Et donc, oui, je trouve que j'ai de la chance d'avoir une bonne ambiance de travail de façon générale, même malgré parfois les dossiers difficiles, parce que ça touche à la vie des gens. Il y a des choses vraiment dures dans la vie des gens, parfois. Oui, je pense aussi que c'est important qu'il y ait une bonne ambiance de travail. Comme ça, ça nous donne envie aussi d'aller au travail. Oui !
30:00
S…
Speaker 1 (Science sociale)
C'est que l'ambiance, elle est nulle. Franchement, on n'a pas très envie d'y aller. C'est ça. Et puis aussi, il y a des personnes, elles vont juste avoir envie de faire leur métier. Tant pis s'il y a des personnes avec lesquelles ça ne se passe pas bien autour, parce qu'elles ne vont pas nécessairement être impactées par ça. Mais il y a énormément de personnes qui préfèrent se dire, j'ai un métier que j'aime à 60-70%, il y a des choses que je peux améliorer. Mais en fait, les collègues que j'ai autour et l'ambiance qu'il y a autour sont tellement chouettes.
30:22
S…
Speaker 2 (Science sociale)
Que je préfère ça parce que ça me nourrit plus et ça me donne plus l'envie de rester là et ça me fait passer de bonnes journées malgré certaines tâches que je n'aime pas. Et il faut accepter les différents points de vue et les différentes réalités. Donc oui, moi j'ai de la chance, franchement. Globalement, un employeur avec une très bonne ambiance. Maintenant, je vous pose des questions sur votre vie privée. Est-ce que vous avez des loisirs ? Si oui, lesquels ?
30:55
S…
Speaker 1 (Science sociale)
Alors moi, j'aime bien lire. Donc quand je ne peux pas travailler dans le train, par exemple, parce que ce que je dois faire comporte des données confidentielles et à côté de moi, il y a des personnes ou derrière moi, il y a des personnes qui pourraient voir mon écran. Et ou peut-être parce que je n'ai pas la tête à faire une formation ou à faire mes emails ou des choses comme ça, ça dépend aussi. Généralement, je lis si je ne suis pas avec des collègues ou des connaissances. Donc le train, c'est un atout pour moi parce que dans ma vie de tous les jours, je n'ai pas nécessairement le temps de placer des moments lecture.
31:21
S…
Speaker 1 (Science sociale)
Et donc, je marche beaucoup quand je ne vais pas courir. Donc, d'habitude, je vais courir. Et alors, je vais nager deux fois par semaine. Quand je marche, soit je vais marcher seule puisque j'aime bien écouter les podcasts en même temps.
31:35
S…
Speaker 1 (Science sociale)
Il y en a un notamment qui s'appelle Le Bonheur au Travail qui est vraiment très chouette sur Spotify. Après, j'en écoute d'autres. Et alors, ça me donne aussi l'occasion de revoir des amis avec lesquels on n'a pas toujours l'occasion de se croiser. Et en fait, là, on a ce chouette moment de non seulement on marche, on prend un peu l'air parce qu'on est toutes devant l'ordinateur 40 heures par semaine et c'est un peu fixe, sédentaire et un peu enfermé comme ça. Et aller marcher le soir, en fait, ça nous donne l'occasion de nous voir, de papoter.
32:02
S…
Speaker 1 (Science sociale)
Et c'est chouette. Je vais au cinéma, je passe beaucoup de temps aussi en famille parce que j'estime que j'ai beaucoup de chance d'avoir encore mes parents vivants, des choses comme ça. Je suis très contente quand je peux les voir ou aller chez eux avec mes enfants et qu'eux aussi se construisent des souvenirs avec eux. Et alors, avant je faisais de la musique, maintenant j'en fais plus depuis quelques années parce que ça ne se met pas dans le planning.
32:28
S…
Speaker 1 (Science sociale)
Et puis, je pense qu'il faut aussi que j'aille... Alors, ce que je faisais, j'allais dans la salle de musique de mon école secondaire. Mais maintenant, ça fait des années que côté trajet, c'est juste pas possible. Enfin, ça pourrait, quoi. Mais donc, voilà. Et donc, je m'intéresse aussi beaucoup à tout ce qui est accompagnement et coaching. Et donc, généralement, quand il y a des activités, j'ai des amis qui ont fait forcément les mêmes études que moi et qui organisent des choses. Et donc, j'y vais. Là, par exemple, c'était les 25 ans de graduer en gestion des ressources humaines que j'ai fait dans mon école.
32:57
S…
Speaker 1 (Science sociale)
La haute école de la Provence de Liège, André Vézel, qui est maintenant devenue juste la haute école de la Provence de Liège, qu'ils ont fusionné avec d'autres écoles. Ils sont à Jemette. Donc on est sollicité avec les anciens élèves pour participer à ça, faire des tables rondes, des choses comme ça. Donc ça, j'aime encore bien aussi. Sinon, ce que je fais, j'adore cuisiner et j'adore voyager. Et donc j'essaie de m'organiser aussi, principalement avec mes enfants, tant qu'ils ont envie de le faire avec moi, avant de le faire tout seul ou avec des amis ou avec leurs conjoints plus tard.
33:24
S…
Speaker 1 (Science sociale)
Et donc, je garde mes congés pour ça. Et là, je viens d'acheter une maison. Il va falloir que je me remette à quelque chose que j'ai fait déjà quelques fois, qui est l'entretien et la rénovation d'une maison. Donc, voilà.
33:39
S…
Speaker 2 (Science sociale)
Et vu que vous arrivez à faire tout ça, ça veut dire que vous avez quand même du temps pour vous ? Du temps pour moi, ça voudrait dire que j'ai du temps d'aller chez le coiffeur ou d'avoir les ongles ou des choses comme ça, que je mets plutôt en bas de la liste par rapport à ce que je viens de dire. Et donc oui, on pourrait toujours avoir plus de temps pour ça, mais je considère moi actuellement avec le travail que j'ai, les responsabilités que j'ai, la famille que j'ai.
34:04
S…
Speaker 2 (Science sociale)
mes enfants, l'âge qu'ils ont et les besoins qu'ils ont et les attentes de ma part et la façon dont j'envisage la maternité avec eux, que oui, cet emploi-là et la façon dont je m'organise, je trouve que j'ai encore assez bien de temps pour moi. Je le prends. Je n'ai pas besoin de beaucoup dormir, donc ça, c'est un avantage, par contre. C'est le principal. Et donc, maintenant, nous allons aborder le dernier thème qui est un peu privé et tabou en Belgique.
34:34
S…
Speaker 2 (Science sociale)
Vous pouvez répondre comme vous voulez. Donc, c'est le salaire. Oui. Mais d'abord, je vais vous demander si vous êtes satisfaite de votre salaire. Ça dépend pour quelles activités. Mais oui, pour les activités, le travail, les tâches et les responsabilités qu'on me donne de façon générale, il y a des moments où je me dis, par rapport à ces difficultés-là, je mériterai un peu plus. Mais de façon globale, j'ai un bon salaire pour ce que je fais.
35:00
S…
Speaker 1 (Science sociale)
Et par moment, il y a, par exemple, dernièrement, on m'a demandé de faire certaines choses parce que c'est vrai qu'il y a besoin de renfort à ce niveau-là. Et là, je me suis sentie un peu gênée en me disant mais je gagne beaucoup trop pour faire ce type de tâches. Il faudrait qu'on trouve quelqu'un qui est peut-être en début de carrière ou des choses comme ça et pour qui ce serait une occasion d'apprendre. Et au moins, alors, je suis plus rentable.
35:18
S…
Speaker 1 (Science sociale)
pour moi-même, pour mes collègues, pour mon employeur et pour la société, si je fais d'autres activités et où je mérite alors le salaire qu'on me donne. Parce que j'ai bénéficié aussi de beaucoup de formations assez chères, aussi au travail, pour bien faire mon travail. Et ça, c'est pas compris dans mon salaire, mais c'est des choses qui sont en moi et qui sont une richesse d'office. Et donc, je trouve que oui, à 80%, mon salaire me convient.
35:47
S…
Speaker 1 (Science sociale)
Parfois, je trouve que c'est un peu trop pour certains tâches et parfois, je trouve que ce n'est pas assez pour d'autres choses qu'on me demande. Est-ce que vous avez des avantages extra-légaux, subis lesquels ? Oui. Déjà, j'ai un ordinateur portal que je peux utiliser à des fins privées. J'ai un GSM que je peux utiliser à des fins privées aussi. Ça, je le déclare alors que je l'utilise à des fins privées. Évidemment, toujours dans le respect de l'utilisation du matériel professionnel. Je ne peux pas utiliser les moyens mis à ma disposition par mon employeur pour des raisons privées.
36:14
S…
Speaker 1 (Science sociale)
Parce qu'on a énormément de choses qui sont mises à notre disposition. Je ne peux pas prendre des feuilles pour dessiner pour mes enfants au bureau, par exemple. C'est complètement pas éthique. C'est le citoyen avec ses taxes qui paye ce qu'on a, nous, au travail. Et donc, on a énormément de formations. Le temps de formation est compris dans nos heures de travail.
36:35
S…
Speaker 1 (Science sociale)
Donc on ne doit pas faire ça en plus de nos heures de travail. On a des formations à l'extérieur, ça s'appelle des séminaires privés. Par exemple, si je suis une formation à l'extérieur et qu'elle est payante, sur base d'un justificatif de mon chef, ma chef, et des raisons pour lesquelles je suis cette formation, je peux même me voir faire offrir une formation à l'extérieur par mon employeur encore maintenant. Je reçois chaque mois un petit montant pour payer les frais d'internet et de chauffage, etc. en télétravail.
37:05
S…
Speaker 1 (Science sociale)
Je reçois des chèques repas d'un montant de 6 euros par jour, je crois. Donc ça veut dire que si je ne travaille pas, je n'ai pas ce montant-là sur ma carte de chèque repas, mais effectivement, j'ai le chèque repas. J'ai 26 jours, je pense, de congé Lego, auxquels on ajoute 12 jours de compensation, parce que l'idée, c'était que quand on travaille 40 heures par semaine, alors qu'on doit travailler normalement 7 heures 36 par jour, donc 38 au total, ces deux heures-là, on doit les récupérer. Actuellement, ce n'est pas le cas, on considère que comme on travaille par objectif,
37:36
S…
Speaker 1 (Science sociale)
on dilue un peu nos heures. C'est cette flexibilité-là qui est un avantage aussi. Ces jours de compensation, on a ce qu'on appelle des jours de bonus. J'ai aussi cinq jours par an où je peux dire que je m'occupe de mes enfants parce qu'ils sont malades et où je ne dois pas prendre congé. Ce sont des jours de congé pour m'occuper d'un enfant malade, par exemple.
37:52
S…
Speaker 1 (Science sociale)
On a tous les jours de circonstances, par exemple en cas d'essai de quelqu'un, etc., qui sont légaux et qui nous sont évidemment donnés. Et les avantages extra-légaux, comme les abonnements. Par exemple, moi, je ne paye pas le bus, je ne paye pas le train. C'est mon employeur qui me les offre, j'ai un abonnement, que je peux utiliser aussi. Alors du coup, l'abonnement de bus, pas nécessairement pour aller au travail. Normalement, c'est pour aller au travail, évidemment. Mais puisque j'ai l'abonnement, ça reste un avantage aussi. Je réfléchis à d'autres choses.
38:19
S…
Speaker 1 (Science sociale)
Ah oui, on a une carte qui s'appelle Fête Plus. Maintenant, elle a un autre nom. Ça, je peux le retrouver. Et donc, on a des pourcentages de réduction. Par exemple, si on veut à Belle Award ou si on achète des marmites là-bas. Enfin, il y a des actions. Comme ça, il y a un site qui propose tout ça. Et donc, c'est juste parce qu'on est fonctionnaire et qu'on a cette carte-là qu'on bénéficie de toutes ces réductions-là. Si on veut à la Veritas, par exemple. On a 20%, 30%. Ah, c'est chouette. Oui. Bon, c'est toujours bon à prendre, quoi.
38:46
S…
Speaker 1 (Science sociale)
Et donc ma dernière question, c'est est-ce que vous pouvez me donner au moins une fourchette de votre salaire, que ce soit brut ou net ? Je gagne 3 347 euros net par mois. Et j'ai un pécule de vacances qui arrive là au mois de mai qui va être d'environ 2000 euros. Et j'ai une prime de fin d'année, je pense qu'elle est de 900 euros, 1000 euros aussi, au mois de décembre. Je ne suis pas sûre, il faudrait que je regarde. C'est mes restes de pas douées en maths.
39:15
S…
Speaker 2 (Science sociale)
Juste pour résumer le salaire, vous êtes satisfaites de votre salaire ? Oui. Vous avez quand même beaucoup d'avantages extra-légo ? Oui.
39:27
S…
Speaker 1 (Science sociale)
J'ai beaucoup de liberté dans mon organisation aussi. Le plus grand désavantage avec le travail que j'ai au fédéral, c'est qu'en 2007, je suis entrée en stage pour devenir fonctionnaire, donc nommée à vie à l'État. Même si, par exemple, je gagne peut-être moins au départ qu'une personne qui va travailler dans le privé, en fait, avec les années d'ancienneté, ça se...
39:51
S…
Speaker 1 (Science sociale)
modifier un petit peu, parce qu'à terme, je gagne quand même pas complètement mal par rapport à quelqu'un du même âge que moi, ou quelqu'un qui a peut-être valorisé différemment ses diplômes, etc.
40:00
S…
Speaker 1 (Science sociale)
Surtout, je suis nommée à vie. C'est-à-dire que, par exemple, pour acheter une maison, la banque, elle va aussi voir que, en fait, vous ne perdrez pas votre salaire puisque vous ne pourrez pas être licencié. Et donc, c'est une garantie supplémentaire par rapport à d'autres personnes qui, même avec un CDI dans le privé ou à l'État, sont susceptibles de perdre ce contrat et donc leur revenu.
40:19
S…
Speaker 1 (Science sociale)
Et aussi, j'ai la possibilité d'avoir un métier sur le côté, par exemple. Ça, c'est accepté dans la mesure où ça ne rentre pas en conflit avec mes activités. Je peux avoir une activité complémentaire et avoir aussi de l'argent via ce revenu-là tant que ça n'impacte pas mon travail et que, évidemment, je n'utilise pas mon travail pour avoir des clients ou des choses comme ça, ou des données. Par exemple, si un comptable veut aider les gens à remplir leur déclaration d'impôt qui travaille chez nous, c'est un peu... Donc voilà.
40:48
S…
Speaker 1 (Science sociale)
Donc oui, beaucoup... Et la sécurité de l'emploi, c'est vraiment quelque chose... Je ne parle pas tout de suite de ça, parce que je ne savais pas que ça existait quand j'ai postulé. J'ai vraiment postulé pour un emploi, chez un employeur qui me plaisait, mais sans savoir qu'il y avait le statut des agents de méta et que j'allais être nommée à vie. Donc j'ai un peu paniqué quand on m'a dit que je n'allais pas signer le contrat. Entre-temps, c'est une grande chance par les temps qui courent où il y a beaucoup d'incertitudes par rapport...
41:14
S…
Speaker 1 (Science sociale)
aller à l'emploi ou à la recherche d'emploi, etc. Donc ça, c'est un énorme avantage aussi duquel je n'ai pas parlé tout de suite parce que je n'y pense pas toujours. Mais c'est vrai que la liberté que nous offre le travail flexible et le fait qu'on soit responsabilisé par rapport à notre organisation, la variété des tâches. Chaque année, mon salaire augmente avec l'ancienneté qui augmente aussi. Les formations qu'on nous encourage à suivre, qu'on nous propose. Et tout ça, c'est un tout.
41:44
S…
Speaker 1 (Science sociale)
Donc c'est-à-dire que votre salaire augmente tous les mois ? Pas tous les mois, mais chaque année. Il y a l'indexation déjà, mais ça c'est tout le monde en Belgique. Et alors l'ancienneté, oui, on gagne chaque année en ancienneté. Et alors il y a différentes façons de faire augmenter son salaire. On peut monter en grade, mais on a aussi des augmentations barémiques par rapport à notre niveau, puisque c'est basé sur le diplôme. Et donc l'État valorise évidemment ce que la société a organisé en termes d'études et de diplômes.
42:15
S…
Speaker 1 (Science sociale)
Il reconnaît l'apprentissage de quelqu'un, ce qu'il est encore capable de faire et d'apprendre par la suite avec son diplôme. Et donc du coup, s'il engage quelqu'un qui a un diplôme de secondaire supérieur, quelqu'un qui a un bachelier ou quelqu'un qui a un master,
42:28
S…
Speaker 1 (Science sociale)
Et ensuite, si cette personne passe des examens en interne pour monter de niveau, c'est une chose, elle a plus d'argent. Mais le fait qu'elle a huit ans d'expérience, par exemple, depuis qu'elle travaille, en fait, elle passe aussi un autre barème dans son propre niveau, sans monter de niveau. Donc, il y a des évolutions verticales. Si on passe de niveau verticalement, on monte de niveau. Et on peut aussi alors avoir des évolutions horizontales de 1 à 5.
42:53
S…
Speaker 1 (Science sociale)
Par exemple, s'il y a quelqu'un qui est à deux niveaux universitaires, mais qui a passé un examen pour devenir A2, donc le niveau au-dessus du A1 universitaire quand il rentre en service, et qu'en plus il a des années d'ancienneté, il peut devenir A2.1, ça c'est quand il commence. Ensuite, des années plus tard, il devient A2.2, donc il passe encore un grade barémique, il gagne encore plus de sous, puis A2.3.
43:14
S…
Speaker 1 (Science sociale)
Encore quelques années plus tard. Et donc, il continue d'être augmenté comme ça. Et alors, en parallèle, il y a ce qu'on appelle l'indexation. Ça, c'est un phénomène, je ne suis pas bien expliqué, économique où le prix des choses augmente. Et donc, les travailleurs et leur salaire, on reconnaît que ce qu'on appelle le panier de l'aménagère, ce qu'il y a dedans, la base pour vivre, donc le prix du pain, le prix du beurre, j'en sais rien, a tellement augmenté qu'en fait, on doit augmenter les salaires aussi pour que les gens puissent continuer de pouvoir acheter la base pour vivre.
43:45
S…
Speaker 2 (Science sociale)
Ok, ça va, super. Merci beaucoup encore une fois, Madame Sarik, pour avoir répondu à mes questions. Et bonne journée à vous. Oui, merci à vous pour votre confiance. J'espère que j'ai été utile et que j'ai donné assez d'informations. Au revoir. J'ai mis le paquet.
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