Nouvel enregistrement 3

May 06, 2026 09:08 · 44:33 · French · Whisper Turbo · 3 speakers
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S… Speaker 2 (Nouvel enregistrement 3)
Bon, on recommence. Est-ce que tu peux me raconter ton parcours et comment tu es venu à choisir de devenir infirmier ? Je suis infirmier depuis le dimanche 2014. Et comment ça m'est venu ? En fait, c'est un membre de ma famille, un cousin à moi qui est décédé, d'ailleurs. Qui est décédé à l'âge de 40 ans, qui est mort, c'est jeune, le pauvre. Et en fait...
0:29
A chaque fois que je le voyais, il m'avait l'air heureux, satisfait de ce qu'il faisait, et c'était un garçon très gentil, il s'appelait Fabrice. Et ma mère me disait que du bien, Fabrice est là, et tout ça, mon cousin, comment tu vas, et tout. C'était très, comment dire, pas attaché, mais il y avait quand même un rapport très famille, mais très amical aussi à la fois.
1:00
S… Speaker 1 (Nouvel enregistrement 3)
et ça m'a bien interpellé et je me dis tout à l'heure, Fabrice c'est qui, machin par rapport à toi, quel métier il fait et tout ça, et je ne sais pas pourquoi mon salaire s'est fixé là-dessus, et ma mère me disait que Louis était infini et libéral. Et comme ça, depuis l'école primaire.
1:20
S… Speaker 1 (Nouvel enregistrement 3)
Je me suis toujours dit, ah bah écoute, c'est un mec bien et tout, à chaque fois que je voyais, il serait très souriant, très facile. Et j'ai assigné ça à son travail. Ce qu'il faut aujourd'hui en fait, ça n'a rien à faire, c'est une personnalité. Mais étant enfin, j'avais associé ça à son travail. Et en tête, je me suis dit, je ferai un chien mais plus tard. Et après, finalement, en me rendissant...
1:48
S… Speaker 1 (Nouvel enregistrement 3)
en allant au collège et tout ça, machinalement et par habitude de se dire « je vais faire un film ». Puis finalement, je me suis orienté en conscience, je commence à changer, j'ai fait du marketing, pas mal de choses de ce genre. Et c'est révélé par la suite que moi, je suis quelqu'un de terrain, j'aime bien être dans l'action. J'aime bien la théorie, mais j'aime bien quand ma théorie s'applique.
2:15
S… Speaker 1 (Nouvel enregistrement 3)
et quand je vois le fruit de mon travail. Et donc, le fil en aiguille, les taux s'est resserré et j'ai choisi le médecine infionnée parce que ça collait plus à mes attentes et à ce que j'avais besoin. Et finalement, tous les autres médecineux que j'avais cités étaient beaucoup dans la théorie et beaucoup sur le papier, un peu le métier de ce qu'on appelle aujourd'hui le métier de tutéatiaire.
2:45
S… Speaker 1 (Nouvel enregistrement 3)
Et finalement, aujourd'hui, quand je vois avec l'IA et tout ce qui se passe, tous ces ministres du TSI vont être en grande difficulté et je ne regrette pas d'avoir cinq premiers parce que peut-être qu'un jour on va y arriver, mais je pense que ça prendra un peu plus de temps pour vivre au pot, se mettre à vous-là chez les gens, pour faire la suite. Et tu as fait ça à l'ici de la Réunion du coup ? À Saint-Pierre ou à Saint-Venille ? Saint-Venille. Je passais dans une école...
3:13
S… Speaker 1 (Nouvel enregistrement 3)
préparatoire en fait, sur un an, pour nous préparer au concours. Après, parce que j'étais à la fac, j'étais en fac de droit. C'est là aussi quand je me suis rendu compte que ça ne m'intéressait pas. Ma deuxième année de droit, sachant que j'ai revu, ma deuxième, première année de droit, c'est là que je me suis renoncé, j'ai dit non, je vais faire vraiment une fille à me. Et c'est marrant parce qu'en fait, dans ces cours-là préparatoires,
3:42
S… Speaker 1 (Nouvel enregistrement 3)
Et bien, plus le temps passait, plus mon niveau descendait. Et au final, en fin de parcours, il y a la directrice de cette école-là qui me dit « Ecoute Mathieu, ça va compliquer quoi toi ? » « Le concours, c'est difficile, tes notes ne font que dégringoler et tout ça. » Sachant que tous ceux qui étaient dans cette école préparatoire-là peuvent comprendre les chemins.
4:08
S… Speaker 1 (Nouvel enregistrement 3)
avait postulé dans d'autres écoles pour le concours. À Paris, Marseille, Lyon, ils avaient tous pris l'avion pour passer le concours et avoir le plus de chance d'avoir le concours. Sachant qu'à une période où j'ai passé le concours, en 2010-2009, c'était extrêmement dur parce qu'il y avait énormément de participants. De toute façon, il suffisait d'avoir le bas pour s'inscrire.
4:35
S… Speaker 1 (Nouvel enregistrement 3)
On prenait une centaine de personnes, il y avait 6 et demi de personnes qui passaient à chaque fois le concours. C'était impressionnant, ça se faisait au Stade de l'Est. Et quand je venais pour passer le concours à l'écrit, c'était affolant le nombre de personnes qu'il y avait. Je ne sais pas si c'est plus ou pas, parce que c'est un... Je ne crois pas, c'est pas un contrôle continu. Parcours sous, oui. Je crois que c'était partie du parcours sous, donc il y a plus ce programme.
5:00
S… Speaker 1 (Nouvel enregistrement 3)
Et moi, j'étais le seul, je crois, à passer au concours qu'à la réunion. Je n'avais pas voulu aller prendre l'avion, aller trouver tout ça. J'ai vu autour que finalement, tous ceux qui étaient en fond de place, dans cette coopérateur, on a tous eu le propos, et tous ceux qui avaient eu le vélo d'hôtes, c'était complètement... En fait, là où l'école s'est trompé.
5:22
S… Speaker 1 (Nouvel enregistrement 3)
C'était qu'il ne fallait pas faire preuve de jugement de valeur. Et dès lors que tu faisais un jugement de valeur à l'écrit, c'était « vas-y, vis-toi, tu t'appelais un zéro tout de suite ». Et j'avais eu cette chance-là avec les autres qui étaient à la croix au fond de la classe. Comme par hasard, dans nos écrits, on n'avait jugé personne. Et du coup, c'était bon.
5:49
S… Speaker 1 (Nouvel enregistrement 3)
Dès lors que tu disais, qu'il te mettait un cas clinique ou quoi, qu'il te disait, bon, tel monsieur est alcoolique, boit un trois fois par jour, qu'est-ce que vous conseilleriez d'un an ? Dès lors que tu disais que ce que faisait monsieur, c'était bien ou bien si c'était mal, c'était un zéro. Je ne suis pas à l'accompagner. Tu n'as pas à dire si c'est bien ou si c'est mal. Ça ne te consomme pas.
6:19
S… Speaker 2 (Nouvel enregistrement 3)
Mais du coup, comme tu étais en droit, tu as eu un rapport plutôt littéraire, ça peut être compliqué après de passer à l'UCCI ? La première année à l'UCCI, sachant que quand tu passais à l'UCCI de Saint-Denis, ça a été la deuxième année où l'université avait repris la main sur l'école infirmière.
6:42
S… Speaker 1 (Nouvel enregistrement 3)
C'est-à-dire que depuis moi je suis rentré en 2010, mais en 2009 il y a eu une réforme, et en fait c'était la fac de sciences maintenant qui dirigeait l'université de Saint-Denis. Et donc tous ceux qui me faisaient court, c'était plus les anciens infirmiers de l'hôpital, mais c'était les profs de maths et de sciences de l'université de médecine et de sciences. Et ça a été très galère, parce que moi j'avais un bac littériat, et en fait...
7:11
S… Speaker 1 (Nouvel enregistrement 3)
Si tu veux bien, le fait que la fac de science ait pris la main sur le diplôme infirmier, ils avaient bien l'attention, c'est pas bien de dire ça, mais de réimaginer. Parce que, comme c'était eux maintenant qui allaient mener l'avance, et bien ils allaient dire, comme vous voulez, comme maintenant c'est un diplôme universitaire, c'est un statut, et bien il va falloir rentrer dans l'école de l'université.
7:41
S… Speaker 2 (Nouvel enregistrement 3)
Et ils m'ont bien fait comprendre aux élèves et aux anciens encadrons, qui eux aussi ont été, comment dire, qui ont perdu tout leur pouvoir. C'était un peu compliqué, parce qu'on a suivi quand même pas mal de potes. Et est-ce que ça t'a pas attiré peut-être de encore faire quelques années pour pouvoir devenir, je sais pas, enfermier anesthésiste ou enfermier puriculteur ?
8:26
S… Speaker 1 (Nouvel enregistrement 3)
En fait, quand j'ai eu un diplôme infirmier, j'ai commencé à travailler à l'hôpital avec l'infirmier de base. J'étais en médecine neurochiratrice, ça fait.
8:45
S… Speaker 1 (Nouvel enregistrement 3)
Après, je suis passé, j'ai fait quatre ans, trois ans et demi, je suis parti sur le médecine SP. Il y avait un côté neuro et un côté gastro. Et je me suis mis à perfectionner que je voulais pousser un peu les mains et ne pas m'arrêter. Mais pour ça, il faut bénéficier d'une promotion professionnelle. Il faut que l'école puisse t'envoyer dans ces écoles. Et du coup, c'est eux qui payent ta promotion.
9:11
S… Speaker 1 (Nouvel enregistrement 3)
Tu peux t'entendre dire que quand tu vas commencer à travailler dans une fonction publique, surtout à l'hôpital, soit simplement, quand tu es contrat à durée déterminée, tu signes tous les mois, tous les deux, trois mois, tous les six mois, tous les un mois.
9:26
S… Speaker 1 (Nouvel enregistrement 3)
Franchement que moi j'ai travaillé quand même parce que c'était dans l'hôpital, c'est un final titulaire, c'est très dur. Et tu ne peux pas bénéficier de ce genre de notion tant qu'il n'est pas titulaire. Et moi je suis parti, quand j'étais stagiaire il me restait 6 mois pour devenir titulaire, j'avais été reçu. Et beaucoup avaient pensé que c'était une erreur de ma part parce que j'avais pu bénéficier d'un poste stable. Et je suis parti parce que j'en avais aimé. Et c'est pour ça que j'ai pas pu bénéficier ce genre de choses. Et puis j'avais plus envie de retourner avec moi.
9:56
S… Speaker 3 (Nouvel enregistrement 3)
Néanmoins, 2 ou 3 ans vont.
10:01
S… Speaker 1 (Nouvel enregistrement 3)
C'est une petite idée d'avoir un truc en plus. J'ai payé de ma poche un diplôme universitaire en plaie, brûlée et cicatrisation. Il faut en dire que je suis infirmier, mais j'ai une spécialité par rapport aux cas. Donc du coup, j'ai pris sur mes congés, mais ce n'est pas l'hôpital qui m'a payé ma formation. Donc à chaque fois que je prenais mes congés, je ne parlais pas en vacances, j'allais à l'école, c'était un jour et un an, trois fins de semaine.
10:32
S… Speaker 1 (Nouvel enregistrement 3)
C'est les chirurgiens que je ne faisais pas. C'était de la métropole. Et j'ai dû rendre la mémoire à la fin et tout. C'était quand même quelque chose. C'était pas facile, c'était assez dur. Et je pense que j'en ai eu le moment de la participation.
10:53
S… Speaker 1 (Nouvel enregistrement 3)
Je place mon DU, je dépose mon MOA. Une fois que j'aurai mon diplôme universitaire en pays de la scatulation, en fait, j'ai senti que j'avais le coup de souffle pour repartir dans ce genre d'études, tout simplement parce que j'avais une femme, puis j'avais un fils. Et gérer un foyer, un couple et un enfant, une maison et un diplôme supplémentaire en plus, c'est un métier.
11:23
S… Speaker 1 (Nouvel enregistrement 3)
Il faut vraiment avoir les renseignements. Ou sinon, il faut faire des choix. Tu ne peux pas tout faire à la fois. C'est une question de choix. Soit tu sors d'un côté et tu te as de l'autre. Tu ne peux pas avoir une famille, une famille, un enfant, un travail et en même temps faire un gros diplôme. Il y a un nombre d'avis, il faut faire des choix. Tu peux tout faire en même temps, mais tu ne pourras pas le faire.
11:52
S… Speaker 2 (Nouvel enregistrement 3)
Et à un moment donné, ça va bloquer dans quelques temps. Et du coup, est-ce que tu aurais des souvenirs de tes premières années où tu as débuté dans le chimichier ? Des anecdotes ou des trucs qui t'ont marqué ? Avec quand même sérieux ? Maintenant, quand tu as commencé à travailler à l'hôpital par exemple ? Quand je commençais à travailler, j'ai compris que le diplôme, c'était un passeport.
12:21
S… Speaker 1 (Nouvel enregistrement 3)
qui me permettait de travailler, d'un temps légal, mais ça faisait pas de mal infirmière. Tant que t'as pas commencé sur le terrain, tu peux pas dire que t'es infirmière. Tu sentais pas de légitimité ? Non. Quand tu arrives, c'est un peu comme en arméen, tu es bleu. C'est la bleusanne. Les infirmiers qui sont là, qui travaillent depuis 20 ans, y'a des jeunes médecins qui viennent. Je pense bien que l'infirmier, quand le patient arrive, celui qui a 30 ans de travailler dans un service, il a déjà anticipé ce qui va se passer jusqu'à sa sortie d'hospital.
12:51
S… Speaker 1 (Nouvel enregistrement 3)
Il y a un TN, le médecin qui vient juste arriver, il va être dans le vieux de la vie et qui va dire ça va être comme ça, ça, ça, ça. Il sait que par expérience, ça va être comme ça. Donc quand je suis arrivé, j'ai été vite pédu, j'ai vite pris très peur parce que tu as tout de suite une grosse responsabilité.
13:15
S… Speaker 1 (Nouvel enregistrement 3)
Tu manipules beaucoup de traitements, beaucoup d'injections, la cadence est extrêmement rapide et il faut que tu sois toujours opérationnel. C'est-à-dire que quand tu donnes un service, on te donne un couloir sur ton couloir avec 15 patients. Sur les 15, il y en a peut-être 7 ou 8 qui sont défusés, il y en a peut-être 2 ou 3 qui sont sur le fil, qui peuvent mourir. Et ils ont tous en moyenne 10 ou 20 traitements à prendre.
13:39
S… Speaker 1 (Nouvel enregistrement 3)
C'est bien simple que tu prescris, mais c'est toi à des administrés. S'il y a une erreur dans la prescription ou si tu as mal mis une presse, c'est toi qui administres, c'est toi responsable. Tu sais, dans ce genre de scénario-là, quand tu fais une erreur, c'est ça qui pleine. Il n'y aura personne qui viendra se dévoiler pour dire non, c'est ma faute, c'est moi qui m'a fait. Tout le monde va pécher pour sa parole. Donc en fait, quand tu commences comme ça, il faut apprendre à se protéger. Quand j'ai commencé,
14:12
S… Speaker 1 (Nouvel enregistrement 3)
J'ai tout de suite vu la cadence. Il ne faut pas avoir que de ralentir à un moment donné. Si tu vois que ça va trop vite, tu n'as pas fait connerie. Parce que quand je suis un patient qui a deux injections, 4 injections, et à un moment donné, tu vas en injecter deux. Il y en a une, la dose C3, la dose C3. Il y en a un bien-être-en-être qui parle de l'autre côté, c'est le patient de l'autre côté, est-ce qu'il est à jeun ou est-ce qu'il prend le potage, il y a eu ou tout ce qu'on peut autre.
14:40
S… Speaker 1 (Nouvel enregistrement 3)
Et puis en même temps, t'as un médecin qui demande, ouais, faut pas oublier d'aller voir madame Antal pour faire ça pour ce palafon sanguin. Toi, t'es avec tes deux stylos d'insuline. Et vite fait, si je veux faire celui où tu devais faire 30, faire 3. Et celui que tu devais faire 3, faire 3. Quand t'as fait ça, t'as fait vraiment changer.
15:01
S… Speaker 1 (Nouvel enregistrement 3)
Et j'avais lu des articles qui disaient que les étudiants qui veulent devenir infirmiers, ils se plaignent beaucoup que dès qu'ils font des stages ou des trucs comme ça, ils sont souvent maltraités. Je ne sais pas trop comment expliquer, mais ils sont maltraités par les gens.
15:31
S… Speaker 2 (Nouvel enregistrement 3)
Et du coup ça m'est arrivé, ça m'est arrivé dans une certaine mesure, mais je suis me protégé. En fait, c'est comme partout, c'est comme à l'école, je suis de bons camarades, je suis de mauvais camarades, et c'est valable dans tous les deux mondes. Sauf que quand t'es étudiant, t'es un peu comme Calimero, et on est tous souvent très jeunes, parfois sans expérience professionnelle, et du coup t'es comme ça, tu arrives à nu sans ta coquille.
16:01
S… Speaker 2 (Nouvel enregistrement 3)
Et il est vite facile de se faire blesser par un professionnel agréable, qui parfois par avec ses ailes, mais tout simplement c'est un peu le syndrome du violeur violeux. C'est-à-dire qu'il va répercuter sur toi ce qu'il a vécu avec les anciens encadrés.
16:25
S… Speaker 2 (Nouvel enregistrement 3)
Et il y en a qui le font dans certaines mesures et parfois bon escient pour te bousculer, pour repayer un peu en toi le professionnel qui est censé en être. Parce que quand tu es jeune tu arrives, tu arrives un peu la fleur au fusil.
16:43
S… Speaker 2 (Nouvel enregistrement 3)
Il y en a un carré, moi j'ai vu quand j'étais professionnel, il y en a des qui sont à la proue, les machins, qui se vêtent facilement à voir par la sympathie que peuvent avoir d'autres collègues, tu vois. Ouais, ici c'est cool, machin, il plaisante et tout ça. Et des fois, ils sortent un peu de leur cadre d'étudiants. Il faut qu'auvient que quand tu arrives, tu as un peu de personne.
17:05
S… Speaker 2 (Nouvel enregistrement 3)
tu es là pendant 10 semaines, tu es censé faire bonne impression, et donc là il va falloir crarracher, parfois plus que le professionnel, tu n'es pas payé pour un sou, tu es là en stage, et il y a des professionnels qui n'ont pas vécu de cette année-là, qui ont été un peu mis au charbon dans la dure, et qui vont répercuter ça sur toi. Après tu as toujours des méchants, ça s'applique à l'interpression.
17:38
S… Speaker 2 (Nouvel enregistrement 3)
que ce soit du côté des aides-soignants, de l'aide-soignant frustré qui n'a pas pu devenir infirmier et qui va se décharger sur toi, ou mon catacraphe sera, mon catacraphe ici, ou l'infirmier un peu trop sûr de lui qui veut montrer que c'est méchiré et qui va abuser un peu de son autorité sur toi, ou le médecin qui arrive et qui ne te calcule même pas.
18:04
S… Speaker 2 (Nouvel enregistrement 3)
Et que si jamais tu entres là de son chemin, qu'il va te faire comprendre de ne pas rester là, parce que tu ne fais jamais son travail. Donc ça arrive. Aujourd'hui, j'ai l'impression que c'est un peu plus cadré, parce que les jeunes portent plein de la remission, parfois, notamment dans d'autres situations. Mais ça a tendance plus ou moins à changer. Après, je pense que c'est un truc qui va rester.
18:37
S… Speaker 1 (Nouvel enregistrement 3)
Et du coup, maintenant, tu travailles en libéral, c'est ça ? Et du coup, est-ce que tu pourrais me décrire une journée type pour toi, pour les horaires, ce que tu fais généralement ? Alors, en même temps libéral, ça dépend du cabinet, il n'y a pas de journée volontaire. Ça dépend du cabinet quota, de la patiente quota. Je ne vais pas répondre encore à moi. Moi, je me réveille à 4h du matin. J'arrive, je suis mon premier patient, il est 5h moins 10h. Même pas.
19:05
S… Speaker 2 (Nouvel enregistrement 3)
Ça va être à base de surveillance tensionnelle, des sessions de traitement, des syndicataires, injection, l'insuline ou autre traitement. Ça va être pas mal de nursing, surtout dans la médecine, entre 6 et 7 nursing. Ça peut être du nursing accompagnement à la douche ou bien toilette au lit. Ça va être des prises de sang, des perfusions sous-cutanées, pas mal d'administratifs. Je vais devoir gérer les ordonnances avec des médecins.
19:37
S… Speaker 2 (Nouvel enregistrement 3)
faire le lien entre le médecin généraliste et la pharmacie, délivrer les traitements à domicile. On a pas mal de travail d'administratif, de gérer les onges des remplaçants. Parce qu'en fait, quand t'es libéral, tu es à ton compte. Quand t'es titulaire, t'es un peu chef d'entreprise, tu as des gens qui travaillent pour toi.
20:02
S… Speaker 1 (Nouvel enregistrement 3)
C'est un peu plus complexe que quand j'étais à l'hôpital parce que j'ai plusieurs casquettes. En même temps, je dois gérer ma patientèle. Ma patientèle parfois se comporte comme une clientèle. Ils ont un niveau d'exigence sur les soins que je dois fournir. Du coup, ils peuvent facilement passer d'un professionnel à neuf. Je dois être toujours vigilant aux soins que je fournis à des patients.
20:33
S… Speaker 1 (Nouvel enregistrement 3)
pour être le top, donc il faut rester à jour dans ma pratique. Donc je fais pas mal de formations, je fais plus de formations en l'internet libéral aujourd'hui pour rester à jour dans ma pratique professionnelle pour continuer à l'internet libéral. Et donc voilà, j'ai été un peu mis sur le fait accompli quand je me suis dans l'internet libéral. J'ai dû me mettre au paraffin, que ce soit...
21:00
S… Speaker 1 (Nouvel enregistrement 3)
Sur les choses administratives, que ce soit les impôts, le SART, qu'est-ce que c'est que je suis d'affaires avec mes fils, quelqu'un de mes indices géométriques. Tu vois, ce genre de choses que tu ne vois pas et que tu ne touches pas parce que tu ne fais que toucher un cerveau quand je suis dans la France publique à l'hôpital. Et tu travailles uniquement et ne vas pas agir ?
21:24
S… Speaker 1 (Nouvel enregistrement 3)
Non, pas forcément. Un patient tel que je vois de manière secrète, lui, il y a un certain âge parce que quand on te fait des soins de nursing, c'est que tu n'es plus capable de le faire toi-même. Donc forcément, tu as un certain âge. Mais après, j'ai aussi des patients plus jeunes et là, ça va être surtout des prises en charge de soins adultes, narcissismes, en ce moment complexe, suite à des incisions, brûlures, ou anti-biothérapie, en perfusion, des injections sur des antivirus.
21:54
S… Speaker 2 (Nouvel enregistrement 3)
et qui sont sur les états en cours, c'est vrai que quand c'est sûr des prises en charge de plusieurs mois, plusieurs années, c'est vrai que la moyenne d'âge, tout de suite, est-ce qu'il y a un signe comme doctolie ou ça se passe comment pour la présence ? Je suis sûr par le jeune, beaucoup souvent, j'en donne la 3, après c'est beaucoup plus chaud. Si tu fais un travail assez médiocre...
22:21
S… Speaker 1 (Nouvel enregistrement 3)
Très facilement, je vais te retrouver en train d'avoir. Parce qu'en fait, lorsque tu aurais pris un soin à quelqu'un, il ne te recommandera pas à son voisin, à sa copine, à son collègue, si jamais il a un programme de santé. C'est beaucoup comme ça. Et c'est aussi comme ça avec tes partenaires de santé. Je travaille avec des pharmacies, je travaille avec des médecins, beaucoup, des prestataires de santé.
22:46
S… Speaker 1 (Nouvel enregistrement 3)
Et donc, du coup, tu te fais un réseau, c'est un rayage. Et si on entend de toi, on a des mauvais échos de toi, ces gens-là ne reviendront pas via toi. En fait, si ça ne veut pas te faire bonne figure une fois, il faut surtout être volontiers. Il faut savoir être constant dans les soins que tu protèges aujourd'hui. Il ne s'agit pas de faire une fois le soutien.
23:17
S… Speaker 2 (Nouvel enregistrement 3)
au top, au carré, et puis être fatigué de la main et pas créer le soin chez quelqu'un d'autre. Je voudrais pas un verre d'eau s'il te plaît ? Un verre d'eau ? Est-ce que je...
25:00
S… Speaker 1 (Nouvel enregistrement 3)
On passe plutôt à la relation avec vos patients. Est-ce que ça vous arrive que vous arrivez avec un patient qui est dans un état émotionnel qui est compliqué à gérer ?
25:16
S… Speaker 1 (Nouvel enregistrement 3)
Que lorsque c'est les premières consultations, tout ça, est-ce que les patients ressentent parfois de la honte ou de la gêne ? Est-ce que c'est des réactions qui sont fréquentes ? Il y a des patients qui ont un gêne à plusieurs niveaux. Tu as ceux qui, par exemple, j'en ai en ce moment qui a des problèmes d'alcoolisme, qui du coup commencent à voir ce qu'il est complètement libre, va dire des choses, va faire des actes.
25:38
S… Speaker 2 (Nouvel enregistrement 3)
qui va tout de suite regretter et du coup quand tu vas revenir chez lui parce qu'il t'aurait insulté la veille, il t'aurait dit toutes sortes de choses plus atroces les uns que les autres et puis il va regretter, il va te voir et là il va se remuner par brides parfois, il va te fuir du rodin. Il va même parfois vouloir changer d'infiamie professionnelle parce qu'il aura.
26:04
S… Speaker 1 (Nouvel enregistrement 3)
Tellement pas assumer tout ce qu'il y a dit la veille, du coup il y aura honte ou ce qu'il y a de faire. C'est à toi de raconter le coup, de rassurer sur le fait que t'as l'habitude, que t'es un professionnel et que tu sais qu'il y a tout simplement mal. Ok, donc ça vous arrive que vos patients vous repoussent, refusent de... De soindre ? Oui, de soindre. En ce moment-là, tu n'insistes pas. Ok, mais...
26:29
S… Speaker 1 (Nouvel enregistrement 3)
Est-ce que du coup, comment vous les rassurez ? Et quelles attitudes tu prends pour... Sans aller dans la compassion, parce que tu ne peux pas tout à la place de l'autre, tu ne peux pas vivre ce qu'il vit. Pareil que certains peuvent dire assez facilement, oui je comprends ta maladie. En fait on comprend que d'un, c'est lui qui vit sa maladie, tu ne comprends pas.
27:01
S… Speaker 2 (Nouvel enregistrement 3)
Tu peux entendre ce qu'il a à dire, tu entends qu'il soit malade, mais de là à comprendre comme si tu en avais fait l'expérience, ça c'est un petit peu de langage pour moi, c'est une bêtise. Ce qu'il faut lui dire surtout, c'est de dire la vérité. Écoute, j'entends ce que tu dis, je ne me suis pas à ta place, je sais que c'est difficile pour toi, mais si tu veux, je peux t'aider.
27:29
S… Speaker 2 (Nouvel enregistrement 3)
Je ne suis pas dans le jugement. C'est là où je reviens à ce qu'il y a des épitoires quand je suis professionnel de santé. Je ne suis pas dans le jugement. Moi, je te tends la main. Si je suis d'accord avec ça, tous les deux, on a un contrat professionnel sur lequel je m'engage. À partir de ce moment-là, je comprends très bien que tu n'es pas là pour le juger. C'est mon travail de l'accompagner. Et puis, à ce moment-là, le plus souvent, les gens, s'ils veulent vraiment se résoigner, sont d'accord.
28:00
S… Speaker 1 (Nouvel enregistrement 3)
Et du coup, des fois, tu as l'impression que tu effectues un travail aussi un peu psychologique avec les patients. C'est beaucoup ça. C'est un message dans la relation. Le côté psychologique représente presque plus de la moitié de mon travail. Quand je suis arrivé chez ton patient, à France...
28:24
S… Speaker 2 (Nouvel enregistrement 3)
Tu sais s'il est en colère, tu sais si ça ne va pas, tu vois les limites, tu vois les gestes, tu vois le regard, tu vois la fuyance, les gestes répétitifs, tu vois toutes ces choses-là, tu vois les mouvements un peu maniaques qui reviennent, comme essuyer la table dix fois, l'espace de dix minutes.
28:45
S… Speaker 2 (Nouvel enregistrement 3)
ce genre de geste là où tu sens qu'il s'est tendu, qu'il va falloir lever le pied, qu'il va falloir le prendre dans un angle un peu différent de la veille, parce que aujourd'hui ça va pas. Et ça va jouer beaucoup sur la prise en charge, sur le fait qu'il adhère au traitement, s'il va prendre son traitement aujourd'hui, s'il voudra pas, s'il souhaite la prise de sang.
29:09
S… Speaker 2 (Nouvel enregistrement 3)
Je peux faire la prise de soin dix fois chez la même personne en fonction de son état d'esprit, si c'est bien réveillé ce matin ou quoi. Il va y avoir un jour, je vais faire le besoin et me dire « Ah putain, j'ai rien ce qu'on t'est revenu. Nickel. Ah franchement, merci. » Et on va dire « Putain, tu m'as fait mal que j'ai oublié. » Même aiguille, même veine, même ombre. C'est à la même personne typique. Et il aura vécu le soin de deux façons différentes. Qu'est-ce qui aura changé ? Simplement, son état d'esprit, son mieux.
29:39
S… Speaker 2 (Nouvel enregistrement 3)
Parfois les professionnels aussi, on peut piquer un peu plus fort, machin, tout ça. Mais il faut prendre beaucoup en compte de la psychologie chez les patients. Il y a beaucoup de noms ici comme ça qui peuvent intervenir et qui peuvent mettre parfois en erreur. Il y a des patients qui ne sont pas bien, moralement.
30:00
S… Speaker 2 (Nouvel enregistrement 3)
On te disait qu'ils ont mal partout. Et dès lors qu'ils reçoivent une bonne nouvelle, le lendemain tu reviens. Sauf qu'entre temps, ta patiente a un cancer métastasique. Il y a pas mal de choses sur lesquelles tu peux t'appuyer. Ils peuvent expliquer le fait qu'elle est mal. Donc du coup, tu es en état d'alerte. À côté de ça, elle te dit qu'elle est mal.
30:30
S… Speaker 2 (Nouvel enregistrement 3)
Imaginons qu'elle a un pensée digestif, authentique avec une cité, qu'elle est extrêmement normale, elle a l'arme à l'oeil, sauf que ça fait quelques années que tu t'occupes d'elle, tu sais que dans sa famille ça va pas. Donc tu lui donnes tous ses traitements, tu lui donnes son antalgique, ses traitements qui vont assouager sur ton gastrique, ses patients, les baleines, si jamais il y a un peu de muséeuse ou quoi, des antigenétiques.
31:00
S… Speaker 2 (Nouvel enregistrement 3)
Et puis au final, tu temporises, tu vas avec le médecin, vous ne faites rien. Finalement, elle se réconcilie avec sa fille, le soir même, elle n'a rien à plus. Sauf que toi, entre temps, tu réfléchis 50 fois sur la route, tu ne sais pas si tu vas l'hospitaliser, tu ne sais pas s'il faut appeler le 15. Et au final, non, c'était rien, tout ça. Ok. Et donc tes passions, des fois, ils te confient des choses qui dépassent le cadre ?
31:31
S… Speaker 2 (Nouvel enregistrement 3)
médicale, du sang. Il faut écouter et jamais prendre pas. Ok. Tu te détaches complètement émotionnellement de ce que la personne te dit. A partir du moment que tu es professionnelle, elle te le dit, ça peut l'assourager de te le dire, mais tu ne m'as pas intervenu. Ok. Je ne conseille pas, je ne donne pas de conseils, ça ne me retarde pas, mais je viens de se commenter rapidement.
32:02
S… Speaker 2 (Nouvel enregistrement 3)
Et je dis oui, d'accord, ok, machin. Et ça, ça va très bien. Je vais écouter, mais je ne vais pas... Je ne vais induire aucune action, aucune phrase qui pourra donner l'impression que je donne ma vie sur tout ça. Et quand on te demande ton métier, comment tu te sens ? Est-ce que tu es fier de dire que tu es enfermé libéral ? Non, non. À vrai dire...
32:36
S… Speaker 2 (Nouvel enregistrement 3)
Quand je venais d'avoir mon diplôme, j'étais content, j'étais fier d'être infirmière. Ça m'est vite passé au bout d'un mois après avoir mis le pied dedans à l'hôpital. J'ai eu vraiment la réalité du terrain. Mais non, je ne suis pas fier de dire que je suis un fil libéraux. Limite même, je préfère garder ce terrain. Parce que tu trouves qu'il y a des préjugés par rapport à ton métier ? Surtout aujourd'hui à la Réunion, avec toutes les unes qu'il y a pu avoir, nos logis, et cette chasse essentielle par rapport aux infirmiigéraux.
33:07
S… Speaker 1 (Nouvel enregistrement 3)
Je préfère mon préservoir. Ça ne m'intéresse pas, même s'il y a un truc que ce soit que je suis infirmière libérale. Malheureusement, ça me vaut plus d'appliore qu'autre chose. Est-ce qu'à tes débuts, en tant qu'infirmière libérale, c'était difficile pour toi d'appréhender tout ce qui est... Parce que comme tu rentres dans l'insulté du patient, on a un chémi, est-ce que c'était compliqué pour toi de travailler chez les personnes directement ?
33:41
S… Speaker 2 (Nouvel enregistrement 3)
J'avais une petite appréhension. Ça faisait déjà longtemps que j'étais infirmier. Donc le patient lui-même, ça ne m'inquiétait pas. Moi, c'était plutôt l'environnement familial. Quand je suis à l'hôpital, je suis préservé de la famille parce qu'en fait, je suis patient. Et en fait, c'est toi et ton patient. Quand je suis à domicile, la famille est très présente. Et elle se permet parfois de donner des avis ou des commentaires. Sauf que...
34:13
S… Speaker 2 (Nouvel enregistrement 3)
C'est souvent à base de Google, de... Tu vois, c'est pas très... Tu vois, c'est... Ça peut parfois... Comment dire ? Tu emmènes des patrons dans les groupes d'entreprises en fur et à mesure ce que tu as. Et pire encore, c'est des professionnels qui, du coup, veulent te dire comment faire. Sauf que... Sur un bateau, il y a un capitaine, il n'y a pas besoin. Le bateau, il peut faire 2 ans, et derrière, en même temps, finalement, c'est du surplus.
34:44
S… Speaker 1 (Nouvel enregistrement 3)
Et comment tu gères le moment de fatigue ou de démotivation ?
35:01
S… Speaker 1 (Nouvel enregistrement 3)
C'était fort, fort à la rage, tout simplement parce que mon cabinet est logé sur mon boulot. Quand je commençais avec un seul patient, je n'ai pas racheté de cabinet. Je n'ai pas monté mon cabinet tout seul. Du coup, je sais la valeur qu'il a, ce que ça m'a coûté en termes de travail. Ça m'a coûté beaucoup de soucis, beaucoup de fatigue. J'ai travaillé pendant plusieurs années, tous les jours, 365 jours. C'était très sport. J'ai fait quelques toilettes où j'avais...
35:35
S… Speaker 1 (Nouvel enregistrement 3)
des sensations de malaise, de bâtisse, parce que je travaillais énormément, parce que je faisais tout seul, j'avais pas de secrétaires, je faisais ma comptabilité, je faisais tout le soir. J'en avais eu à 4 heures, des fois je commençais à 3 heures. Je prenais les soins les moins bien payés, les plus durs parfois. Et donc du coup, ça a été un marathon, et ça a été très très très dur. Aujourd'hui, on a d'autres, on est avec Caroline, on s'en sort plus ou moins bien, on a deux remplaçants, on a une facture hier.
36:07
S… Speaker 1 (Nouvel enregistrement 3)
Le travail, il fonctionne, mais ça ne s'est pas fait en un jour. Ma motivation, elle est là. Si j'ai un coup de boost, il suffit de regarder un coup derrière et puis il y a... Non, t'as pas le droit de continuer. Et puis j'ai voulu, mais j'assume. Tu vois, il y a un peu d'orgueil aussi. J'ai quitté l'hôpital, maintenant il faut que...
36:32
S… Speaker 2 (Nouvel enregistrement 3)
J'améliore ma situation si c'est pour être moins bien qu'avant ou pire, j'aurais perdu mon pari. Et ça c'est une question de caractère, je ne veux pas nous dire ça. Du coup, comment toi tu définirais ta profession ? Mon travail, je fais n'importe quoi. Tu es infirmier, tu te trouves des soins, tu fais service de livraison.
37:12
S… Speaker 1 (Nouvel enregistrement 3)
Gestion du traitement, je suis pharmacien, tu fais de la comptabilité malgré toi, c'est un travail, tu fais tout et n'importe quoi. Et des fois, tu es obligé de déplacer ton cadre professionnel ou ce qu'on appelle des glissements de tâches. Tu fais du travail à la marge de ce que tu es censé faire pour rester compétitif. Par exemple, quand je prends moi en médecine en tant qu'infirmière libérale,
37:46
S… Speaker 1 (Nouvel enregistrement 3)
stricto sensu, c'est prendre en charge les gens et me fournir des soins. Sauf que malgré moi, je vais récupérer pour eux les ordonnances chez le médecin traitant, je renouvelle l'ordonnance de traitement, je vais récupérer les traitements à la pharmacie, je ramène des sous si les traitements ne sont pas payants, je ramène l'argent. Si je passe sur la route et qu'un tel m'a demandé du pain, je ramène le pain. Je vais chercher les protections, les couches, les cils et ça.
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S… Speaker 1 (Nouvel enregistrement 3)
Ce n'est pas un moyen de faire. On le fait tous. Parce que c'est rentré comme ça, dans les murs, malgré lui. Les gens ne le voient pas. Et ils disent, ouais, ben, quand on passe sur la pharmacie, on peut prendre sa promesse de paix. Non, ben, on passe de temps. De toute façon, tous les jours on passe sur la pharmacie. Ok, c'est bon. Tu dirais qu'il y a un manque de reconnaissance ?
38:36
S… Speaker 1 (Nouvel enregistrement 3)
par rapport à ce que tu fais dans ton travail ? Oui, quand je vois les commentaires sur Facebook des familles qui se plaignent des affaires libéraux, et quand je vois que quand je vais chez ma vieille mamie, et qu'en fait elle a 10 enfants et 3 visites par an, et qu'en fait c'est moi qui vais chercher les traitements à la pharmacie, c'est moi qui prévois les rendez-vous chez les spécialistes.
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S… Speaker 1 (Nouvel enregistrement 3)
C'est moi qui prépare l'enveloppe avec le courrier et tout, pour quel âge est son spécialiste. C'est pas un manque de feu, ça. Moi, je suis là pour prendre l'enveloppe, mettre la prise de sang dedans, mettre le courrier du médecin traitant, mettre tout ça dans son salle, appeler l'ambulance, lui dire à quelle EAC, appeler le spécialiste, prendre le rendez-vous. Je suis pro-secrétaire à la base, je suis infirmier, mais on le fait. Aujourd'hui, on le fait tous. Si je ne le fais pas maintenant, c'est mal vu.
39:30
S… Speaker 2 (Nouvel enregistrement 3)
Mais si on se mettait tous à arrêter de faire tout ce qu'on n'est pas censé faire, ça se fait du mal. Les gens sont seuls et heureux chez eux. C'est tous les personnes âgées à la réunion. C'est là qu'ils sont plutôt laissés. Donc, qu'est-ce qui t'apporte le plus de satisfaction dans ton travail ? Quand on a passion et reconnaissance. C'est le droit. Quand il y en a un qui te fait un commentaire...
40:06
S… Speaker 2 (Nouvel enregistrement 3)
Et du coup, si tu devais résumer en quelques mots ce que représente le métier pour toi ?
40:51
S… Speaker 1 (Nouvel enregistrement 3)
La caisse fait tout pour ordiner le nombre d'infirmiers libéraux à la Réunion. Déjà, tu ne peux plus ouvrir le cabinet depuis déjà quelques années. Il y a eu encore un vote il y a quelques temps où ils voulaient deux départs pour une entrée. Quand deux infirmiers libéraux arrêtaient le travail, il n'y avait qu'un seul qui pouvait revenir sur le territoire, pour un territoire venu. Ce qui fait qu'ils veulent réduire les infirmiers libéraux.
41:15
S… Speaker 1 (Nouvel enregistrement 3)
Je pense qu'il va y avoir de plus en plus de patients qui vont mettre un manque de sang. Il y a pas mal de gens qui m'appellent et qui me demandent pourquoi aller prendre en charge. Et en fait, ils ont déjà essayé de subir dix refus. Et ça, ça ne l'a fait que augmenter, selon moi. Du coup, pourquoi ils voudraient réduire les infirmiers numéros de toi ? Pourquoi ? Parce que ça leur revient au chien, selon eux.
41:46
S… Speaker 1 (Nouvel enregistrement 3)
sauf que je pense qu'il faut calculer dans le sens où s'il y a des infirmiers libéraux, il y a plus de preuves en charge, donc il y a moins de décompensation si tu veux bien agérer par la suite. Donc bien une fois qu'on a l'allégé des patients, en fait ils hésitent à deux doigts de basculer sur une pathologie chronique, et en fait derrière...
42:15
S… Speaker 1 (Nouvel enregistrement 3)
Au lieu d'écouter un son infirmier par jour ou tous les deux jours, ils avaient écouté un traitement de cerveau tous les jours à la fin des jours. C'est une histoire de vous, tout simplement. Et peut-être qu'il va l'éduquer les gens à se soigner de vous. Sauf que, je ne sais pas. Pour une partie de la population, certains vont pouvoir le faire.
42:45
S… Speaker 1 (Nouvel enregistrement 3)
parce qu'ils sont suffisamment quantifiés pour pouvoir les faire eux-mêmes. Mais il n'y a pas assez de population où je les vois mal se prendre en charge. Et ceux-là vont être en moins suffisant. Et en général, ce sont les gens les plus fragiles. Ceux qui ont un niveau socio-culturel assez élevé vont pouvoir se gérer seuls. Ils vont pouvoir comprendre la méthode d'affaires ou les actions en être en place pour se prendre en charge.
43:18
S… Speaker 1 (Nouvel enregistrement 3)
Et ceux qui dégèrent du mal dans leur quotidien, social. Donc, en France, c'est la politique que nous refaisons. Mais heureusement, on va partir à la sortie pour la suite dans cette logique-là.
43:52
S… Speaker 2 (Nouvel enregistrement 3)
C'est vrai que surtout dans les territoires d'Outre-mer, il y a beaucoup de personnes âgées qui sont analfabètes, qui ne sont pas en capacité de lire, tout ça. Donc tout ce qui est médicaments, eux, s'il n'y a personne pour leur expliquer, ils prendront n'importe quoi. Et ce sont les murs qui vont prédire chaque fois ?
44:14
S… Speaker 2 (Nouvel enregistrement 3)
Pour finir, est-ce qu'il y a quelque chose d'important pour toi en lien avec ton essai qu'on n'aurait pas abordé et que tu souhaiterais ajouter ? Non, non, un peu. Oui, c'est vrai. Bon, du coup, merci beaucoup.

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